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Ce document essaie de recenser des auteur/es et des thèses,
qui issues de la modernité, ont préparé la postmodernité.
Cette liste n’est pas exhaustive, elle ne peut pas l’être.
C’est un document de travail réalisé à partir d’une subjectivité,
pour qui la psychanalyse est une approche fondamentale de
l’anthropologie, mais dont l’engagement est marqué par la
politique libertaire.
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Classement
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Généralités
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Changement de Paradigme,
Nouvelle Epistémè,
Nouveaux Habitus
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Philosophie
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Auteur/es et histoire de la pensée
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Sciences
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Logique, Maths, Physique, .....
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Sciences Humaines
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Psycho, Socio, Histoire, Ethnologie, Linguistique, ....
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Politique
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Société et grands événements de l'être ensemble.
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Praxis
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Nos essais :
Recherche Action, Autogestion,
Alternatives, Solidarité,
Echanges de savoir, ...
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Généralités
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Une définition de la postmodernité trouvée sur Internet.
Cette définition part de l’art, puisque c’est en architecture
que ce terme a d’abord été employé, aujourd’hui il est étendu
à toute la société :
« La " postmodernité ", concept
attribué à Charles Jenks et repris l’année suivante par
Jean-François Lyotard dans La condition postmoderne (Paris,
Editions de Minuit, 1979), entend marquer la fin de l’époque
moderne avec son utopie d’une perfection inaccessible. Après
la faillite des " grands récits idéologiques ",
qui ont remis en question la notion de progrès, la " postmodernité "
correspond à l’expression d’un individualisme où les critères
esthétiques du Modernisme cèdent la place à la subjectivité
des goûts personnels. Les artistes réinvestissent les grands
courants du passé pour juxtaposer et mélanger des styles
et des formes hétérogènes. L’ironie, la dérision se substituent
à l’idée de concevoir un avenir meilleur.
Les critiques à l’encontre des intellectuels et des artistes
" postmodernes " sont de plus en plus
nombreuses soit pour critiquer une forme de relativisme
esthétique (Alain Finkielkraut, La défaite de la pensée,
Paris, Gallimard, 1987, Folio Essais n°117. Lire notamment
le chapitre intitulé " Une paire de bottes vaut
Shakespeare ", pp.149-160), soit pour fustiger
leur renoncement à penser le monde dans sa globalité et
leur fuite dans un hédonisme égoïste (Jean-Claude Guillebaud,
La refondation du monde, Paris, Editions du Seuil,
1999. Lire à ce propos le chapitre " La fin des
postmodernes ", pp.53-54). »
http://www.ecoles.cfwb.be/arizel/robin/portugal1/d%C3%A9finitions/Technique/postmod.htm
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Une ambiance mentale, une nouvelle façon de justifier la
domination (il existe des groupes sociaux dominants et des
groupes dominés, nous sommes dans une société capitaliste).
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La modernité a produit ce qui est devenu postmodernité.
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Tout est mis sur le même plan.
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Crise du mythe du progrès,
La notion de sujet historique n’est pas valide.
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Le poids de l’individu/e.
La subjectivité mobilisée par le management, les médias,
la consommation, etc.
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Le règne du faux => Guy Debord.
Il renverse la formule de Hegel « le faux est un moment
du vrai ». Pour lui, dans la société du spectacle « le
vrai est un moment du faux ».
La confiance dans la culture est atteinte => cf. Moscovitz
(cf. manuscrit, fin du premier chapitre). Ce psychanalyste
parle de la crise de confiance dans les idéaux de la civilisation
provoquée par le traumatisme de la shoah. Son constat est
valable aussi pour le stalinisme.
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La marchandise et le spectacle.
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Impossibilité de la pensée encyclopédique.
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Echec de l’esprit de système.
Complexité croissante du monde.
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Il existe des limites, des imperfections dans toutes les
approches théoriques. Elles sont toutes marquées par une
certaine incomplétude.
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La domination est très puissante au niveau mental.
La lutte des idées est fondamentale. Le travail théorique
est nécessaire, il est long, ingrat, confronté à l’incertitude,
mais c’est une nécessité pour comprendre ce qui nous arrive
et pourquoi nous sommes plongé/es dans cette crise de civilisation.
La pensée issue des Lumières est à réévaluer, à discuter.
La définition de qu’être humain impose ce type de travail.
Ce renforcement des théories critiques ne peut pas être
pris en main par tout le monde.
La diffusion des résultats est une étape à ne pas négliger
pour ne pas resté/es isolé/es.
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La techno-science comme donnée immédiate du social.
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Philosophie
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Toutes les critiques qui aboutiront à montrer que le ciel
est vide (selon l’expression de J. P. Lebrun). En particulier
Hobbes et Rousseau qui avec la fiction de l’état de nature
détruiront la légitimité, qui reliait le roi à Dieu selon
le mode naturel.
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Emmanuel Kant a écrit que l’on ne pouvait pas démontrer
l’existence de Dieu (Critique de la raison pure). Il a sauvé
Dieu par un postulat a priori. La transcendance est illégitime
en raison depuis ce livre (1781). C’est un apport essentiel
de la modernité à l’histoire de la pensée.
La notion de « conditions de possibilités » sera
un base des sciences humaines.
Le fait que l’humain construit ses objets de connaissance
renvoie à la notion de réalité psychique que développe la
psychanalyses.
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Jean François Lyotard => La postmodernité expliquée
aux enfants. La fin des grands récits. Cet auteur valorise
la postmodernité.
Notice trouvée sur Internet :
« Agrégé de philosophie et docteur en lettres, Jean-François
Lyotard fut maître de conférences, puis professeur à l’université
de Paris-VIII et enseigna dans de nombreuses universités
à l’étranger. La "postmodernité", concept attribué
à Charles Jenks dans le domaine de l’architecture, a été
repris l’année suivante par Jean-François Lyotard dans un
rapport qu’il a rédigé pour le Conseil des universités du
Québec: « La condition postmoderne " (Paris, Editions
de Minuit, 1979). Ce «rapport sur le savoir» analyse les
conséquences probables de l’essor des technologies intelligentes
sur l’organisation des sociétés du capitalisme avancé. Sa
thèse centrale est que l’hégémonie de la rationalité cybernétique
et de la pragmatique du savoir scientifique dissout la crédibilité
des «grands récits»; il suggère la fin des grands héros,
des grands périls, des «grands périples» et du «grand but»,
la fin des théories messianiques exprimées dans le discours
émancipateur de la classe ouvrière ou dans la philosophie
des Lumières. Pour lui, cette disparition va de pair avec
le déclin des grandes catégories sociales porteuses de ces
idéaux : les Etats-nations, les partis, les institutions
et les traditions historiques. »
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La critique de la raison instrumentale => Ecole
de Francfort.
Théodor W. Adorno, 1903 - 1969, philosophe
allemand, membre de l’Ecole de Francfort, exilé aux USA,
de retour en Allemagne en 1949. Promoteur avec Max Horkheimer
de la “ Théorie critique ”. Il a mené aux USA
une étude sur la personnalité autoritaire, il a également
étudié la théorie esthétique et la musique. Il est revenu
en Allemagne après la seconde guerre mondiale. Il s’est
intéressé aux rapports entre la culture et le “ monde
administré ” de la société industrielle. Il termine
son oeuvre par un livre sur la “ dialectique négative ”.
Ce livre est une tentative de dépasser la “ dialectique
de la raison ” (livre écrit en collaboration avec Horkheimer),
autre nom de l’évolution de la raison instrumentale qui
conduit à l’aliénation capitaliste. C’est une tentative
de réappropriation de la raison, qui se sait porteuse de
domination, par la négation du sujet historique développé
par le marxisme et par le développement du moment critique
propre à la révolte sociale.
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Echec de l’esprit de système.
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La vérité est subjective => Kierkegaard.
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Nietzsche => Dieu est mort, la vérité est liée
à un système de valeurs.
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Les maîtres du soupçon => Nietzsche, Freud, Marx.
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La métaphysique est en échec, crise pour le sujet défini
seulement comme un être de raison.
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La transcendance ne pas être fondée. Le ciel est vide.
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Il y a de l’indicible (dans l’horreur par exemple).
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Il y a de l’irreprésentable.
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La substance ne peut plus fonder un projet humain, qui doit
s’assumer comme résultat d’une décision, d’un désir. La
substance c’est le domaine de la science.
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Il faut distinguer savoir et vérité (cf. Badiou, qui a réutilisé
la distinction de Lacan sans le dire, il pense qu’il y a
quatre domaines, où la vérité humaines se déploie ou peut
exister : l’amour, la politique, la science, l’art).
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Si événement et vérité il y a, c’est lié à la subjectivité
humaine.
La question de l’existence du sujet collectif en politique
est en débat. Mes observations personnelles me conduisent
à noter que l’on se rend compte de cette existence dans
l’après-coup, peut-être au moment où il n’existe plus. En
tout il n’existe pas a priori comme le proposait le marxisme.
D’autre part, on ne peut pas le confondre avec les organisations
politiques.
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L’auto-fondation est impossible. La référence extérieure
est une donnée humaine, qui est à la fois une condition
de possibilité de l’humain et liée à une culture située
dans l’espace temps.
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Martin Heidegger : l’être pour la mort, les
modalités de l’angoisse et de l’existentiel sont valorisés,
parce que la raison et la tradition philosophique rate l’être.
La poésie peut être un moyen d’approcher l’être.
Sa critique de la technique et de l’objectivisme est importante.
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Jacques Derrida, disciple de Heidegger, version de
gauche, a développé le thème de la déconstruction. Il emploiera
le terme de phallocentrisme pour parler du logos occidental.
Des féministes diront « phallogocentrisme » !
Il critique à sa façon la notion d’universel et développant
la notion de « différance »
Notice Wikipedia : Philosophe français majeur de notre
siècle, Derrida bénéficie d'une reconnaissance outre-atlantique
qui va bien au-delà du monde universitaire. Par exemple,
le film de Woody Allen «Deconstructing Harry» (traduit
en français par «Harry dans tous ses états») est
une référence directe aux travaux de cet auteur. «Héros
culturel» aux États-Unis d'Amérique, selon Jean-Louis Hue
du Magazine Littéraire, il a reçu 21 Doctorat Honoris
Causa de plusieurs universités.
Pourtant, Derrida a la réputation d'être un écrivain difficile,
exigent pour son lecteur, même pour des philosophes. Son
style est dense, il pratique de nombreux jeux de mots et
affectionne les allusions. Sa lecture, souvent déconcertante
et nécessitant de nombreuses relectures, révèle pourtant
des ouvertures nécessaires sur l'avenir de la philosophie.
Sa remise en cause d'Husserl et plus largement de la philosophie
occidentale le conduit à déconstruire la Phénoménologie :
pour lui, l'écrit a longtemps été négligé au profit de la
parole. Il fait alors la chasse aux impasses méthodologiques.
Ce travail prend place dans l'introduction de l'Origine
de la Géométrie.
Derrida est malgré tout un philosophe qui déchaîne les
passions. Ses premiers travaux de portée internationale
sont vivement critiqués. Dans son essai sur le philosophe
anglais John L. Austin et sa théorie des actes de langage,
Derrida est accusé de s'entêter à énoncer d'évidentes contre-vérités,
notamment par John Searle, philosophe américain. Nombreux
sont les philosophes qui se sont élevés contre le prix que
lui a décerné l'Université de Cambridge en 1992, reprochant
aux travaux de Derrida «leur inadéquation aux standards
de clarté et de rigueur».
Si la philosophie ne sait pas comment se comporter avec
Derrida, tour à tour l'acclamant et le reniant, d'autres
disciplines ont pu se reconnaître dans la déconstruction
et son travail sur l'épistémologie des sciences.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Derrida
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Gilles Deleuze, la multiplicité et les plis dans
l’immanence.
Philosopher c’est créer des concepts.
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Gilles Deleuze et Félix Guattari => capitalisme
et schizophrénie, les humains sont des machines désirantes.
Ils emploient le concept de déterritorialisation. Pour eux
créer c’est diverger.
Deleuze et Guattari, développent des analyses sur la déterritorialisation
et le lien humain - machine. Il n’est pas anodin que ces
deux auteurs aient insisté avec autant de vigueur sur le
rapport entre le capitalisme et la schizophrénie. Ce thème
est souvent présent dans les constats sur notre situation.
Pour eux, le capitalisme commence par un décodage systématique
des territoires et des personnes pour ensuite opérer un
recodage artificiel, mais compatible avec ses besoins. La
notion de codage est une nomination des phénomènes culturels
et symboliques, qui nous lient à l’ensemble social où nous
vivons, qui nous attachent à une place géographiquement
connue et reliée à certaines moeurs et coutumes. Il est
facile de constater que la société mondialisée tend à bouleverser
ce système de codage et à en opérer un nouveau, où tout
se ressemble (au moins en milieu urbain). Les machines désirantes,
que sont les humains, sont inscrites dans des dispositifs
de pouvoir, qui permettent la reproduction du système à
grande échelle. La loi de domination capitaliste fonctionne
à la fois au niveau familial et au niveau du système, ceci
explique la complémentarité entre l’économie libidinale
dans la famille et l’économie capitaliste.
La notion de décodage est une séparation, une déliaison
entre les humains et leur communauté, leur territoire d’origine.
Cette opération porte atteinte aux récits, aux mythes qui
organisaient et donnaient sens à ce lien entre individu-es,
communautés et territoires. Aujourd’hui les néo-fascistes
et les néo-racistes veulent absolument lier territoire et
culture. Cette volonté prouve que la déterritorialisation
existe, puisqu’il faut recoder et insister sur un lien qui
n’est pas évident. Ce souhait montre que le recodage peut
fonctionner de multiples façons, ici, il opère de façon
réactionnaire par une tentative de naturalisation de la
culture. Pour le capitalisme il fonctionne de façon spectaculaire
et marchande, pour un certain nombre de néo-religions comme
la scientologie ou le mandarom il s’agit d’un fonctionnement
sectaire et religieux. Peut-être devons-nous réfléchir au
codage libertaire, une voie à développer et à réinventer.
L’effet de pouvoir de la déterritorialisation est conjoint
de la victoire de l’équivalent général (l’argent), où tout
peut se déplacer, s’échanger.
Félix Guattari précise que “ l’individu est équipé
au niveau du désir ”, il est compatible avec le
capitalisme : “ Le capitalisme prétend s’emparer
des charges de désir portées par l’espèce humaine, c’est
par le biais de l’asservissement machinique qu’il s’installe
au coeur des individus ” (extrait de « La
révolution moléculaire de F Guattari).
La notion d’asservissement machinique est à entendre au
sens large, c’est à dire comme la description de dispositifs
de pouvoir composés de plusieurs rouages qui sont à la fois
physiques et mentaux, humains et matériels, sociaux et individuels.
La notion de machine désirante, pour décrire les humains
et leurs créations, est une notion conjointe de l’asservissement
machinique. La notion de machine est employée ici dans un
sens métaphorique pour évoquer la complexité des phénomènes
en jeu. Les effets de pouvoir ne sont ni mécaniques, ni
automatiques. D’autre part, la notion de machine désirante
permet une liaison entre l’individuel et le social, entre
l’inconscient personnel et l’inconscient, l’imaginaire d’un
champ social historique.
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Félix Guattari => Les trois écologies :
Ecologie environnementale, le rapport à la nature ;
Ecologie sociale, le rapport social, le rapport aux autres ;
Ecologie existentielle, le rapport à soi.
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Michel Foucault => l’épistémé.
L’épistémè et le rapport au monde change.
Espistémè ?
L’ensemble des concepts et méthodes utilisés dans notre
connaissance, dans nos actions et nos relations aux autres.
Ces idées sont souvent inconscientes. Il me semble que ce
concept se rapproche de celui de paradigme.
Organisation des strates de la rationalité (nommées épistémè)
dans Universalis dans une explication sur la pensée
de Michel Foucault.
La notion d’épistémè vient de Michel Foucault.
“ Michel Foucault fonda, dans une perspective structuraliste,
une “archéologie du savoir”, c’est à dire. Une mise au jour
du système cohérent de toutes les opérations intellectuelles
sous-jacentes à la culture d’une époque donnée. ”.
Source: Encyclopédie Hachette.
“ Michel Foucault élabora une nouvelle conception
de la science historique, en énonçant les deux concepts
majeurs de sa pensée : la formation discursive,
constitutive du regard de l'homme sur lui-même et ses propres
conceptions en est le premier ; la coupure épistémologique,
qui est le second concept majeur de Foucault, est une rupture
radicale, qui marque la disparition de la précédente vision
des choses et l'apparition d'une nouvelle formation discursive. ”.
Source Encyclopédie Encarta.
“ Michel Foucault, de son côté, s’est proposé de montrer
que l’apparition des sciences humaines a été rendue nécessaire
par une certaine configuration du savoir, et que l’on peut
prévoir leur fin prochaine :
Leur possibilité intrinsèque, écrit-il, le fait nu que
pour la première fois depuis qu’il existe des êtres humains
et qui vivent en société, l’homme, isolé ou en groupe, soit
devenu objet de science – cela ne peut être traité
comme un phénomène d’opinion : c’est un événement dans l’ordre
du savoir. ”.
“ Et cet événement s’est lui-même produit dans une
redistribution générale de l’épistémè : lorsque,
quittant l’espace de la représentation, les êtres vivants
se sont logés dans la profondeur spécifique de la vie, les
richesses dans la poussée progressive des formes de la production,
les mots dans le devenir des langages. Il était bien nécessaire
dans ces conditions que la connaissance de l’homme apparaisse
en sa visée scientifique comme contemporaine et de même
grain que la biologie, l’économie et la philologie, si bien
qu’on a vu en elle, tout naturellement, un des progrès les
plus décisifs faits dans l’histoire de la culture européenne,
par la rationalité empirique” (Les Mots et les Choses).
Quel est cet événement dont l’apparition est jugée “nécessaire”
? Foucault précise qu’il ne s’agit pas d’un phénomène d’opinion,
mais il ne dit rien sur les méthodes et l’objet de ce qui
mériterait ou non d’être appelé sciences humaines. On admet
généralement que la “connaissance de l’homme” en son aspect
pratique relève du sens commun, c’est-à-dire des activités
de délibération et de décision. ” .
Source Encyclopædia Universalis.
“ La réconciliation possible avec l’État démocratique
et la société technologique ne va pas de soi. Car de nouveaux
pouvoirs ont été mis au jour, qui créent des formes inattendues
d’oppression. À partir de travaux sur l’histoire de la psychiatrie,
Michel Foucault a dégagé un modèle d’analyse politique fondé
sur le pouvoir de l’exclusion qui a servi, pour beaucoup,
de relève aux analyses marxistes orthodoxes. Le corps social
n’est pas réductible, en effet, à la seule domination centrale
et visible de l’État, mais est traversé par un réseau de
forces et de relations qui démultiplient la figure du pouvoir
et exercent un effet disciplinaire sous couvert du savoir,
en particulier de celui des sciences humaines. Dans ce contexte,
le modèle d’émancipation révolutionnaire se révèle inadapté,
car il ne tient compte ni des discontinuités historiques
ni de l’organisation des strates de la rationalité (nommées
épistémè), qui ne se résument pas à l’idéologie dominante.
Aussi la lutte politique doit-elle contourner l’opposition
frontale avec l’État, en suscitant des minorités critiques
et activistes. Ainsi, pour beaucoup de théoriciens, l’ancienne
problématique de l’aliénation sociale de l’individu se voit
remplacée par celle des processus d’exclusion de minorités
sociales (femmes, immigrés, délinquants) ou, plus récemment,
par la critique de la renaissance des identités ethniques
et nationales, qui sont considérées comme la nouvelle forme
du mal politique. ”.
Source Encyclopædia Universalis.
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Peter Sloderdijk : Le dressage humain est une
discipline, qui impose à chaque génération une biopolitique
qui nous fait devenir humains. Il emploie la notion de couveuse
symbolique pour parler du rôle de la famille et de la maison.
L’enfant humain naît en état de néoténie. Il est complètement
dépendant de ses parents, il ne sait rien faire, il est
sans défense, mais ceci est devenue une chance pour utiliser
la base assez plastique de notre être afin de transmettre
la culture. Notre nature humaine, c’est justement la culture.
Ce dressage humain est mis en danger par le clonage et les
médias centrés sur l’image. La culture passait principalement
par l’apprentissage du texte, maintenant nous sommes dans
un monde imaginal, comme le dit Maffesoli.
Sloterdijk estime qu’il faut « penser froid et vivre
chaud ». L’attitude inverse est celle qui accompagne
le cours des choses, où l’ambiance est triste et froide
et la pensée s’envole dans la chaleur de l’imagination.
Deux liens sur Internet pour cet auteur :
Sloteredijk001.html
sloterdijk.html
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Bernard Stiegler : le capitalisme capte le désir
humain pour réaliser le capital. Ceci crée une difficulté
pour être soi et être ensemble, le nous du vivre ensemble
est différent du on du capitalisme contemporain (cf. note
de lecture sur son livre).
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Sciences
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Charles Darwin => l’humain est un animal, le créationnisme
religieux n’est pas valide.
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Kurt Godël => logique, il y a toujours un postulat
indémontrable, etc.
Kurt Gödel, 1906 - 1978, mathématicien et philosophe né
en Autriche. Il s’exile aux USA. Il a produit deux théorèmes
d’incomplétude, qu’il compléta par une troisième découverte
: la non-contradiction relative.
Le premier théorème d’incomplétude démontre que tout système
formel assez puissant pour inclure un minimum d’arithmétiques,
de théorie des ensembles ou de théorie des types comprend
des propositions indécidables.
Le second théorème d’incomplétude démontre que tout système
S vérifiant certaines conditions minimales, la consistance
de S ne peut être formellement établie.
Le troisième théorème de non-contradiction relative démontre
que si la théorie des ensembles est cohérente, cette théorie
enrichie de l’axiome de choix et de l’hypothèse généralisée
du continu est cohérente.
Ces travaux de Gödel datent de 1931. Ils marquaient les
limites internes du formalisme (le besoin d’un ou de plusieurs
indécidables) et mettaient fin aux espoirs d’une théorie
finie des mathématiques comme celle de Hilbert. Les conséquences
des découvertes de Gödel sont les suivantes :
- dès qu’un domaine des mathématiques est assez large (dès
qu’il inclut l’arithmétique), la démonstration de sa non-contradiction
ne peut se faire qu’à l’aide de systèmes plus puissants
que lui ;
- le second théorème signifie qu’aucune démonstration vraiment
satisfaisante de non-contradiction ne sera jamais donnée
;
- le troisième résultat conduit à la notion de calculabilité
utilisée par Turing et reprise ensuite en informatique.
Jean-Paul Delahaye résume l’enjeu des ces théorèmes ainsi
:
« L’histoire des mathématiques et des théorèmes de Gödel
montrent que nous ne pourrons jamais être certains de la
non-contradiction des théories que nous utilisons. Que nous
soyons des machines ou pas ne change rien : les théories
mathématiques comme les théories physiques ne proposent
pas des certitudes, mais des instruments qui fonctionnent
plus ou moins bien, plus ou moins longtemps et qu’il faut
ajuster ou changer de temps en temps. Peut-être réussira-t-on
un jour à démontrer que nous ne sommes pas des machines,
mais cela ne se fera pas sans l’invocation des théorèmes
d’incomplétude de Gödel ! » Du point de vue des mathématiques
il estime qu’il faut :
« Vivre avec les contradictions. ».
Jean-Paul Delahaye est Directeur adjoint du laboratoire
d’informatique fondamentale de Lille du CNRS. Cette citation
est extraite d’un article intitulé : « Statut mathématique
des contradictions », publié dans le numéro 241 de la Revue
Pour la science de Novembre 1997.
Une autre présentation des théorèmes de Gödel, trouvée
sur Internet, expose le débat de cette façon :
« 1 / Il existe des formules dont on ne peut ni démontrer
qu’elles sont vraies, ni qu’elles sont fausses ;
2 / on ne peut pas savoir a priori si une formule est démontrable.
Pire, le deuxième point se prouve « en construisant une
formule qui affirme qu’elle est elle-même non démontrable
».
Ce que M. Lascar [professeur de mathématiques et directeur
de recherche au CNRS] compare au paradoxe d’Epiménide le
Crétois qui prétendait que tous les crétois étaient des
menteurs. A la différence qu’ici, ce n’est pas le langage
humain, avec toutes ses nuances, ses interprétations qui
est utilisé, mais le langage mathématique, autrement appelé
logique. Ces résultats ont été démontrés par Gödel dans
les années 30 et 50. On les appelle les théorèmes d’incomplétude
de Gödel. Ils prouvent que toute théorie mathématique est
soit incomplète, soit incohérente. Ils remettent en question
des certitudes bien établies. Ainsi les maths ne forment
pas un tout cohérent, il faut faire des choix (est-ce loin
du pari de Pascal ?).»... / ...
« La contradiction touche aussi la logique ... Et alors,
où est le problème ? Est-ce si décourageant de penser que
les maths puissent se contredire ? Que le vrai ET le faux
sont relatifs ? Que l’on peut répondre oui ET non à une
même question ? Non, ce n’est pas décourageant, c’est exaltant
au contraire, c’est la preuve qu’il n’y pas de vérité absolue
... ».
Plusieurs textes sur ces thèmes sont présents ici :
Présentation du Théorème de Gödel par Francine Jaulin-Mannoni.
godel06.html
La thèse de Church entraîne l'incomplétude de Gödel par
Bruno Marchal
godel05.html
Kurt GÖDEL Philosophe et logicien 1906-1978.
Gödel et les limites de la logique PRÉSENCE DE L'HISTOIRE
par JOHN DAWSON.
godel01.html
STATUT MATHÉMATIQUE DES CONTRADICTIONS LOGIQUE ET CALCUL
Jean-Paul Delahaye.
godel01.html
godel03.html
godel02.html
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Albert Einstein => la relativité, la liaison de
l’espace temps
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La physique quantique => utilisation des statistiques,
dualité onde / particule, liaison de l’observateur-trice
/ matière observée.
Le principe d’incertitude d’Heisemberg.
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Remaniement de la vison déterministe dans les sciences,
changement de paradigme, la science antérieure est réévaluée
et intégrée dans une vision plus large, on change de plan.
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La notion de paradigme vient de Thomas
Kuhn, un de ses livres s’appelle “ Structures des révolutions
scientifiques ” (Paris, 1972, éditions Fayard). Il
est américain et a étudié l’histoire des sciences, la philosophie
des sciences. Cet auteur a proposé la notion de paradigme,
qui existait déjà en philosophie chez Platon. Il a étendu
l’usage de ce concept à la science, pour ma part je l’emploie
dans un sens général.
Dans l’histoire des sciences et de la philosophie des sciences,
selon son analyse, un paradigme, à une époque donnée, est
un ensemble de convictions partagées par la communauté scientifique
mondiale.
L’usage de cette notion pour l’étude de la domination est
celui du ou des paradigmes concernants le sens commun de
nos sociétés, on peut le relier à la notion d’ambiance mentale.
Pour essayer d’illustrer notre propos nous pouvons prendre
l’exemple de la situation des femmes aux alentours des années
68 et 70. Avant cette période les femmes avaient un statut
juridique différent de celui des hommes, elles étaient considérées
comme inférieures dans la société, la femme au foyer c’était
normal et banal, c’est à la femme qu’incombaient les tâches
ménagères, l’élevage et l’éducation des enfants, le divorce
était compliqué, il était basé sur la notion de faute, sur
l’adultère. Autour de la fin des années soixante et le début
des années soixante-dix s’est produit un ensemble de changements.
Il y a eu un refus de la soumission, une non-acceptation
des situations d’infériorité dans lesquelles les femmes
se trouvaient. Le divorce a changé de nature avec la notion
de consentement mutuel. Le rapport au corps a été modifié
avec la pilule, la libération sexuelle, le droit de choisir,
la légalisation de l’IVG. Le souhait d’indépendance a conduit
beaucoup de femmes à travailler, les enfants concernent
le couple et plus seulement la femme. Petit à petit les
tâches ménagères deviennent une affaire mutuelle, même s’il
y a encore beaucoup à faire pour arriver à l’égalité. Il
s’agit bien d’un changement de paradigme. Ce sont des idées
générales qui se sont diffusées et ont été admises dans
toute la société. Aujourd’hui ce corpus d’idée est accepté
et transmis aux nouvelles générations, c’est naturel, évident
.... C’est l’inverse qui choque. Il s’agit d’une construction
collective qui concerne à la fois les représentations collectives,
le mental de chaque personne, le droit, la pratique individuelle
et sociale, les comportements acceptés ou condamnés. Ce
changement est inscrit dans un processus, ce n’est pas le
fruit de la volonté d’un grand dirigeant, ni d’une seule
personne. Ce n’est pas le fruit d’une décision et ce n’était
pas prévisible ou prédéterminé. Cette évolution est le résultat
de luttes collectives, de comportements individuels, d’oeuvres
artistiques, de discussions, etc. C’est un changement qui
a impliqué de multiples facteurs, c’est un ensemble de phénomènes
qui était à l’oeuvre comme la démocratisation de l’enseignement,
par exemple, et qui est donc lié à l’éducation des filles,
à l’arrivée de la société de consommation, au refus de la
société autoritaire patriarcale, etc.
Pour l’individu-e dans le contexte postmoderne nous avons
un processus identique. L’individualisation est à l’oeuvre
depuis longtemps dans le capitalisme, mais aujourd’hui nous
sommes face à une mutation qualitative qui concerne tous
les aspects de la société. Il y a eu la création du RMI
qui allait dans ce sens, aujourd’hui il s’agit du plan de
formation et du bilan de compétences et demain il sera question
du contrat individuel pour les personnes mises en prison
après un délit avec un plan de réinsertion, un parcours
qui ira de l’enfermement à la libération conditionnelle
en passant par diverses étapes de rééducation personnalisée.
Avec la notion de paradigme nous sommes obligé-es d’admettre
que notre ensemble de pensées contient une partie de valeurs.
La distinction entre la description des faits sociaux et
l’appréciation de ces mêmes faits n’est pas aussi évidente
qu’il y paraît. Sans être relativiste, nous devons admettre
que des valeurs entrent dans notre appréhension des phénomènes
sociaux. Ces valeurs sont contenues dans les mouvements
culturels généraux de l’humanité. La validité de ces mouvements
ne peut pas se mesurer de façon scientifique. L’idée de
paradigme permet d’aborder le changement dans la description
de la conscience. L’étude des évolutions sociales montre
que les mutations ne sont pas seulement dues à la lutte
de classe. Depuis les années soixante et soixante-dix les
luttes concernent des sphères plus vastes que le conflit
bourgeoisie / prolétariat. Les mouvements radicaux de cette
époque concernaient directement la vie et le mode de vie.
Les domaines impliqués par cette contestation étaient ceux
de l’écologie, de la libération sexuelle, du droit de choisir,
du refus de l’autoritarisme, de l’égalité des hommes et
des femmes, de l’égalité raciale, de la condamnation de
l’ethnocentrisme, de l’égalité des échanges mondiaux, de
la lutte contre l’impérialisme, etc. Tous ces éléments s’intégraient
dans une nouvelle conception intellectuelle de l’humanité.
En se plaçant du point de vue du changement de paradigme,
l’étude sociale est une partie organisée de la culture qui
a pour objet d’aider les humains à comprendre leur situation
et à reconstruire la culture de façon continuelle. Ce mouvement
a touché la philosophie, puisque après la mort de la métaphysique,
elle s’est intéressée à l’esthétique, elle se penche sur
le vécu instable et subjectif des humains. La philosophie
aborde alors la question du temps, des représentations,
des passions, du goût. L’esthétique devenant un des paradigmes
explicatif du monde contemporain. Dans la science, les réseaux
de paradigme convergent vers la notion de complexité. Les
scientifiques étudient les rapports de la partie au tout,
les niveaux d’organisations, les rétroactions, le chaos
auto-organisateur, les changements brusques de forme, les
situations de déséquilibre, l’ordre qui découle du désordre,
on assiste au développement des études systémiques, etc.
La linéarité mécaniste est dévalorisée au profit des études
dialectiques sur l’organisation organique et architectonique,
on essaie de comprendre les logiques à l’oeuvre, etc.
Le paradigme est également utile pour étudier ce qui fait
obstacle au changement, au paradigme nouveau. Dans ce cadre,
la science se comprend comme un ensemble d’idées qui s’inscrit
dans un système de pensée. Ce système de pensée est impliqué
dans la matérialité des recherches et des expériences, dans
la façon de vérifier les résultats et dans la construction
des concepts. Le changement de paradigme est en quelque
sorte une révolution spirituelle. L’évolution du paradigme
montre comment les humains ont besoin de mutation sur le
plan culturel, comment nous sommes des mutant-es. Le nouveau
paradigme correspond à une nouvelle formulation des problèmes,
des méthodes et des concepts. Ceci montre la solidarité
des divers composants de l’unité d’ensemble qui propose
une certaine manière de poser les problèmes, de les résoudre.
L’étude des changements de paradigmes essaie de comprendre
et d’expliquer l’organisation conceptuelle, de décrypter
la dynamique interne de cet ensemble et de voir comment
l’influence externe joue sur lui. C’est pour cette raison
que l’étude de la notion de paradigme en science impliquait
qu’existe déjà une science. La révolution galiléenne change
le paradigme de la connaissance antérieure qui était basée
sur la saisie et la perception immédiate du monde. L’interprétation
se faisait au moyen de mythes et de systèmes de valeurs
liés à une vision divine et cosmique. Galilée en introduisant
les mathématiques dans l’étude de la mécanique bouleverse
la connaissance dans son contenu et dans son fonctionnement.
Il disait que le monde était un livre écrit en langage mathématique.
Ce changement touche la notion de réalité étudiée qui n’est
pas forcément visible à l’oeil nu, cette réalité est en
partie constituée par l’étude elle-même. La mutation touche
les explications puisque ce sont les mathématiques et non
plus Dieu qui fournissent les modèles explicatifs des réalités
étudiées. Les critères de validité pour les découvertes
issues de cette nouvelle modélisation ont aussi changé.
La notion de preuve est rationalisée et reproductible universellement.
La différence d’avec la science d’avant Galilée tient également
au fait qu’il est impossible de reprendre les anciens modèles
dans la nouvelle science. Par contre, la science de Galilée,
de Descartes et de Newton, la mécanique classique, est intégrée
dans le modèle relativiste d’Einstein, elle devient un cas
particulier de cette nouvelle façon de comprendre le monde.
Le concept de paradigme, pour la science, ne détruit pas
l’unité de cette approche, ni ne conteste l’aspect cumulatif
de l’avancée des connaissances. L’idée de paradigme permet
de rendre compte des ruptures et de la continuité.
Il existe plusieurs façons de présenter un paradigme, celui-ci
peut relever d’une conception ouverte ou d’une conception
plus fermée qui oriente l’activité humaine par les méthodes
d’analyses qu’il contient. La notion de modèles est assez
proche de celle de paradigme. La modélisation a souvent
comme base une démarche prospective et critique du savoir,
elle n’est pas une imagination libre. Elle propose des images
liées à un ensemble de pensées rationnelles, celles contenues
dans le savoir antérieur qui a été vérifié et discuté. Le
modèle se doit de faire le lien entre le concret de l’objet
étudié et les déterminations abstraites qui vont donner
un éclairage nouveau sur cette réalité. La fonction du modèle
implique que l’on respecte les obligations liées à la preuve
et que l’on considère la création d’une nouvelle image du
réel comme une condition de possibilité de la recherche.
Nous sommes alors confronté-es à la notion de possibles
et à celle de nécessité, qui sont à la fois contenues dans
le réel et en même temps des projections de l’esprit humain.
Le paradigme dont nous parlons, l’individualisme lié au
relativisme, est de cet ordre, il est une construction mentale
pour comprendre la réalité sociale et il est une nécessité
pratique dans ce réel. De ce point de vue, le monde est
une construction culturelle des humains tout en étant la
réalité de notre vie. Cette approche, qui essaie de prendre
en compte la multiplicité, nous la retrouvons dans l’analyse
qui voit dans le relativisme contemporain une équivalence
des valeurs sur le plan idéologique et une condition de
possibilité du changement social, une nécessité inscrite
dans la réalité sociale (l’égalité des différences et l’équivalence
des relations entre les individu-es, la différence de l’autre
étant condition de mon existence).
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Sciences Humaines
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Le monde est désenchanté (Weber puis Gauchet).
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Karl Marx => un se divise en deux, deux classes
dans l’unité de la société.
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Sigmund Freud => inconscient, désir, sexualité.
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Mort de l’homme comme être conscient, volontaire et libre.
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La linguistique : le mot n’est pas la chose,
il existe deux niveau de langage, le signifiant, le contenant
et le signifié, le contenu. La relation logique entre les
éléments est importante, tout ne se réduit pas au sens.
|
Relativité des cultures, aucune culture ne peut se
dire supérieure à une autre.
|
Jacques Lacan et la structure du psychisme humain.
Le manque est de structure. RSI. Se passer du père à condition
de s’en servir, etc.
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Le clonage culturel, la fabrication d’un humain conforme.
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Le transfert ou l’amour projeté inconsciemment sur les autres
(cf. Gérard Pommier « Freud apolitique »).
Il semble important dans les relations humaines, il existe
hors du cabinet des psys. Il est à la base de la vénération
pour les grands hommes.
L'existence des chefs est structurale. C'est le problème
de la jouissance impossible, qui est à l'origine du problème.
On peut abattre les maîtres mais en sachant qu'il en renaîtra
aussitôt.
Le règlement vient combler le vide de la jouissance impossible.
Le règlement fondé sur le “ bien commun ” est
le moins mauvais, comme la démocratie avec élections périodiques,
mais ceci reste le cache sexe du manque structural.
Le manque structural est lié au signifiant et au langage.
On accède à la jouissance par le semblable, le savoir nous
échappe et on projette sur l'autre notre inconscient.
L'autre peut soit parler et renvoyer la question et aider
à trouver le savoir qui lui est transmis, soit ne rien dire
et prendre la position de maîtrise.
Le maître ? Un lieu, où se concentrent toutes les
revendications, où on espère la jouissance possible, le
maître vient en place du manque.
|
La domination mentale comme nouvelle étape dans la lutte
de classe du capitalisme postmoderne.
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Les idées peuvent être un résultat de l’histoire. Par exemple,
la sensibilité spécifique aux femmes est une construction
sociale datée => après la révolution française =>
Michèle Riot-Sarcey :
Michèle Riot-Sarcey était présente aux Escales philosophiques
de Nantes en Février 2003.
Elle a fait une intervention sur "Pouvoir et féminisme".
Un essai de compte-rendu est disponible sur cette page.
MRiot-Sarcey05.html
Michèle Riot-Sarcey a publié un ouvrage sur "L'histoire
du féminisme" aux éditions de La découverte dans la
collection Repères.
Ses thèses pose la question de l'invisibilité des femmes
et de leur capacité à agir et à dire dans cette société.
Cette auteure note que le mot de Condorcet est toujours
valable :
"celui qui vote contre le droit d'un autre, quels
que soient sa religion, sa couleur ou son sexe, a dès lors
abjuré les siens. "
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La notion de genre essaie de rendre compte
du fait que l’identité sexuelle, l’être homme et de l’être
femme, est aussi une construction sociale. Il s'agit du
"sexe social". Parmi tous les travaux consacrés
à cette approche, on peut citer un ouvrage qui rend bien
compte du processus en jeu :
La fabrication des mâles de G. Falconnet et N. Lefaucheur
publié en 1979 par les éditions du Seuil dans la collection
de poche Points Actuels. A l’époque on ne parlait pas de
« genre ».
|
L’intime est concerné par le genre et la sexuation.
|
La sociopsychanalyse de Gérard Mendel montre que
le rapport à l’autorité est marqué par la culpabilité et
l’ambivalence. La société prend le relais de la famille.
Le regard, les émotions sont impliquées dans ce processus.
Le désir d’amour, le désir de reconnaissance sont liés à
tout cela. Dans les collectifs autogérés, il se peut que
des phénomènes de tensions et de conflits apparaissent parce
que se donner sa propre autorité n’est pas facile. On a
peur inconsciemment de perdre l’amour des figures d’autorité
et oser postuler que l’on ne plus en avoir peut provoquer
des troubles psychiques.
|
Michel Foucault : le savoir est lié
au pouvoir. Le pouvoir fonctionne avec des relais multiples,
dont celui de notre participation au pouvoir, ce qu’il nomme
les micro-fascismes. A partir de ses thèses s’est développée
une éthique de la non domination.
Il a mis en avant le concept de biopolitique, de bio-pouvoir
pour décrire le fonctionnement contemporain de la domination
de groupes sociaux sur d’autres au moyen des institutions
et du savoir.
|
Les croyances, les mythes continuent d’exister malgré
le développement de la rationalité et la critique des religions.
Par exemple, on peut voir facilement des croyances à l’oeuvre
dans la pensée magique de la pub. Les mythes sont reconstruits
et valorisés dans les événements sportifs tant magnifiés
par les médias.
|
Le fonctionnalisme, mis en avant par Marcel Mauss
dans son essai sur le don, montre que l’étude des faits
sociaux doit chercher au delà de ce que disent les acteurs
sociaux et les représentations qu’ils ou elles ont d’eux-mêmes.
Le fonctionnalisme postule que la société peut être comparée
à un organisme dont les parties jouent un rôle nécessaire
à l'ensemble. Certains auteurs développeront l'idée qu'une
société et sa culture forment un système intégré d'accomplissement
de fonctions. Ce sera une base pour le structuralisme.
Marcel Mauss,
1873 - 1950, sociologue français proche de Durkheim,
célèbre pour son “ Essai sur le don ”, où il étudie
le potlatch, c’est à dire le rituel d’échanges entre chefs
et clans dans les sociétés primitives des îles du pacifique.
Le don assure prestige, puissance et rang symbolique. L’enjeu
c’est de donner plus. Le don, c’est aussi l’obligation de
rendre. Celui qui donne le plus est le plus puissant. C’est
à l’occasion de cette étude qu’il forge le concept de “ fait
social total ”, parce qu’il mêle un ensemble de faits
complexes, tout ce qui constitue la vie sociale d’une société.
Le fait social total exprime plusieurs dimensions :
religieuse, juridique, morale, politique, matrimoniale,
familiale, économique, esthétique, culturelle, symbolique,
etc. Le système de don et de contre-don est un mécanisme
d’échange social, il met en scène toute la société, il permet
la réactivation de la cohésion sociale. La pertinence de
ces observations sur le don et le contre-don est, à mon
avis, encore valable notamment sur le plan symbolique et
pratique dans les activités militantes. La puissance de
la chefferie militante a souvent comme base le don de soi.
Le retour symbolique est très valorisant pour l’engagement
en vue des grandes idées humanitaires. Jouer à Zorro c’est
un bon moyen pour avoir une bonne image de soi (socialement
et individuellement). A propos de la théorie du don, une
utilisation récente revient sur ce qui est essentiel dans
le don, c’est à dire : “ Le primat du lien sur
le bien ”.
Jean-Claude Michéa, L’enseignement de l’ignorance et de
ses conditions modernes, éditions Micro-Climats, Cahors,
1999, page 135.
|
Le structuralisme, qui en insistant sur les relations
entre les éléments d’un systèmes met en avant ce qui agit
inconsciemment les acteurs sociaux sans qu’ils en soient
conscient/es.
Une définition selon Wikipédia Encyclopédie libre et autogérée
sur Internet.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Structuralisme
Origine : Le terme de structuralisme trouve son origine
dans le Cours de linguistique générale de Ferdinand de Saussure
(1916), qui propose d'appréhender toute langue comme un
système dans lequel chacun des éléments n'est définissable
que par les relations d'équivalence ou d'opposition qu'il
entretient avec les autres, cet ensemble de relations formant
la structure.
Définition : La structure possède une organisation
logique mais implicite, un fondement objectif en deçà de
la conscience et de la pensée. Par conséquent, le structuralisme
vise à mettre en évidence ces structures inconscientes.
Les principaux auteurs et penseurs structuralistes sont
: Claude Lévi-Strauss, Louis Althusser, Jacques Lacan, Michel
Foucault et Jacques Derrida.
Théorie : Pour les structuralistes, les processus
sociaux sont issus de structures fondamentales qui sont
le plus souvent inconscientes. Ainsi, l'organisation sociale
génère certaines pratiques et certaines croyances propres
aux individus qui en dépendent.
Cette théorie s'appuie sur une nouvelle science, la linguistique,
Ferdinand de Saussure ayant montré que toute langue constitue
un système au sein duquel les signes se combinent et évoluent
d'une façon qui s'impose à ceux qui la manient. Ainsi, Nikolaï
Troubetskoï a mis en évidence les lois sous-jacentes par
lesquelles les sons se combinent dans différentes langues.
S'inspirant de cette méthode, le structuralisme cherche
à expliquer un phénomène à partir de la place qu'il occupe
dans un système, suivant des lois d'association et de dissociation
(supposées immuables) :
« Si l'activité inconsciente de l'esprit consiste à imposer
des formes à un contenu, et si ces formes sont fondamentalement
les mêmes pour tous les esprits, anciens et modernes, primitifs
et civilisés, comme l'étude de la fonction symbolique, il
faut et il suffit d'atteindre la structure inconsciente,
sous jacente à chaque institution et à chaque coutume, pour
obtenir un principe d'interprétation valide pour d'autres
institutions et d'autres coutumes. » (Claude Levi-Strauss).
Les limites : L'analyse structuraliste tend à laisser
de côté l'histoire de l'homme et à vider l'action humaine
de son individualité.
*****************.
Le structuralisme est à la fois une théorie
et une méthode d’analyse qui considère un ensemble de faits
comme une structure. Cette structure est un système, un
ensemble solidaire, dont les composants sont liés par un
rapport d’interdépendance. Ce courant de pensée est issu
de la linguistique. Il traite les faits humains comme des
éléments symboliques d’un ensemble, qui peut être identifié
ou déchiffré. Cet ensemble est nommé structure.
Le structuralisme est une position en sciences humaines
qui évacue les contenus subjectifs, les significations que
les humains attribuent aux événements pour arriver à une
description objective des structures. En linguistique, par
exemple, le sens ne se définit pas par le rapport entre
le mot et la chose, mais dans la relation dans un système
de signes (à la fois comme contenu : le signifié ;
et comme contenant : le signifiant). On peut voir le structuralisme
comme une combinatoire qui opère sans égard par rapport
à l’histoire. La structure n’a pas de contenu distinct,
elle est le contenu même, si on l’appréhende dans son organisation
logique, qui est alors une propriété du réel. Par exemple,
Levi-Strauss a appliqué le structuralisme à l’analyse des
mythes. Il estime que l’intelligence humaine est une pensée
logique au niveau du sensible, qui utilise des catégories
empiriques, comme le cru et le cuit, qui deviennent des
outils conceptuels pour dégager des catégories abstraites.
La vérité du mythe consiste “ en rapports logiques
dépourvus de contenu ou plutôt dont les propriétés invariantes
épuisent leur valeur opératoire, puisque des rapports comparables
peuvent s’établir entre les éléments d’un grand nombre de
contenus différents ” (cité par Jean Lacroix article
“ Le structuralisme de Claude Levi-Strauss ”)
disponible à l’adresse Internet suivante :
http://www.altern.org/jeanlacroix/strauss.htm".
Selon le structuralisme, il existe une objectivité et une
structure des mythes. Levi-Strauss ne cherche pas à montrer
comment les humains pensent les mythes, mais “ comment
les mythes pensent dans les hommes et à leur insu ”.
On constate donc que le structuralisme établit le primat
de la structure sur l’événement ou le phénomène. L’événement
social ou psychique n’a pas en lui-même sa signification,
il renvoie nécessairement à une globalité. Par voie de conséquence,
c’est l’idée même d’intériorité qui est contestée. Le structuralisme
pense où l’organisation fait système, sans que le sujet
humain en soit conscient.
Les approches structuralistes sont différentes selon les
domaines et les auteur-es. Mais le structuralisme est une
théorie du fait de son affirmation de la primauté de la
structure sur le phénomène ou l’événement. De ce point de
vue, les processus sociaux se déploient dans le cadre de
structures fondamentales qui, très souvent, restent inconscientes
pour les humains. Le structuralisme est également une méthode
qui a pour domaine d’application tous les phénomènes qui
ont un caractère de système. Dans ces systèmes aucun élément
ne peut être modifié ou supprimé sans que cela entraîne
une modification de l’ensemble. La démarche structuraliste
consiste à expliquer les phénomènes à partir de la place
qu’ils occupent au sein même du système dans lequel ils
sont inclus, suivant des lois d’association ou de dissociation.
Le structuralisme a une approche “ synchronique ”,
où la coexistence des divers éléments au sein d’un même
ensemble, et ce au même moment, peut fournir l’intelligibilité
des phénomènes étudiés. Cette démarche s’opposait à l’approche
“ diachronique ” basée sur l’étude de l’histoire,
sur la genèse de chaque partie prise séparément. Cette approche
s’opposait au marxisme comme analyse fonctionnant à partir
de l’étude de l’histoire.
**************************
D’autres liens sur Internet.
structuralisme1.html
lacroix01.html
structuralisme02.html
http://www.ac-bordeaux.fr/Etablissement/JMonnet/ses/coursocio/struct.html
Le structuralisme
Le structuralisme
Le constructivisme structuraliste de Pierre Bourdieu
Le
constructivisme structuraliste de Pierre Bourdieu
|
Cornélius Castoriadis => L’institution imaginaire
de la société, le projet d’autonomie au sens où les humains
se donnent leur propre loi.
Cet auteur et militant a cherché à nouer ensemble la philosophie,
la politique et la psychanalyse. Pour lui, le projet d'autonomie
propre aux humains ne peut séparer ces trois approches.
L'histoire des idées, la novation dans le domaine de l'être,
la question de la subjectivité sont liées dans l'intervention
politique qui essaie d'instituer une création imaginaire.
Il faut souligner l'importance de l'imagination créatrice
dans son approche.
"La politique .../... est une pratique créatrice"
et il affirme qu'elle n'est pas "déductible d'une philosophie
ou d'un savoir, qu'elle n'est pas réductible aux déterminismes
historiques, économiques, biologiques, psychologiques, sociaux,
qu'elle ne doit pas être simple agence d'accommodation avec
l'ordre existant.".
"Autonomie ne signifie pas absence de loi mais
loi qui vient de soi, cette autonomie n'étant nullement
une donnée de la nature humaine mais une " création
social-historique ".
" Créer des institutions qui, intériorisées par
les individus, facilitent le plus possible leur accession
à l'autonomie individuelle et leur possibilité de participation
effective à tout pouvoir explicite existant dans la société. "
Il évoque cette voie dans par exemple dans le texte « Psychanalyse
et politique ».
castoriadis08.html
Un veilleur éveilleur : Cornélius Castoriadis
castoriadis03.html
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Gilles Lipovestky, « L’ère du vide ».
Présentation de l'éditeur sur le livre : Les
démocraties contemporaines, marquées par le dépérissement
des grands projets collectifs, seraient entrées dans l'ère
du vide. Cependant, ce vide idéologique n'est pas nécessairement
un mal mais constitue aussi une chance. Chacun peut désormais
se consacrer tout entier à lui-même et mener une vie "à
la carte".
Gilles Lipovetsky, évitant l'écueil de la déploration,
analyse sans les juger les formes actuelles de l'individualisme.
Sans ignorer les effets pervers de la désacralisation des
valeurs traditionnelles de la politique et de la morale,
le sociologue décrit l'avènement d'une nouvelle forme d'hédonisme
désenchanté. Le culte de la légèreté et de l'indifférence
se traduit ainsi par la vogue des sports de glisse (surf
ou roller), par la pratique de l'autodérision (figure de
style obligée de la mode ou de la publicité) ou encore par
le goût du light (des yaourts aux savoirs, qu'il
convient d'alléger pour mieux les faire aimer).
Présentation de l'éditeur sur le livre : « Les
Temps hypermodernes ».
L'oeuvre de Gilles Lipovetsky a profondément marqué l'interprétation
de la modernité. Dans L'Ere du vide (1983), il posait
les jalons de ce qui devait s'imposer comme le « paradigme
individualiste ». Depuis il n'a cessé d'explorer avec minutie
les multiples facettes de cet individu contemporain :
le règne inédit de la mode, les métamorphoses de l'éthique,
mais aussi la nouvelle économie des sexes, l'explosion du
luxe et les mutations de la société de consommation.
Dans ce livre, écrit en collaboration avec Sébastien Charles,
Gilles Lipovetsky revient sur son itinéraire intellectuel
et les différentes étapes de son travail, mais il apporte
aussi un élément supplémentaire à son interprétation de
la « seconde révolution moderne » : le « postmoderne » a
fait son temps ; nous sommes passés, pour le meilleur et
pour le pire, à l'âge « hypermoderne » !
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Pierre Bourdieu => La reproduction du pouvoir,
les mises en scène du pouvoir, le pouvoir symbolique, l’habitus
(cf. la définition ci-après) :
- Bourdieu montre aussi que les agents qui occupent une
même position sociale partagent un même habitus de classe,
c’est-à-dire un système de dispositions qui homogénéisent
leurs pratiques et leur vision du monde. L’habitus est un
système de dispositions intériorisées qui orientent nos
pratiques sociales et nos stratégies individuelles et qui
constituent autant de variantes de nos “habitus de classes”.
Par exemple, nos choix et nos goûts esthétiques révèlent,
tout en les masquant notre statut social, mais également
nos aspirations et nos prétentions.
- L’habitus est acquis par l’individu au cours du processus
de socialisation. Les dispositions sont des attitudes, de
inclinations à percevoir, sentir, faire et penser, intériorisées
par les individus du fait de leurs conditions objectives
d’existence. Ces dispositions fonctionnent comme des principes
inconscients d’action, de perception, de réflexion. L’intériorisation
est un mécanisme essentiel de la socialisation : les
comportements, les valeurs appris sont considérés comme
allant de soi, comme étant naturels, quasi instinctifs.
- L’habitus = la grille de lecture à travers laquelle nous
percevons et jugeons la réalité et le producteur de nos
pratiques. Fondement de ce qui définit la personnalité d’un
individu. Nous avons ainsi l’impression d’être nés avec
ces dispositions, ce type de sensibilité, cette façon d’agir
et de réagir, ce style. Aimer la bière plutôt que le vin,
les films d’action plutôt que les films politiques, voter
à droite plutôt qu’à gauche sont des produits de l’habitus.
De même que marcher le buste droit ou courbé, être gauche
ou manifester de l’aisance dans les relations interpersonnelles…
Les différences e personnalité individuelle ne sont qu’une
variante d’une personnalité sociale, elle-même n’étant que
le produit d’un habitus de classe.
- L’homogénéité des habitus au sein d’un même groupe est
au fondement des différences de styles de vie au sein de
la société. Un style de vie est un ensemble de goûts, de
croyances, de pratiques caractéristiques d’une classe ou
d’une fraction de classe. Il comprend : les opinions
politiques, les croyances philosophiques, les convictions
morales, les préférences esthétiques, les pratiques sexuelles,
alimentaires, vestimentaires, etc.
Source : un cours de philo sur le pouvoir
http://members.fortunecity.com/xphilo/cours_2000_2001/pouvoir.htm.
Ou « Cours concepts de base de Pierre Bourdieu ».
http://www.ac-versailles.fr/PEDAGOGI/ses/reserve/sciences-po-sp/bourdieu_concepts.html
Définition donnée par Philippe Corcuff.
« Cette notion permet d’articuler l’individuel et le
social
Les structures internes de la subjectivité et les structures
sociales externes sont deux états de la même réalité. C’est
la même histoire qui s’inscrit dans les choses et les êtres.
L’habitus, c’est ce que l’on a acquis, mais qui s’est incarné
de façon durable dans le corps et l’esprit sous formes de
dispositions permanentes. »
Une note de lecture sur la réedition de "Ce
que parler veut dire" sous le titre "Langage et
pouvoir symbolique" se termine ainsi : "Le champ
politique est un des lieux privilégiés où s'exerce le pouvoir
de représentation ou de manifestation. La relation entre
les partis et les classes est une relation symbolique entre
le signifiant et le signifié. Cependant, la professionnalisation
de l'activité politique et l'autonomisation du champ politique
induisent une conséquence paradoxale : la dépossession politique.
Les individus privés de capital culturel et économique vont
déléguer.
Cette délégation va conduire au fétichisme politique. Les
fétiches politiques sont des gens, des êtres qui ne semblent
devoir qu'à eux-mêmes une existence que les agents sociaux
leur ont donnée. "
Nous sommes bien au coeur du processus de domination
Langage et pouvoir
symbolique Pierre Bourdieu ; John B. Thompson
Un extrait du "lexique bourdieusien", un passage
revigorant qui rappelle quelques données de base,
qui déconstruit le fonctionnement mental de la domination
:
VIOLENCE SYMBOLIQUE,
CAPITAL SYMBOLIQUE, POUVOIR SYMBOLIQUE , CROYANCE, ILLUSIO,
DOMINATION , LÉGITIME
La Violence symbolique expliquée par René Barbier
La Violence
symbolique expliquée par René Barbier
Le structuralisme
Le structuralisme
Le constructivisme structuraliste de Pierre Bourdieu
Le
constructivisme structuraliste de Pierre Bourdieu
Cours sur les concepts de base de Pierre Bourdieu Dietmar
BRAUN
Cours sur
les concepts de base de Pierre Bourdieu Dietmar BRAUN
|
L’approche du droit positif développée par Kelsen.
Pour cette façon de voir, dans le droit seul compte le
caractère formel du texte juridique. Sa légitimité s’appuie
sur les textes les plus élevés comme ceux des principes
constitutionnels. Le droit fonctionne comme un triangle
avec la demande sociale à l’une des bases, le fonctionnement
juridique réel à l’autre base et en haut les textes et en
particulier les textes fondateurs ou dits tels. Ce courant
pense que si on cherche à fonder le droit, on tombe sur
un débat idéologique.
Seule la positivité du texte est importante. La difficulté
de ce courant c’est que sur cette base, il peut reconnaître
le droit nazi et le droit stalinien comme légitime. C’est
la base de certaines critiques juridiques faites aux USA
dirigés par Bush. Le droit international n’a pas été respecté,
l’intervention en Irak n’est pas légitime en droit.
Cette approche a le mérite de montrer les limites du droit.
La demande sociale entre en concordance avec le fonctionnement
juridique réel. Nous savons maintenant qu'il est impossible
de fonder le droit. C’est un choix idéologique, une décision
humaine, un choix de valeur basé sur une convention, même
si elle n’apparaît pas comme tel. On peut remarquer que
cette approche entre en concordance avec la critique marxiste
du droit, qui déconstruit l’égalité formelle contenue dans
le contrat de travail passé entre un ou une prolétaire et
le bourgeois possesseur des moyens de production.
|
La soumission sans contrainte a été décrite par Beauvois
suite aux expériences de Milgram. Pour faire en sorte qu’une
personne se soumette sans contrainte, il faut la déclarer
libre, puis lui fournir des raisons hautement humanitaires
pour lui permettre de rationaliser sa soumission.
Je préfère le terme soumission sans contrainte à celui
de soumission volontaire, parce qu’il n’y a pas de décision
volontaire et consciente de se soumettre.
On peut se demander si la procédure, décrite par les psychologue
sociaux, n’est pas complémentaire de ce que la compréhension
de la structure du psychisme par la psychanalyse. On trouve
des traces de cela chez Pommier dans « Freud apolitique ? »
ou chez Dominique Quessada qui utilise la pensée de Legendre.
Le sujet humain se soumet sans contrainte au discours du
maître pour obtenir une place et du sens. Ce processus est
inconscient. Ce que décrit Beauvois n’est alors qu’une répétition
de ce qui se passe chez tous les humains avec la symbolisation
de l’autorité dans l’enfance.
Pour alimenter le débat plusieurs textes sont en ligne.
laboetie.html
quessada.html
liens10.html
Soumission02.html
Marcuse03.html
psymarcuse1.html
|
Les difficultés de symbolisation sont observées par
différent/es auteur/es (texte sur psy et postmodernité au
Canada par exemple).
Ce constat va dans le même sens que la thèse de Dany Robert
Dufour, qui pense que le capitalisme postmoderne attaque
les capacités de symbolisation en favorisant l’apparition
d’un sujet délesté de toutes les attaches symboliques antérieures,
où seule la marchandise amène la jouissance.
|
Michel Maffesoli : le néotribalisme, le partage
émotionnel entre semblables, l’importance du « local »,
le bricolage mythologique, le monde « imaginal ».
J’ai une divergence avec cet auteur. Il conclue que l’individu
n’existe plus ou presque dans la postmodernité, du fait
de l’existence des néotribus. Pour ma part je croie que
c’est l’inverse qui est vrai. C’est dans un contexte d’individualisme
fort que les néo-tribus sont nécessaires. Elles sont temporaires,
on peut appartenir à plusieurs tribus. Ces communautés sont
liées à la consommation. Il prend l’exemple du sport, de
la musique. Ce ne sont pas des tribus marquées par le lignage
du sang, ce sont des rassemblements propres à la postmodernité.
Maffesoli02.html
Maffesoli03.html
|
Zigmunt Bauman « Le coût humain de la mondialisation ».
Il explique que les pauvres sont libres à la différence
du XIX° siècle, mais ils sont immobilisé/es dans certains
circuits de vie et ils ou elles regardent les riches vivre
et être mobiles. L’errance des pauvres existe en parallèle
des déplacements des riches et de leur exhibition.
bauman.html
Il a écrit un article sur « Les humains en trop ».
bauman03.html
Ce texte appelle un commentaire : Zigmunt BAUMAN a écrit
"Le coût humain de la mondialisation",
dont une note de lecture est publiée sur ce site.
bauman.html
Ici, Bauman ne prend pas de précaution pour situer son
propos. Entre l'analyse froide et la pensée politique chaude,
il n'y a pas ici de démarcation, ce qui est assez gênant.
On peut lire ce document, depuis un point de vue réactionnaire
qui se servirait de cette argumentation pour éliminer ou
parquer les" indésirables". On peut recevoir ce
document depuis un point de vue cynique, si souvent constaté
chez nos dirigeants actuels, et en conclure qu'il faut les
surveiller, les encadrer, limiter l'assistanat et gérer
le problème sans états d'âme.
A partir du même texte, on peut aussi questionner l'organisation
de la société capitaliste pour essayer de changer la structure
sociale, qui produit des être humains "en trop",
«superflus». L'égalité et la justice trouvant là une raison
supplémentaire de ne pas accepter la situation actuelle,
ce qui est mon propos. D'ailleurs, il me semble que Bauman
se place toujours dans le champ de la critique sociale,
quand il note la tendance à faire "rechercher des solutions
personnelles à des problèmes d'origine sociale". Il
remarque également que "la politique doit conserver
le sourire, accepter son sort, espérant en vain cacher son
impuissance". Tristesse et impuissance étant une des
caractéristiques relevée par Malgré Tout sur notre situation.
En conséquence, je propose de lire ce texte en gardant
la tête froide, du point de vue analytique et sachant que
cette parole peut être utilisée par nos adversaires. Ce
qui illustre bien notre situation dans le contexte postmoderne.
Il n'y a pas de garanties ni de certitudes absolues. Situer
les choses est important. On peut mettre ce texte en rapport
avec l'analyse de Philippe Hauser sur la "Biopolitique
de l'avenir», où il est question du " faire
vivre " et du " laisser mourir ".
Cette distinction permettant de comprendre, depuis le point
de vue de l'analyse biopolitique (la politique qui prend
toute la vie), la ligne de partage entre les "inclus-es"
et les "exclu-es", entre les "avec"
et les "sans" au niveau local et au niveau mondial.
hauser01.html
Dans son dernier livre « La vie en miettes »,
il aborde la question du rapport à l’autre dans notre contexte.
Il cite l’exemple de la figure de l’étranger que l’on aborde
soit du point de vue de l’exotisme dans le tourisme quand
il est lointain, soit avec un attitude xénophobe quand il
est proche de nous. Je pense qu’il a raison. Notre pays
est en pointe dans la xénophobie d’Etat (cf. les articles
sur ce sujet sur le site 1libertaire
Nicolas Sarkozy et les sans-papiers : Faire peur et tromper
N. Ferré - Gisti
NFerre01.html
Des témoignages dans L'Humanité " La
France a besoin de nous "
Clandestinité, exploitation, interpellations, jugements,
emprisonnements, expulsion, ils vivent l'humiliation au
quotidien.
Sanspapiers11.html
Biopolitique de la peur et gestion des populations
sanspapiers.html
Délinquance et immigration : le sociologue face au
sens commun
Laurent Mucchielli Texte paru dans Hommes et migrations,
2003, n°1241, pp. 20-31.
Securitaire11.html
xeno1.html
xeno2.html
Lochack01.html
xeno4.html
xenoanti.html
rasfascism.html
xenodepar.html
xenoloi.html
Glossairejuridique.html
xenosuit.html
GuideSanspapier.html
sanspapiers.html
|
André Gorz a écrit un article sur « La production
du consommateur », où il explique que les consommateurs
sont une production du capitalisme contemporain :
« La consommation,
trouvant sa source dans des désirs illimités, n'a donc pas
seulement fonction d'ordre et de contrôle social et politique,
de ligne de brouillage des luttes d'émancipation et contre
les inégalités, mais bien aussi de relais dans l'ordre de
la mobilisation totale de l'individu. Elle n'est pas l'autre
de la modernité ou son prolongement, elle est la
modernité, la vérité de l'individu moderne. ».
ProductionduConsommateur.html
|
Jean Pierre Lebrun => « La mutation du social »
La mutation du lien social Jean-Pierre Lebrun
MutationduSocial01.html
|
|
Politique
|
La crise de la civilisation occidentale :
La Shoah.
Le stalinisme.
La chute du mur en 1989.
|
Le féminisme qui montre qu’aucune révolution n’épuisera
la lutte des femmes.
|
Le poids du mental est devenu très important.
Je pense que la domination mentale est un élément de la
postmodernité. Son amplification, sa puissance nous fait
changer de stade par rapport à la période moderne.
|
Poids du système financier :
Une puissance de fait qui maîtrise l’argent, les infos,
l’image avec des moyens nouveaux : les NTIC (Nouvelles
technologie de l'information et de la communication).
|
L’autorité paradoxale, ce que Dufour appelle aujourd’hui la
forclusion de l’autorité (Une note de lecture est disponible
sur demande).
|
Apartheid social et sécuritaire comme gestion des populations.
La fascisation soft : individualisme et relativisme.
fascisoft.html
|
Nous sommes passé/es du paradigme du délinquant à celui
de la victime => « Prison, risque, contrôle, Mutations
de l'emprise carcérale » Gilles Chantraine, Ecorev
N°15 Lundi 19 janvier 2004.
GChantraine01.html
|
La politique réduite à la gestion.
Montée en puissance des experts.
|
L’opacités des fins.
|
L’usage des mots et les euphémismes comme camouflage.
|
Le cynisme.
|
L’illusion de liberté.
|
Les questions de fond escamotées.
|
Des idéaux pour la soumission dans une ambiance schizophrène,
une bonne image de soi, mais une fascisation soft et une
xénophobie d’Etat.
|
L’antifascisme et l’antiracisme contaminé par le différentialisme.
|
La valeur travail un tabou post moderne ?
Il n’y a pas de travail pour tout le monde, une partie
de la population est incapable de travailler et pourtant
la valeur travail trône encore au panthéon politique.
|
La banalisation de la souffrance, Le courage
version machiste dans la compétition économique. (=> cf.
Christophe Dejours, cf. texte à ce sujet présent sur le site
souffrance.html
La souffrance au travail ?
"Notes sur la souffrance" article repris et
retravaillé fin 1999 afin qu'il soit publié
dans la revue Les Temps maudits de la CNT Vignoles en Mai
2000. Ce texte a été imprimé avec un
"mastic" qui le rendait presque illisible. Le
voici dans sa version intégrale
"La souffrance"
Une note de lecture de Miguel Chueca dans le numéro
9 de Janvier 2001 de la revue Les Temps Maudits sur le livre
"Femmes au travail, violences vécues"
de Eve Sémat aux éditions La Découverte
et Syros complète bien cette approche. Cette note
conseille également le livre "L'entreprise
barbare" de Albert Durieux et Stéphène
Jourdain également aux éditions Syros.
Une note de lecture sur le livre de Christophe Dejours "Souffrance
en france"
SOUFFRANCE EN FRANCE
LA BANALISATION DE L’INJUSTICE SOCIALE
Travail, usure mentale de Christophe DEJOURS
Travail, usure
mentale de Christophe DEJOURS
Note de lecture rédigée par Michel Cucchi
sur l'ouvrage de DEJOURS Christophe « Souffrance en
France »
Note de lecture
rédigée par Michel Cucchi sur l'ouvrage de
DEJOURS Christophe « Souffrance en France »
"Harcèlements" Film sur le harcèlement moral au travail
"Harcèlements"
Film sur le harcèlement moral au travail
Dejours, Christophe (1998). Souffrance en France, la banalisation
de l’injustice sociale.
Résumé
et commenté par Jean- François Gagnon, Revue
Intervention Pistes de lecture
Note de lecture: La banalisation de l'injustice sociale
Article paru dans Domaine Public No 1359 du 08.10.1998 Par
Marco Daniel
Note de lecture:
La banalisation de l'injustice sociale Article paru dans
Domaine Public No 1359 du 08.10.1998 Par Marco Daniel
Catégorisation des différentes situations de violence à
l’hôpital : le point de vue du médecin du travail Dr.FORISSIER,
Dr.VOLCKMANN
Catégorisation
des différentes situations de violence à l’hôpital :
le point de vue du médecin du travail Dr.FORISSIER,
Dr.VOLCKMANN
Les salariés n'hésitent plus à dénoncer
le harcèlement moral au travail
Les salariés
n'hésitent plus à dénoncer le harcèlement
moral au travail
Harcèlement moral la nouvelle donne
Harcèlement
moral la nouvelle donne
Harcèlement moral : l’omerta aggrave le phénomène
Harcèlement
moral : l’omerta aggrave le phénomène
Le Harcèlement Moral à L'Université,
ÇA N'EXISTE PAS ?
Le Harcèlement
Moral à L'Université, ÇA N'EXISTE PAS
?
L'entreprise barbare
L'entreprise
barbare
LA FABRIQUE DES HARCELEURS Marie GRENIER-PEZE
LA FABRIQUE
DES HARCELEURS Marie GRENIER-PEZE
Les techniques de harcèlement sur le Site sur le
harcélement http://www.harcelement.org/
Les techniques
de harcèlement sur le Site sur le harcélement
http://www.harcelement.org/
Site sur le harcélement http://www.harcelement.org/
|
La dépression très répandue (cf. « La fatigue d’être
soi » de Ehrenberg).
|
Le harcèlement moral => Marie France Hirigoyen.
La démultiplication des possibilités d’être confronté à
une personne qui harcèle.
Le management par le stress (un livre récent sur France
Télécom parle de « La machine à broyer »).
|
Rapport officiel « Cette souffrance qu’on ne peut plus cacher ».
Il s’agit de la souffrance mentale liée aux évolutions
sociales : l’exclusion, la précarité, l’isolement,
la difficulté identitaire lorsque on est longtemps sans
travail ou en situation précaire avec un revenu peu élevé,
une place dans la société définie seulement par le fait
d'être exploitable, employable ou assité/e.
|
Les médicaments psychotropes sont un moyen banal pour aider
à supporter cette vie, ce qui veut dire que c’est un auxiliaire
important de l’idéologie dans la gestion des populations.
C’est, de fait, une biopolitique de normalisation.
|
La xénophobie d’Etat :
Les expulsions des étrangers/ères indésirables en France,
le chiffre des expulsions dépasse les 10 000 personnes
par an. On expulse couramment des familles entières, notamment
Tchétchènes. A Nantes, le centre de rétention est presque
tout le temps plein, il est même souvent trop petit pour
le nombre de personne à expulser.
La double peine, la parodie du droit d’asile, les discriminations,
le droit différent (nationalité, droit de vote, droit de
circulation, un certain nombre de droits sociaux …), la
suspicion généralisée, les personnes maintenues en situation
d’inconfort administratif (mot employé par les autorités
de ce pays pour parler des personnes maintenues en situation
précaires, la préférence nationale pour l’emploi, la stigmatisation
des cités de banlieues, les contrôles policiers, les bavures
banalisées de la police raciste et violente, etc.
Le maintien des gitans, roms, et autres nomades en situation
d’exclusion.
Malgré tout cela, la bonne conscience sur la France, pays
des droits de l’homme, reste un roc inattaquable. Essayez
de dire à un/e membre du PS ou une personne qui soutient
ce parti, qu’il ou qu’elle est raciste, parce que son parti
de gouvernement applique la xénophobie d’Etat, et vous verrez
sa réaction …. Là, il est évident que les droits de l’homme
donnent une bonne image de soi et du collectif
|
Les femmes opprimées : une domination invisibilisée
mais la violence à leur égard est toujours là => l’enquête
Enveff.
« Enquête Nationale Droits des Femmes 1999.
Secrétariat d'Etat aux Droits des Femmes + Enveff. Enquête
réalisée en 1999 auprès de 6.970 femmes âgées de 20 à 59
ans.
En 1999, plus d'un million et demi de femmes ont été confrontées
à une situation de violence, verbale, physique et/ou sexuelle.
* une femme sur 20 environ a subi en 1999 une agression
physique, des coups à la tentative de meurtre ;
* 1,2 % ont été victimes d'agressions sexuelles, de l'attouchement
au viol. Ce chiffre passe à 2,2 % dans la tranche d'âge
des 20-24 ans.
* les viols concernent 0,3 % de l'échantillon, chiffre
qui rapporté à la population globale donnerait 48.000 victimes
(sur 15,88 millions de femmes de 20-59 ans). Ce chiffre
a été jugé "effarant" par la démographe Maryse
Jaspard (Institut démographique de l'Université de Paris
I).
* la majorité des violences se produit au sein de la sphère
familiale ou privée.
* les violences conjugales relevées par l'enquête vont
des menaces, chantage affectif sur les enfants, mépris,
à la séquestration, la mise à la porte, les rapports sexuels
imposés, les coups et la tentative de meurtre. Elles concernent
une femme sur 10 vivant en couple en 1999 et 30 % de celles
qui s'étaient séparées de leur compagnon au moment de l'enquête.
Les plus jeunes sont les plus touchées (15,3 %).
* ces violences conjugales relèvent de toutes les classes
sociales. Les agricultrices sont les moins atteintes (5,1
%), les étudiantes (12,4 %) et les foyers vivant des allocations
chômage ou RMI (13,7 %) les plus affectés.
*les agressions physiques ou sexuelles sont rares en dehors
du milieu familial ou de la sphère privée (respectivement
1,7 et 1,9 %).
* au travail, le harcèlement moral concerne 3,9 % des femmes
(situations imposées, critiques injustes, mises à l'écart
répétées, ...), les injures et menaces 8,5 %, les agressions
physiques 0,6 %. Le harcèlement sexuel, avances ou agressions
sexuelles, frappent 1,9 % des salariées. Une fois sur 5,
il s'agit d'un supérieur hiérarchique.
http://www.sosfemmes.com/violences/violences_chiffres.htm
Une femme est tuée chaque semaine par son conjoint en Europe.
par Sonia Wolf, Agence France-Presse Strasbourg. Novembre
2002.
La violence conjugale est devenue un phénomène endémique
en Europe où chaque semaine une femme est tuée par son mari
ou son concubin, selon le Conseil de l'Europe qui a appelé
[récemment] ses 44 États membres à la réprimer plus durement.
Pour les femmes de 16 à 44 ans, la violence conjugale serait
la principale cause de décès et d'invalidité avant le cancer,
les accidents de la route et la guerre, selon des statistiques
citées par un rapport du Conseil de l'Europe. En Europe,
selon les pays, de 20 à 50% de femmes sont victimes de violences
conjugales. Mais il n'existe pas de «portrait-robot» du
conjoint violent et aucune couche sociale n'est épargnée,
selon le rapport.
Six décès chaque mois Par Blandine GROSJEAN.
Pour la première fois, la France s'associe à la Journée
internationale pour l'élimination de la violence à l'égard
des femmes. Nicole Ameline, ministre déléguée à la Parité
et à l'Egalité professionnelle, fêtera cet après-midi les
dix ans de Violences conjugales femmes info service 12 000
appels l'an dernier. «Il s'agit pour moi de donner aux femmes
la force et les armes, afin de ne jamais accepter l'inacceptable.».
La ministre voudrait mettre en place avec son collègue
de la Justice un instrument légal qui contraindrait le conjoint
violent à quitter le domicile conjugal.
Chaque mois en France, six femmes meurent des suites
de violences conjugales.
Dans Paris et sa petite couronne, la moitié des femmes
tuées depuis dix ans l'ont été par leur compagnon. Une femme
sur dix serait victime de son conjoint, d'«une relation
de couple qui atteint gravement sa personne, la maintenant
dans un état de dépendance, de tension permanente voire
de peur» :
La définition retenue pour la première grande enquête statistique
(Enveff, Ensemble des violences faites aux femmes) dépasse
les agressions physiques, car «les violences psychologiques
et verbales répétées sont aussi destructrices».
Parmi les femmes se déclarant victimes, 10 % sont cadres
supérieures, 9 % employées, 8,7 % ouvrières.
Les chômeuses (13,7 %) et les étudiantes (12,4 %) arrivent
en tête.
A Violences conjugales, on note une augmentation constante
des appels de femmes issues de l'immigration, d'Afrique
noire notamment.
Selon la loi du 22 juillet 1992, «la qualité de conjoint
ou de concubin de la victime constitue une circonstance
aggravante».
«Ça bouge, les femmes acceptent de moins en moins, partent
de plus en plus», reconnaît Claudine, écoutante à Violences
conjugales.
Cet article est paru dans Libération le lundi 25 novembre
2002. »
Le lien d'origine :
6femmesmois.html
|
L’omniprésence de la sexualité, de la télé à la pub et au
porno, qui souvent se mélangent.
|
Marx a mis en évidence le mécanisme de l’exploitation :
la plus value. L’histoire est l’histoire de la lutte de
classe.
|
Les libertaires estiment qu’il lutter contre la domination
qui est un phénomène différent de l’exploitation. Souvent
ils sont conjoints. Ils valorisent la personne face au rouleau
compresseur des institutions, notamment l’Etat.
Ils et elles proposent de lier les valeurs de l’égalité,
de la liberté et de la solidarité ensemble, l’une ne peut
aller sans les autres. L’utopie peut alors être vue comme
une ligne d’horizon qui est toujours devant nous au fur
et à mesure de l’avancée humaine.
|
La confusion entre savoir et vérité.
La confusion entre information et connaissance.
|
La subjectivité comme matière première du capitalisme (cf.
Luc Boltanski et Eve Chiapello, texte à ce sujet présent
sur :
<chiapello.html>.
et <BiopolitiqueDominationMentale.html>).
|
|
Praxis
|
Crise de l’engagement.
L’engagement politique, qui était fondé sur la promesse
d’un avenir meilleur et le sacrifice pour la cause ne plus
fonctionner aussi bien. D’une part, l’idéal a chu, d’autre
part, si on veut comprendre en quoi on est concerné, on
doit se demander ce qui nous conduit à faire cela au niveau
subjectif.
|
Crise pour le sens des mots (gauche au pouvoir, ....).
|
Des archipels de solidarité (cf. Christian
Ruby « La Solidarité » éditions Ellipses).
Note de l’éditeur : « La solidarité peut-elle
encore contribuer à dessiner une politique de l'avenir ?
Pour éviter de répondre à cette question, beaucoup pratiquent
la fuite dans le holisme, l'individualisme libéral, la perspective
humanitaire ou le tribalisme postmoderne. Nous proposons
d'esquisser ici un autre traitement : l'avènement d'une
politique de la solidarité pourrait avoir lieu à partir
d'une théorie des archipels. La notion d'archipel, en effet,
renvoie à une pratique des relations, dans laquelle la possibilité
d'une loi commune se trouve valorisée. Tisser des archipels
de solidarité, au sein desquels les citoyens sont susceptibles
d'expérimenter des formes d'unification, momentanées mais
toujours universalisables, revient à se donner les moyens
d'inventer des lois au moment même où l'on refuse les lois
imposées, ou la loi de la force ».
|
Poids de l’existentiel.
|
Le dévoilement de la vérité d’une situation ne peut plus
être libérateur automatiquement. Cette idée des Lumières
est contredite par l’observation, les mécanismes de fonctionnement
de diverses arnaques sont publics et pourtant ils fonctionnent.
|
Les maîtres libérateurs sont une impasse => Collectif
Malgré Tout, Miguel Benasayag
MalgreTout.html
|
La pulsion de mort existe dans notre militantisme, =>
Miguel Benasayag.
|
Le pouvoir et la soumission existent en milieu militant.
Le militantisme ne protège de rien. Le sectarisme, la bonne
conscience à pas cher, l’écart entre les idées et les actes,
le machisme, le dogmatisme, l’instrumentalisation existent
chez les libertaires.
Un des intérêts de l’idée libertaire est de donner une
bonne image de soi.
|
Le débat sur les débats, la démocratie participative c’est
difficile et on peut essayer d’améliorer nos fonctionnements.
(cf. texte à ce sujet présent sur le site <>
rubrique « Guides »
liens12.html).
|
La prise de parole des femmes n’est pas égale à celle des
hommes, pour aller vers l’égalité il faut un effort (cf.
texte à ce sujet présent sur le site
Prisedeparoledesfemmes.html
ou
http://www.lagauche.com/lagauche/article.php3?id_article=951
).
|
L’autogestion est un art difficile (cf.
texte à ce sujet présent sur le site
Autogestiondifficle01.html
ou
http://indymedia.crac-g8.eu.org/article.php3?id_article=251).
|
Nous avons des éléments théoriques à notre disposition (cf.
texte sur B17 à ce sujet, présent sur le site
belami17-11.html).
|
La recherche action est une méthode qui peut nous aider
dans notre action politique. Elle permet de tenir compte
de notre implication dans ce que nous étudions. D’autre
part, c’est un moyen pour essayer de dépasser la coupure
entre les intellectuel/lles et les manuel/lles. Un schéma
est joint en annexe.
|
L’engagement politique contient toujours une part d’auto
affirmation, c’est l’indice de la présence du désir.
|
« Pour de mauvaises raisons on peut faire de
bonnes choses » Pierre Carles dans un film,
où il demande de l’aide à un psychanalyste.
|
« Nomades et sédentaires » =>
Georges Birault, notes de Septembre 2004 (note non publiée
disponible sur demande).
Avantages et inconvénients des deux positions. Dans notre
vie militante, nous sommes confronté/es à deux places différentes :
les nomades (en général des personnes en situation précaire
par obligation et / ou par choix, le réseau squat par exemple)
et les sédentaires (personnes qui ont en général un travail
et des enfants).
|
Importance des lieux de vie.
|
On peut se demander si nos vie militantes ne sont pas, elles
aussi, marquées par la postmodernité : importance des
apparences, de l’image de soi, individualisme, pragmatisme,
partage des émotions, narcissisme des petites différences,
poids de l’existentiel, fonctionnement en tribus, fragmentation,
nomadisme, importance du désir, croyances, mythes, succès
des événements et du festif ….
|
La notion d’engagement a plusieurs sens.
Il est mise en acte d'idées selon le sens habituel de l’engagement
politique. Il est aussi affectif et comportemental comme
le montre la psychanalyse et les analyses de Beauvois et
Joule sur la soumission librement consentie (sans contraintes).
Il est question de la confiance, de la parole donnée, d'une
réponse à une demande. On sent que l'on a besoin de nous.
L'urgence est là, il faut faire quelque chose.
L’engagement est lié au respect, à l'implication, à la
conformité, la façon dont on se voit soi-même et à la façon
dont les autres nous nomment et nous installent à une certaine
place.
Il contient l'efficacité, le dévouement, la présence, ce
qu'on attend de soi, “ on compte sur toi ! ”.
Il y a besoin de personnes comme toi. On peut vite être
celui qui sait, sur qui on s’appuie. A partir de là, on
peut facilement dériver vers la position de chef.
L'engagement est lié aux rites, aux apparitions publiques,
à la visibilité du groupe.
Il nous met en présence des marques, des identifications,
des images identificatoires, à la façon de répondre à la
demande de l’Autre.
|
|
Schéma sur la Recherche Action trouvé sur le Net
(orienté action de transformation).

|
Problème posé
Sous forme de questions
|
|
|
Diagnostic
collecte des informations, hypothèses
quant aux causes.
|
|
Tout au long
du processus
Journal de bord
Création et mise
en place d’une
documentation

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Hypothèse(s) d'action
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|
Plan d'action
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Collecte d'informations
Observation, enquêtes, analyses de cas,
tests…
Repérage des effets de l'action,
|
|
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Analyse et évaluation
Validation des hypothèses d action,
Hypothèses d'explication. |
|
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Découvertes d'intérêt général,
Exprimées sous forme de jugements, de
descriptions,
de règles, de lois,
de propositions sur la structure,
le fonctionnement …
|

|
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Philippe
Coutant, Nantes le 15 Septembre 2004
|
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