A Nantes à l'initiative du groupe local de la CNT-F s'est mis
en place une Université Populaire. Une des séances de
ce collectif a été consacrée à la création
de sites Internet. Je n'ai pas pu m'y rendre. J'ai proposé
de faire un petit topo pour transmettre le morceau de savoir lié
à ce que j'ai fait.
Donc, avant de devenir pote avec le dénommé Alzheimer,
je vous propose de faire un petit parcours sur la façon dont
j'ai créé un site Internet en juillet 2001, comment
ça fonctionne pour faire les pages web et comment on transfère
ces pages sur le serveur qui héberge ce site. Il y a aussi
quelques autres paragraphes sur la maintenance, le transfert de fichiers,
le moteur de recherche interne et la licence.
Si des camarades
ont besoin d'explications, je suis prêt à transmettre
ce petit bout de savoir acquis avec l'expérience et l'aide
d'autres humains.
Il est clair que sans cette aide, je n'aurai pas pu réaliser
cela.
Une solution parmi d’autres :
Je travaille sous Windows directement en Html.
C'est une procédure un peu basique qui utilise la possibilité
que le fournisseur d'accès Free propose pour les pages persos.
Pour que ce soit possible, il faut ouvrir un compte chez eux et
activer la possibilité d'utiliser les pages Html et si besoin
activer l'utilisation d'une base Sql.
Cette entreprise tout à fait capitaliste permet d'utiliser
10Go d'espace disque gratuitement.
Elle fait du profit par la fourniture d’accès à
Internet au téléphone et à la TV. Elle attire
ses clients par ces avantages inclus dans la fourniture de services.
Cette procédure est simple voire simpliste au regard des
solutions utilisables aujourd’hui.
Son avantage, c’est d’avoir la maîtrise de tout
le processus de A à Z, hors évidemment ce qui se passe
chez Free même.
Connaître ces étapes aide à comprendre ce qu’on
fait et à quel stade on en est et où il faut intervenir
en cas de problème. Je pense que cette façon de faire
est accessible à tout le monde. Il est également possible
que l’hébergement chez Free permette à ce site
d’être bien protégé. Sur le Net, la guerre
politique, policière, militaire ou maffieuse existe et elle
est très violente.
Il y a d’autres solutions comme ce que font « La lettre
à Lulu » ou la CNT, l’OCL, la FA, IndyMedia,
Samizdat, B17 et bien d’autres. Regardez comment c’est
fait et essayez !
Vous pouvez aussi collaborer à une initiative collective
existante ou en cours de création !
La création du site
Je ne me suis pas préoccupé du nom de domaine, puisque
c’est chez Free. Pour d’autres solutions cela peut être
l’objet de discussions et de recherches.
Première étape : ouverture d’un compte chez
Free. Le nom du compte arrive par la poste, c’est celui du
mail créé, ici <1libertaire@free.fr>.
Le choix du nom peut être source de discussions. J’avais
créé le premier site avec mon mail <prénom.nom@free.fr>.
Assez rapidement, j’ai compris que ce n’était
pas une bonne idée.
Sur ce papier envoyé par Free, il y a le mot de passe et
des infos techniques sur les noms des serveurs à utiliser
pour le transfert de fichiers. Vous pouvez changer ce mot de passe
en allant sur votre compte chez Free.
Voici ce que dit Free lui-même :
~~~~~~~~
Comment disposer d'une Page Perso Free ?
http://www.free.fr/assistance/252-freebox-creer-des-pages-perso-comment-disposer-d-une-page-perso-free.html
Pour bénéficier des 10 Go exclusivement dédiés
à la mise en place de votre site personnel, vous devez activer
le service Pages Perso. Pour ce faire :
* Créez une adresse eMail Free (trouvez l'aide adaptée
ici).
Une adresse login_choisi@free.fr
sera rattachée à une Page Perso http://login_choisi.free.fr.
Rendez-vous directement au deuxième point si vous disposez
déjà d'une adresse @free.fr que vous souhaitez utiliser
dans le cadre des Pages Perso.
* Une fois l'adresse créée et activée (délai
de 2 heures environ après la création), connectez-vous
sur votre interface de gestion (Mon compte) à l'aide du login
concerné (et du mot de passe associé).
Cliquez sur Activer votre compte pour les Pages Personnelles.
Après validation, votre compte Pages Perso est activé
sous 24 heures environ.
Il est ensuite possible de le consulter via le lien http://login_choisi.free.fr,
par protocole FTP ou via l'interface http://ftpperso.free.fr
La base de données lui étant rattachée doit
également être activée depuis votre interface
de gestion (Mon compte), à la rubrique Activer votre base
de données MySQL. La base activée peut être
gérée via http://sql.free.fr.
Il est également possible d'utiliser une base PostgreSQL,
via la rubrique Activer votre base de données PostgreSQL.
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
J’ai donc choisi un nom pour ce site et c’est <1libertaire.free.fr>,
un parmi de multiples autres, puisque c’est ce que j’essaie
de vivre depuis la fin des années 80 du XXème siècle.
Ensuite, vous pouvez aussi trouver de l’aide sur Internet,
par exemple :
<Créer un site Internet> Créer
un site internet
Et < Créer son site Internet : les questions à
se poser avant>
Créer son site Internet
: les questions à se poser avant
L’hébergeur ? Ici
Free.
On commence par préparer ses pages Internet sur une machine,
puis on les transfère sur le serveur qui héberge le
site.
Il y a d’autres façons de faire où on crée
les pages directement sur le site, c’est le cas avec Spip
comme le site IndyMedia Nantes ou de la CNT locale, il y a aussi
les Wiki comme Wikipedia.
Il semble que ce soit le cas pour la création des blogs.
Dans ce cas, la question des sauvegardes peut être cruciale,
puisque toutes les pages sont sur la machine de l'hébergeur
et que régulièrement la copie des pages devient nécessaire
pour en garder une trace comme précaution de base.
La question de se doter de serveurs alternatifs aux médias
officiels est une question à prendre en compte.Il en existe
plusieurs dont <Lautre.net>, <Samizdat>, <No-log>
et d'autres. Se former et autogérer ces technologies est
un élément important de notre militance. C’est
grâce à cela que des boîtes mails, les listes
de diffusion militantes, les forums, les sites politiques radicaux
existent. Cette activité n'est pas trop visible, pourtant
nous en avons besoin.
Les logiciels Wysiwyg ? =>
What You See Is What You Get => Wysiwyg
C’est le nom générique des éditeurs de
texte qui permettent de créer et voir la page web telle qu’elle
sera affichée sur Internet.
J’utilise une version ancienne de Dreamweaver qui est encore
fonctionnelle. Des versions gratuites ont été disponibles
à certains moments sur le net.
Quand j’ai commencé, il n’y existait pas de versions
« open source » ou "freeware" de ce type de
logiciel.
Depuis, Dreamweaver, qui a été développé
chez Macromedia, a été racheté par Adobe (Acrobat
reader – Photoshop, etc.) pour qui la solution "propriétaire
payante" est la seule valable. La seule chose gratuite chez
eux c'est lecteur PDF Acrobat Reader. Adobe, comme Microsoft ou
Oracle qui a racheté Sun, cherche à obtenir une position
dominante dans certains domaines de l'informatique.
Ce type de logiciel permet de générer automatiquement
le code Html de la page web. C’est intéressant quand
on ne connaît rien à ce langage. Avec le temps, se
familiariser un peu avec la façon dont fonctionne Html sera
nécessaire. Il existe des guides sous forme de petits livres
et des tas de didacticiels sur le Net.
L’avantage de ce type de programme, c’est qu’il
possède deux façons d’afficher la page : une
avec le code informatique, forcément barbare quand on débute,
et une seconde façon qui affiche le résultat visible
sur le Net. Donc, on voit tout de suite le résultat de ce
qu’on fait et on peut rectifier rapidement.
Il est possible de trouver ce logiciel si vous en avez besoin.
Il existe des logiciels de ce type <open source> maintenant.
Je ne les ai pas utilisés. Dans notre entourage, il existe
peut-être des personnes qui savent s’en servir. La coopération
solidaire est à l’ordre du jour dans ce domaine comme
dans des tas d’autres. Dans le cas de projets collectifs,
cela permet aussi de ne pas se trouver bloqué si une seule
personne s’occupe de tout cela et qu’elle n’est
pas disponible. L'auto-formation autogérée est valable
encore une fois dans ce domaine, c'est ce que font les membres des
réseaux IndyMedia.
Pour faire des pages web, vous trouverez des exemples innombrables
sur la grande toile. Pour voir comment c’est construit, vous
pouvez faire afficher le code source de la page consultée.
Cette fonction existe dans tous les navigateurs pour utiliser Internet,
c’est le cas chez Firefox Mozilla dans le menu affichage.
Cette présentation se fait dans une fenêtre en mode
<texte> et c'est facile à reprendre. Ainsi, vous pouvez
faire un <copier coller> dans votre logiciel éditeur
Html et voir ce que cela donne, puis garder ce qui vous convient.
Il y a des tas de ressources sur le Web pour trouver ce dont vous
avez besoin : des images, des icônes, des petits objets,
des polices de caractères, etc. pour construire votre site.
Il existe aussi diverses ressources militantes pour nous aider,
nous pouvons remercier les camarades qui font cela.
Pour tester vos pages, il existe une fonction dans Dreamweaver
qui permet de voir ce que cela donne dans le navigateur. Après
avoir transférer vos fichiers sur le serveur de votre hébergeur,
le test en réel est indispensable. Tester sur Firefox Mozilla
est incontournable, par contre tester sur Internet Explorer ou sur
d’autres navigateurs est une question de choix. Tous les navigateurs
n'affichent pas les pages de la même manière.
La question de la sauvegarde des pages est importante. Si pour
une raison ou pour une autre, comme la répression, l’attaque
de maffieux, de faschos, des sionistes ou des diverses officines
liées à la CIA, votre site est détruit ou que
votre ordi est en rade ou retenu par la police, ces sauvegardes
placées chez une autre personne seront très utiles.
C’est ainsi que le site IndyMedia Nantes a été
reconstruit après la saisie du serveur par le FBI en Angleterre.
Souvent maintenant les sites sont construits avec des tableaux.
Cette option couplée à une définition des dimensions
des tableaux en pourcentage permet que chaque page s’adapte
aux dimensions de l’écran qui affiche les pages.
La construction en dimensions fixes contraint la personne qui consulte
la page à une navigation moins facile. Une norme de fait s’est imposée pour la présentation
:
* À gauche et / ou en haut le menu avec des onglets ou non.
* En haut au centre le ou les titres
* Au milieu et sur la droite la page elle-même
La simplicité et l’aération permettent une
consultation confortable.
La construction doit penser à l’organisation du site.
J’ai réorganisé le site 1libertaire.free.fr
pour essayer que l’accès aux infos soit rapide et efficace.
J’ai donc construit des boîtes (pages) par thèmes
ou auteur/es et des pages spécifiques pour aider l’internaute
à naviguer. Là aussi l’expérimentation,
les échanges et l’observation sur le Net peuvent être
utiles.
Les liens internes et externes sont faciles à mettre en
œuvre avec Dreamweaver, puisque ce logiciel a une fonction
prévue à cet effet que l’on peut remplir par
un <copier coller>.
Le résultat donne ce genre de balise <a href="textes.html">
Les informations légales :
C’est la loi LEN de 2004 qui fixe cela :
Le nom de la personne ou le collectif qui fait le site, une adresse,
un mail.
En ce qui me concerne, c’est indiqué sur la page d’accueil
du site.
Cette première page est nommée « index.html
», Tous les sites ont une page de ce type, elle peut aussi
s’appeler « index.php », « index.asp »
ou autres, suivant le langage utilisé en complément
de l’Html. C’est autour de cette page que la structure
du site est bâtie.
Maintenant, avec les moteurs de recherches, on peut accéder
à n’importe quelle page depuis n’importe où.
Par contre, la convention d’avoir toujours une page d’accueil
de ce type est restée, si elle est manquante le site ne marche
pas.
Les feuilles de style =>
CSS = Cascading Style Sheet => en gros feuille de style en cascade
C’est un fichier de type « style.css » qui contient
des définitions de classe pour l’affichage. Cette méthode
permet d’avoir des définitions décrites une
fois et utilisables par toutes les pages qui font appel à
ce fichier.
Il contient donc des paramètres de police de caractères
(font), des infos sur la couleur, le gras, le souligné, la
taille, la hauteur des lignes, etc.
La page web contient une ligne libellée ainsi :
<link rel="stylesheet" href="style.css" type="text/css">
Dans les fichiers de votre site sur le serveur, il faut que ce
fichier soit présent sinon ça ne marche pas. Cette
méthode est intéressante, on définit ces paramètres
une fois et hop ça marche pour toutes les pages. Idem en
cas de modification.
Les mots clés <meta
name="keywords" content="politique,libertaire">
Cette balise permet de définir des mots clés. Ce
sont eux que les robots des moteurs de recherche lisent pour indexer
votre site dans leurs tables et bases de données.
C’est donc important de penser à bien les définir
et d’en mettre assez mais pas trop pour que ce soit efficace.
Il peut aussi être nécessaire d’en garder qui
ne changent jamais et d’autres variables selon le contenu
de vos pages.
L’indexation et le référencement dans
les moteurs de recherche
Pour faire connaître votre site, il faut qu’il soit
référencé dans les bases de données
de Google et des autres moteurs de recherches. Pour ce faire, j’ai
copié et mis en ligne deux pages qui expliquent ce qu’il
est conseillé de faire :
"Comment référencer son site"
http://1libertaire.free.fr/Commentreferencersite.html
ou "comment améliorer son référencement"
http://1libertaire.free.fr/Ameliorersonreferencement.html
On peut forcer un peu les choses en demandant à Google le
nom du site régulièrement. Metacrawler permet de faire
la même chose avec 4 des plus gros moteurs de recherche :
http://www.metacrawler.com/
En faisant cela plusieurs fois et régulièrement on
arrive à faire monter le site dans les premières pages
de résultats que les moteurs renvoient lors d'une requête.
Maintenant des boites de services vendent leur offre pour faire
cela en payant.
L’important pour beaucoup de gens c’est d’apparaître
dans la première page de Google : "le top dix".
Ceci montre bien que Google est devenu un "média".
Se rendre visible reste une des clés de l'existentiel.
Il y a quelques mois, une amie d’Apo33 se désespérait
que ses pages sur l’Infraphysique stagnaient dans le 5647ème
sous sol d’internet.
http://crealab.info/infraphysic/doku.php?
Suite à sa demande, pour faire remonter ses écrits
à la surface du web, j’ai copié une partie de
ses pages sur mon site et presque tous les jours j’ai fait
des appels aux moteurs de recherches Google et Metacrawler. En une
quinzaine de jours, son site et mes pages sur l’Infraphysique
sont remontées près de la surface apparente du Web
et maintenant si on tape ce mot clé le lien vers son site
apparaît.
Le référencement est une occupation qui prend du
temps. Quand j’ai commencé, c’était un
peu plus facile. Aujourd’hui, la création des sites
c’est sans doute des milliers par jour.
Ce qu’on peut dire, c’est que ceci demande de réfléchir
à pourquoi on fait un site. Amener des infos aux internautes
l’emporte sur la mise en avant spectaculaire de son identité.
Pour que ça marche, il ne faut pas hésiter à
donner. Sur Internet, il y a le pire et le meilleur. Les bonnes
pages web sont faites par des gens qui ont envie de partager avec
les autres. C’est le cas dans l’éducation, dans
la fabrication des sites Internet ou de la programmation et des
logiciels libres, etc.
Donner ? C’est ce que disait Marcel Mauss
: « le lien l’emporte sur le bien ».
Exister par Internet ? C’est possible quand
c’est créatif et riche pour l’échange
social et politique, sinon c’est du narcissisme, du spectacle
et de la marchandise avec toutes les âneries qui vont avec.
A l'heure du capitalisme cognitif, la coopération sur Internet
est une puissance de développement très importante.
Par certains côtés, on peut dire c'est une nouvelle
façon de mettre en place des d'échanges pour le développement
d'une humanité plus horizontale, sans que l'argent et le
pouvoir soient les centres autour de quoi tout s'organise. Mais,
on voit bien que c'est une toute petite partie du web. Deux projets
montrent que c'est possible : Wikipedia et IndyMedia.
En ce qui me concerne, j’ai même choisi de reprendre
beaucoup de pages déjà publiées pour les regrouper
et les classer par thèmes ou auteur-es.
« Mais pourquoi reprenez vous des textes déjà
publiés ailleurs sur le Net ? »
http://1libertaire.free.fr/RepriseTextesNet.html
C’est une façon de mettre à disposition du
public des ensembles cohérents de textes sur un sujet donné
comme la page des guides :
<Des guides, des fiches, des kits militants .....>
http://1libertaire.free.fr/liens12.html
Je dois dire que l’objectif du site a changé depuis
sa création. Au début, je voulais seulement faire
connaître mon manuscrit de l'an 2000 ayant pour titre "Nouveau
millénaire, Défis libertaires". Maintenant,
c’est plutôt un début de bibliothèque
numérique. C’est pour cela que le classement et l’organisation
interne ont évolué. Parfois, comme moi-même
je ne savais plus exactement ce que j’avais mis en ligne,
j’ai installé un moteur de recherche interne au site.
Installer un moteur de recherche interne
J’ai essayé plusieurs solutions avant d’adopter
Google. La simplicité du script et la puissance offerte ont
été les arguments principaux.
Le script, je l’ai trouvé chez Framasoft,
un bon site suisse qui fait la promotion des logiciels libre y compris
pour Windows. http://www.framasoft.net/
Le script c’est ici : « Installer ou utiliser Google
comme moteur de recherche interne » http://1libertaire.free.fr/GoogleMoteur01.html
Le transfert des fichiers
Pour installer ses belles pages web sur le serveur de l’hébergeur,
on utilise un logiciel FTP - File Transfer Protocol - comme Filezilla
qui est <open source>. http://www.filezilla.fr/
Il faut rentrer des paramètres afin que le logiciel sache
où aller et quel port utiliser. Les infos sont sur le papier
que Free vous a envoyé :
<ftpperso.free.fr> c’est
le nom du serveur qui va recevoir les infos.
<port 21> c’est le numéro du port qui laisse
rentrer les infos avec ce type de transfert de fichier.
<login > et <password> pour aller sur votre compte
et donc dans votre espace disque.
Ensuite, dans le menu il faut vous connecter, puis mettre les fichiers
à transférer d’une fenêtre de départ
sur votre machine dans la fenêtre qui représente votre
espace sur le serveur et hop en général ça
démarre. C'est la même manipulation que lorsque vous
copier des fichiers d'une fenêtre dans une autre sur votre
machine perso.
Quand c’est fini, on peut aller sur son navigateur préféré
et regarder le joli travail qu’on a réalisé.
Une alternative se présente :
* tout marche et c’est nickel ! La gonflette narcissique
fonctionne à plein régime. La fille ou le gars illes
sont content-es !
* ça merdouille et là la tristesse accompagne le
sentiment de <beuhhh !>. Il faut rectifier ou améliorer
ce qu’on a essayé de faire.
La maintenance
Dans le second cas, on reprend les pages en question et on essaie
de réparer, puis on recommence le transfert.
C’est ainsi qu’on alimente le site, qu’on rectifie,
qu’on change la présentation si besoin. On peut toujours
refaire des pages qui ne nous plaisent pas ou qui contiennent des
erreurs ou enlever des textes qui ont provoqué des polémiques
sévères.
Pour ma part, afin de faciliter toute cette activité, qui
peut ressembler à un travail, j’ai créé
des modèles de pages et je fais des <copier coller>
pour les remplir de ce que je souhaite mettre en ligne. Je crée
des boites (pages web) pour les nouveaux thèmes ou auteur-es
et je fais des liens pour que la navigation fonctionne. J’ai
raisonné en termes de « mot-clé » comme
les moteurs de recherches.
Il peut arriver que des pages soient orphelines parce que les liens
sont cassés ou que parfois la machine nous dit : «
Oh malheur ! Erreur 404 – page non trouvée ! ».
Si on s’en rend compte ou que l’on vous le signale,
on répare les liens, on crée du lien !
La licence pour la diffusion
J’ai pris le parti de copier ce qui m’intéresse
sur ma machine et ensuite d’en faire une nouvelle page. Mais,
je cite toujours l’origine et ne modifie pas le contenu, si
j’ai besoin de le faire ou d’ajouter un commentaire,
je le signale explicitement. C’est la règle du Copyleft
: « Le copyleft »
http://1libertaire.free.fr/Copyleft01.html
Après plusieurs discussions, j’ai choisi une licence
« Licence"GNU / FDL" avec attribution, pas de modification,
pas d'usage commercial et Copyleft avec mention de l’année
de parution »
La licence "GNU / FDL" est celle utilisée
pour la documentation des logiciels libres. Sa définition
se trouve ici :
http://www.gnu.org/licenses/licenses.fr.html
J’ai abandonné la licence « Creative Commons
» lorsque que l’organisme, chargé de fixer les
règle de cette licence, a accepté un gros paquet de
fric de Microsoft alors que celui-ci ne changeait quasiment rien
à ses pratiques de monopole propriétaire.
J’ai choisi de mentionner d’entrée que le site
était gratuit et libre de droit si on respecte la licence
apposée. J’ai dit clairement que c’était
pour un usage de formation et d'échanges pour éviter
les ennuis quand je reprends des trucs sur des sites payants ou
qui sont devenus payants comme les sites de certaines revues qui
au début mettaient en ligne en accès libre leurs textes
et qui maintenant vendent l'accès aux articles.
Il y a toujours des gens qui croient que leurs pages sont leur
propriété et qui râlent ou gueulent très
fort quand on reprend leur travail. Illes ne comprennent pas que
sur le Net tout est public. La preuve ? Les navigateurs vous
donnent accès au code source des pages que vous visitez.
La citation de l’origine, la mention de l’auteur-e et
l’absence d’usage commercial suffisent en général
à calmer les protestations. D'autre part, il est possible
de dire que la reprise du document contribue à le faire connaître
et à rendre célèbre son auteur-e.
Il arrive que je doive enlever une page ou ne plus mentionner l’auteur-e
et l’origine parce que la personne ne peut pas assumer de
se retrouver sur ce site aussi clairement marqué politiquement.
Au final, les blocages ne sont pas nombreux, mais ils existent en
particulier de la part de sites qui veulent gagner du fric en faisant
du commerce sur le Net, parfois avec peu de choses tangibles.
Il arrive aussi fréquemment que des auteur-es ne soient
pas au courant qu’illes ont des textes en ligne sur ce site.
Je reçois des mails me parlant comme si j’étais
l’auteur de tel ou tel texte, alors que c’est simplement
une mise en page et une installation sur un site perso. Quand j’arrive
à connaître le contact mail de la personne je fais
suivre, sinon j’explique ce que je fais. J’ai des demandes
d’interventions dans des débats, des colloques ou des
demandes d’emploi et de stages comme si j’étais
une institution. Je reçois également des mails à
propos des violences policières, des violences conjugales
et des sans papiers, autrement il y a beaucoup de spams et de pubs
dans la boîte mail du site.
Pour l’instant, je n’ai pas de problème pour
la taille du site par rapport à l’espace dont je peux
disposer. Sur le site, il n’y a presque que des textes. Mais
cette question peut demander vérification parce qu’une
minute de son en Mp3 c’est 1 environ un méga. Pour
les vidéos c’est beaucoup plus gros, un format vidéo
annonce « 1 minute de vidéo fait environ 210Mo ou bien
1,3 Go/heure » .
Un détail qui peut perturber le fonctionnement : en faisant
des <copier coller> pour créer des liens externes ou
en interne sur le site, il arrive que des caractères parasites
s'inscrivent comme le pénible <>.
Il faut alors aller dans le code Html et supprimer cela par la
fonction <remplacer tout> du menu Edition du logiciel.
Allez-y faites de beaux et bons sites !
Philippe Coutant, Nantes le 12 novembre 2010
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