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Vivement la retraite !


Ce souhait était courant il y a encore quelques années. Ce moment payé à ne pas travailler alimentait les rêves populaires. Aujourd’hui ce rêve est brisé, le travail est mal en point et c’est souvent lui qui est souhaité. Même les fonctionnaires ne peuvent plus fantasmer sur ce qui tend à devenir un privilège : la retraite.
Finie la pensée du bon temps pour soi, sans chefs, sans horaires ni transports contraints.

Enfin pas pour tout le monde, les dominants restent toujours des parasites sociaux.

Selon Thierry DESJARDIN, directeur au Figaro :
« Voici 30 ans, lorsque Jacques CHIRAC était Secrétaire d’Etat au Budget, il avait lui-même calculé qu’en 2002, il ne pourrait plus toucher sa retraite » (dans Challenges, numéro de février 96).
C’est sans doute à cause de cette crainte qu’il a commencé très tôt à cumuler les retraites.

Depuis 93 il perçoit sa retraite de Conseiller à la Cour des Comptes, soit 79% de l’indice A3 c’est à dire 16 000 Frs net. Il émarge également à la retraite pour ses activités de ministre et d’ancien parlementaire.

En 2002 il pourra recevoir la retraite d’ancien Président de la République et bénéficier des avantages liés à ce statut : voiture de fonction et chauffeur, gardes du corps et secrétariat, logement de fonction, etc... De quoi être à l’abri du besoin...
Nous ne savons pas s’il s’est accordé ou non une pension comme ancien Maire de Paris.

Ces retraites sont bien des « régimes spéciaux » :
* pas d’interdit de cumul ;
* temps de service réduit (3 mois minimum pour un ministre, 1 mandat pour un parlementaire);
* contraintes d’âge souples: 50 ans pour les parlementaires (articles 75 du Code des Pensions);
* revalorisation non soumise au débat public (cf l’augmentation de 10% que se sont accordés eux-mêmes les parlementaires).

C’est certainement ce traitement spécial qui empêche les élites républicaines de comprendre les revendications de personnes salariées en matière de retraite en particulier celles de la fonction publique. Pour elles, quoiqu’en disent les libéraux, pas de cumul possible, pas de dérogation pour l’âge de la retraite, revalorisations indexées sur l’inflation.
Quant aux Rmistes, Ces et autres précaires qui n’auront jamais assez cotisés pour obtenir une retraite décente, ils peuvent toujours essayer de devenir grand commis de l’Etat, parlementaire, ministre ou Président de la République.
Chirac avait dit « fracture sociale » et non pas parasitisme social, ou bourgeoisie d’Etat. Pas étonnant qu’il soit assujetti à l’impôt sur les grandes fortunes depuis plusieurs années, mais c’est sans doute à cause de la fortune de sa femme qui est une châtelaine provinciale...

Merci la France républicaine et vive l’ENA !

Pinnochio en 1996