"Nouveau millénaire, Défis libertaires"
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Police Partout justice nulle part


Pour Carlo et tou-te-s les autres,

Lacrymo-Gênes
C’était un 20 juillet
J’me souviens d’être parti avec un tas de militants
Même si partout ça péterait
On resterait là à crier nos slogans
"libera Genova " ou " Siamo tutti clandestini "
Mais qu’ce drame arriverait on y croyait pas
Un jeune de plus de tué par un képi
Pas de peine avec avec sursis
Une balle dans l’oeil
L’autre dans la mâchoire
Puis les keufs remettent une couche
Et roulent dessus ces bâtards

On était là contre le G8
On voulait plus de c’s’Etats de flics
Situations trop critique
Politik trop statik
Une action d’sadique
Et le bruit des hélicoptères crépite
Une cinquantaine de lacrymos
Un canon à eau
Et les manifestants paniquent
Mais voilà ; Carlo on aurait pas dû t’laisser là
à 23 piges tu méritais pas çà
On s’battait pour nos droits

Pour un extincteur de brandi
Son coeur s’arrête c’vendredi
Jeune Giuliani on t’oubliera pas
On en restera pas là
Pour toi on s’battra
Ainsi qu’pour Makomé, Malek Oussekine
et toutes les autres victimes d’assassinats
de la policia

Etat de siège
l’Etat t’piège dans une souricière
Plus personne ne sourit depuis hier
Même sous bière
La tension monte
Nos morts on compte
à Lacrymo-Gênes
Ville de toutes nos peines
Ville de toutes nos pertes
Y’a pas de capitalisme à visage humain
Et tant qu’il en restera 1
On lachera pas
frangine, frangin.

Le lendemain
C’était le samedi 21
Nous étions 200 mille au moins
Des militants de tout bord
Attac et Verts s’sont fait gazer d’abord c’est bizarre pacifistes morflent à mort
Et crachent sur les violents
Alors qu’on est tous du même bord
à les écouter : que Carlo soit mort
serait un juste retour des choses
J’essaye de faire des proses
sur c’sujet
mais j’ai du mal, les restes de gaz m’font mal à la tête
Et les Carabinieri pour les photos qui posent comme Scarlet
O’hara
Ces rats
nous tirent dessus, en toute impunité
au moins 1000 blessé(e)s
non déclaré(e)s mis à poil dans un hangar
tabassé(e)s
et les filles menacées
d’être violées
Alors qu’elles voulaient militer
pour leurs droits
contre le patriarcat
lancé par leur politik aussi violente qu’le Hezbollah
C’est vrai qu’ils posent pas d’bombes
Mais j’sens leur embargo chaque seconde

Ils n’ont pas entendu la rage du peuple qui gronde
Mais pourtant j’ai vu des gens chauds comme un micro-onde
Combient d’morts faudra-t-il pour qu’on réagisse ?
Combien d’torturé(e)s, pour qu’enfin on agisse ?
Et pour les mettre à l’amende faut q’on soit plus de 10 ?

Refrain

Etat de siège
l’Etat t’piège dans une souricière
Plus personne ne sourit
depuis hier
Même sous bière
La tension monte
Nos morts on compte
à Lacrymo-Gênes
Ville de toutes nos peines
Ville de toutes nos pertes
Y’a pas de capitalisme à visage humain
Et tant qu’il en restera 1
On lachera pas frangine, frangin.

Rap après Genes d'un copain de No Pasaran Nantes.

Envoyé sur Internet par la liste Infozone pour le Réseau No Pasaran AL KP le 30 Juillet 2001