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PARIS (AP) -- Les violences urbaines dans les banlieues n'étaient
"pas organisées" et les islamistes n'ont eu "aucun
rôle" dans leur déclenchement, affirme un rapport
confidentiel des Renseignements généraux, dont des extraits
sont publiés mercredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui en
France".
http://permanent.nouvelobs.com/societe/20051207.FAP1317.html?0746
"Aucune manipulation n'a été décelée,
permettant d'accréditer la thèse d'un soulèvement
généralisé et organisé", estime
ce rapport. "Aucune solidarité n'a été
observée dans les cités (...) Les jeunes s'identifient
par leur appartenance à leur quartier d'origine et ne se
reconnaissent pas dans ceux d'autres communes".
Selon les RG, les islamistes n'ont eu "aucun rôle dans
le déclenchement des violences et dans leur expansion".
Au contraire, "ils avaient tout intérêt à
un retour rapide au calme pour éviter les amalgames".
Le rapport note que la France a "connu une forme d'insurrection
non organisée avec l'émergence dans le temps et l'espace
d'une révolte populaire des cités, sans leader et
sans proposition de programme".
"Les jeunes des cités étaient habités
par un fort sentiment identitaire ne reposant pas uniquement sur
leur origine ethnique ou géographique, mais sur leur condition
sociale d'exclus de la société française",
poursuivent les Renseignements généraux. "Les
jeunes des quartiers sensibles se sentent pénalisés
par leur pauvreté, la couleur de leur peau et leurs noms.
Ceux qui ont saccagé les cités avaient en commun l'absence
de perspectives et d'investissement par le travail dans la société
française".
Enfin, les RG observent que "la France, plus préoccupée
par la montée de l'islamisme radical et du terrorisme religieux,
a négligé le problème complexe des banlieues".
Les cités sont devenus des "ghettos urbains à
caractère ethnique", où les difficultés
s'accumulent: absence de mixité sociale, "forte concentration
de populations d'origine étrangère", "familles
polygames" et "nombreuses familles monoparentales",
"importante déscolarisation des enfants", "fort
sentiment d'insécurité"...
Pour les Renseignements généraux, "il est à
craindre désormais que tout nouvel incident fortuit provoque
une nouvelle flambée de violences généralisées".
La nuit de la Saint-Sylvestre "risque d'être particulièrement
sensible", préviennent-ils, même s'ils estiment
que ces violences entrent dans une "logique festive" et
ne sont pas le signe d'un "sentiment d'injustice ou de rejet".
AP
Les violences urbaines n'étaient ni organisées
ni manipulées, selon un rapport des RG
7 Décembre 2005
http://www.maire-info.com/article.asp?param=6410&PARAM2=PLUS
Les violences urbaines dans les banlieues n'étaient «pas
organisées» et les islamistes n'ont eu «aucun
rôle» dans leur déclenchement, affirme un rapport
confidentiel des Renseignements généraux (RG), dont
des extraits sont publiés ce mercredi dans "Le Parisien/Aujourd'hui
en France".
«Aucune manipulation n'a été décelée,
permettant d'accréditer la thèse d'un soulèvement
généralisé et organisé», estime
ce rapport. «Aucune solidarité n'a été
observée dans les cités (...) Les jeunes s'identifient
par leur appartenance à leur quartier d'origine et ne se
reconnaissent pas dans ceux d'autres communes». Selon les
RG, les islamistes n'ont eu «aucun rôle dans le déclenchement
des violences et dans leur expansion». Au contraire, «ils
avaient tout intérêt à un retour rapide au calme
pour éviter les amalgames». Le rapport note que la
France a «connu une forme d'insurrection non organisée
avec l'émergence dans le temps et l'espace d'une révolte
populaire des cités, sans leader et sans proposition de programme».
«Les jeunes des cités étaient habités
par un fort sentiment identitaire ne reposant pas uniquement sur
leur origine ethnique ou géographique, mais sur leur condition
sociale d'exclus de la société française»,
poursuivent les Renseignements généraux. «Les
jeunes des quartiers sensibles se sentent pénalisés
par leur pauvreté, la couleur de leur peau et leurs noms.
Ceux qui ont saccagé les cités avaient en commun l'absence
de perspectives et d'investissement par le travail dans la société
française».
Enfin, les RG observent que «la France, plus préoccupée
par la montée de l'islamisme radical et du terrorisme religieux,
a négligé le problème complexe des banlieues».
Les cités sont devenus des «ghettos urbains à
caractère ethnique», où les difficultés
s'accumulent: absence de mixité sociale, «forte concentration
de populations d'origine étrangère», «familles
polygames» et «nombreuses familles monoparentales»,
«importante déscolarisation des enfants», «fort
sentiment d'insécurité»...
Pour les Renseignements généraux, «il est à
craindre désormais que tout nouvel incident fortuit provoque
une nouvelle flambée de violences généralisées».
La nuit de la Saint-Sylvestre «risque d'être particulièrement
sensible», préviennent-ils, même s'ils estiment
que ces violences entrent dans une «logique festive»
et ne sont pas le signe d'un «sentiment d'injustice ou de
rejet».
"Le principal intérêt de ce rapport est qu'il
tord le cou à pas mal d'idées reçues qui se
sont un peu répandues pendant la crise. Par exemple, pour
les policiers, "le principal ressort des émeutiers,
le sentiment identitaire qui les a animé, n'est pas l'origine
ethnique ou géographique, mais leur condition sociale
d'exclu de la société française".
Je cite encore : "le mouvement n'était ni organisé,
ni manipulé", "pas de caïd à la tête
des bandes déchaînées. Pas de fous de Dieu qui
attisent les flammes. Juste une énorme désespérance
sociale et une perte de confiance totale envers les institutions
de la république". C'est ce que pensent les policiers
des Renseignements Généraux"
http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?dicid=395452&rubid=17320
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