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L'exclusion définir pour en finir
par nellyimf du site les etudiantes ass de montfavet

origine : http://les-etudiantes-ass-imf-montfavet.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=895245&coms=895245

Le livre que j’ai choisi d’étudier s’intitule « L’exclusion, définir pour en finir ». Il a été écrit sous la direction de Saül Karsz avec Michel Autès, Robert Castel, Richard Roche et Monique Sassier. Il est paru à l’édition Dunod, collection pratiques sociales, en 2000.

1. L’ouvrage

1.1 Biographie des auteurs :

Chacun des cinq auteurs ayant écrit une parti de l’ouvrage, j’ai pensé intéressant d’identifier quelques éléments bibliographiques de chacun d’eux :

Saül Karsz est philosophe maître de conférences en sociologie à l’université Paris V, membre de l’association « Pratiques sociales » consultant formateur en stratégies d’intervention sociale.

Michel Autès est sociologue, chercheur au CNRS-CLERSE (centre lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques) et à l’IFRESI (institut fédératif de recherche sur les sociétés industrielles), université Lille I.

Robert Castel (né en 1933) est agrégé de philosophie, sociologue, ancien directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales. Depuis 1995, il est directeur du Centre d’étude des mouvements sociaux.

Richard Roche est juriste, sociologue, membre de l’association « Pratiques sociales », co-directeur de l’association « Action sociale-formation-recherche », consultant formateur dans les dispositifs d’intervention sociale.

Monique Sassier est sous-directrice de l’UNAF (Union nationale des associations familiales), Paris, chargée des études et des actions politiques.

1.2 Le genre littéraire

Genre littéraire : l’ouvrage « L’exclusion, définir pour en finir » est un livre élaboré à partir des exposés et des débats tenus à l’occasion d’une rencontre organisée par l’association « Pratiques sociales ». Chaque exposant a revu, réécrit en partie ou en totalité sa contribution.

1.3 Résumé de l’ouvrage

PARTIE 1 « Les trois figures de la déliaison » Michel AUTES

Michel Autès aborde l’exclusion sous une approche théorique, il s’interroge sur l’emploi du terme exclusion. Il distingue une évolution dans la manière dont on a problématiser la question des personnes en difficulté au sein des politiques sociales en France depuis 1945. Dans les années 50, on parle d’individus asociaux, puis dans les années 60, on construit des catégories autour de l’inadaptation. Dans les années 70, apparaît la notion de handicap, puis on voit apparaître les termes de la pauvreté et de la précarité et enfin le problème de l’exclusion. Depuis, il constate une généralisation du terme, son passage dans le discours commun.

Pour lui le social est « l’articulation de la sphère économique et de la sphère politique …auquel se rattache la sphère culturelle et la sphère domestique. L’exclusion est un nom mis sur les malheurs du temps et qui font mal aux articulations de ces différentes sphères de la vie sociale. Quand on parle d’exclusion on est devant quelque chose de l’ordre de la rupture du lien ». [1]

Il pose l’hypothèse suivante : « est ce que ces problématisations autour de l’exclusion ne sont pas l’indice d’une transformation ou d’un déplacement de la question sociale ? » Pour lui la question du travail est au cœur de cette question sociale. Selon lui, il y a deux manières de voir le devenir de la société salariale. Soit il s’agit d’une transformation de la société salariale du a une crise du aux transformations des façon de produire, soit on peut imaginer une mutation plus radicale faisant qu’a terme le travail ne soit plus au centre des rapports sociaux comme il l’est dans la société industrielle. Autour de cette problématisation il s’interroge sur quel type de liaison fait-on entre la sphère économique et ce qui relève du politique ?

Michel Autès distingue trois figures de l’exclusion et se demande si l’insertion est la réponse à l’exclusion. Il aborde cette question par trois approches : celle de Serge Paugam, V de Gaulejac et I Taboada Leonetti et celle de Robert Castel.

L’approche de Serge Paugam [2]. L’idée initiale de S.Paugam est que la pauvreté est une construction sociale. « La disqualification est vue comme un phénomène de désintégration sociale ». La disqualification est un processus. Il considère que les personnes passent par trois étapes : la première étape, « les personnes sont fragilisées » dans leurs rapports au travail, leurs liens sociaux, ils deviennent ainsi des individus à risque, ce sont des précaires mais pas encore des « assistés ». Ensuite, ils tombent dans l’assistanat. Et enfin les « marginaux » ceux qui ont renoncé à tout.

L’approche de V De Gaulejac et I Taboada Leonetti [3] est centrée sur les destins individuels. Ils s’interrogent sur les effets de la « désinsertion » sur l’identité des individus. Ils considèrent le processus de désinsertion en quatre phases : la première rupture est caractérisée par la perte de l’emploi, le divorce, la maladie, la seconde phase est suivie d’une série d’autres ruptures similaires aux précédentes. Pour eux ces deux phases se ressemblent. La troisième étape est ce qu’ils appellent le « décrochage ». La dernière étape est la « déchéance » comme par exemple des comportements d’autodestruction.

Face à ce processus de désinsertion, les auteurs considèrent que les individus ont trois types de réaction : Les « réactions de résistance », les individus tentent de résoudre leurs difficultés par leur propres moyens, ils peuvent développer des « stratégies d’adaptation ou d’installation » dans leur situation, puis enfin éventuellement une « stratégie de fuite et de sortie » de leur situation.

La désinsertion est considérée comme individuelle et sans marquage social préalable.

R Castel aborde le concept de « désaffiliation » qu’il caractérise comme une perte d’appartenance des individus. Il parle d’une rupture par rapport au salariat mais aussi par rapport au lien sociétal du fait de l’évolution de la société.

« Il considère qu’il y a une construction progressive du salariat par le rôle jouait par l’Etat. C’est le passage des « sociétés de tutelle » ou les gens se trouvaient sous la dépendance de liens entre personnes, à des « sociétés de contrat » à la mode libérale jusqu’à des « sociétés de protection » ou de statuts qui sont les formes modernes du salariat. Il oppose le libéral où l’Etat ne doit pas se mêler de ce qui concerne les rapports privés et l’entreprise et la construction républicaine par la mise en place progressive des protections. Pour lui l’ensemble se fragilise et on retrouve à l’intérieur des rapports du travail une certaine vulnérabilité. Leur appartenance à la société devient problématique. » [4]

Michel Autès constate également un décalage entre les politiques publiques et la réalité de terrain. Car les réponses apportées sont construites sur des représentations qui ne correspondent pas à la réalité c’est ce que les sociologues appellent « l’effet Tex Avery ». . il considère qu’il y a quatre types d’impossibilité ou « d’impuissance publique », ce sont des limites qu’il faut dépasser. « La première c’est les difficultés à penser les problèmes, la seconde c’est de trouver un nom aux choses, ensuite il constate que l’interprétation libérale du social devient plus prégnante, enfin l’impossibilité de prendre en compte la dimension symbolique de la réalité humaine ». [5]

Le travail est un facteur d’intégration important, cependant, il est soumis aux lois naturelles du marché. D’où l’incertitude de l’action publique, qui cherche à inventer de nouvelles catégories d’action. La première catégorie c’est « l’insertion, elle peut s’analyser comme l’ensemble des processus de dérégulation du marché du travail. On crée des sous statuts, des contrats précaires qui pèsent sur le marché du travail et on un effet sur des vrais contrats, cela fragilise l’ensemble du dispositif. Les structures d’insertion par l’économie jouent ce rôle, de même que toutes les politiques publiques d’exonération et d’incitation à la création d’emploi [6] ».

La deuxième catégorie c’est le territoire, il peut être une autre façon de gérer les populations. On repère des territoires par rapport à leur exclusion, à leur désintégration comme les milieux ruraux en désertification. Le territoire peut aussi être un espace de démocratie locale.

La troisième catégorie est la sécurité.

PARTIE 2 « Cadrer l’exclusion » Robert CASTEL

Pour Robert Castel il faut se méfier de la notion d’exclusion en raison l’hétérogénéité de ses usages, il considère que ce n’est pas une notion analytique. De plus l’exclusion est issue d’un processus « on ne naît pas exclu, on le devient ». Robert Castel distingue plusieurs zones de la vie sociale. La zone d’intégration : ce sont des personnes qui ont un travail régulier et des supports de sociabilité stables. La « zone de vulnérabilité » où le travail est précaire et les situations relationnelles sont instables. « La zone d’exclusion dans laquelle des vulnérables et même des intégrés basculent ».Pour lui il faut essayer d’analyser ces processus. Robert Castel propose d’utiliser le terme de « désaffiliation » à la place d’exclusion dans le but de démontrer le processus, des personnes qui décrochent et basculent.

Il considère que le travail d’insertion doit être complété par la mise en place de politiques préventives pour éviter que les personnes basculent en situation d’exclusion.

Il considère qu’il y a une nouvelle population à problème, ce ne sont pas des cas sociaux, ni des inaptes au travail mais ils ne trouvent plus de place ou que des places instables et précaires qui les conduisent à la vulnérabilité pour des raisons qui ne sont pas de leur fait, il les nomme les « surnuméraires ». On s’en tient aux faits visibles d’une question qui traverse l’ensemble de la société et on mobilise essentiellement des « réponses techniques » alors que la maîtrise du processus exigerait un « traitement politique du problème ».

Robert Castel aborde trois formes historiques de l’exclusion : la première c’est le retranchement complet d’une personne ou d’un groupe de la communauté c’est le cas de la déportation, du génocide, du bannissement… ; la seconde c’est la construction d’espaces clos au sein de la communauté mais coupés de celle-ci, comme les asiles, les prisons, les ghettos ;et la troisième forme d’exclusion c’est lorsque certaines populations sont dotées d’un statut spécial qui leur permet de coexister dans la communauté mais qui les prives de certains droits et de la participation à certaines activités sociales.

Il considère donc que « la plus part des situations qu’on qualifie d’exclusion relèvent en fait de vulnérabilité qui est créée par la dégradation des relations de travail et protection attachées au travail. On est en droit de parler de précarisation, de vunérabilisation, peut-être de marginalisation mais pas d’exclusion » [7]

PARTIE 3 « L’exclusion n’existe pas, je l’ai rencontrée » Monique SASSIER

Monique Sassier cherche à comprendre comment est construit l’exclusion. Elle recense le vocabulaire qui caractérise les exclus. Pour elle, l’inflation de ces nouveaux mots traduit cette élaboration conceptuelle car l’exclusion est un phénomène nouveau dans ses conséquences. Parallèlement elle constate une tentative de chiffrage qui traduit une volonté de savoir et de connaître à tout prix, en opposition à l’intuition selon laquelle l’exclusion serait un processus dynamique et non un état. De plus, ce chiffrage permet de légitimer des réponses sociales, politiques et administratives. Il permet d’élaborer des réponses techniques, des dispositifs,des actions alors même qu’elles sont déjà insuffisantes. Cela donne un effet de stigmatisation aggravé par la constitution de catégories de personnes identifiées par leurs manques. Pour Monique Sassier « nommer des catégories produit des dispositifs, nommer des dispositifs produit des catégories » [8].

Elle identifie l’exclusion en fonction de plusieurs points de vue. C’est une sorte d’objet mouvant qui d’un point de vue institutionnel, est une occasion pour une construction financière, politique et administrative. Ainsi se créent des « logiques ségrégatives » car « tout ce qui n’est pas suffisamment exclu n’entre pas dans les catégories socio-administratives qui permettent des interventions sociales , administratives, politiques ou financières » [9]. Or dans l’action sociale, il faut tenter de dépasser les catégories qui sont créatrices d’exclusion. D’un point de vue administratif, « les personnes en difficultés se structurent dans un discours de l’ayant droit absolu. Cette construction extrait les personnes elles-mêmes de la problématique de l’échange social. Du point de vue social, sortir de l’échange, et de la consommation veut dire que plus personne n’est en charge de cette question. En affirmant que tout ce qui dysfonctionne dans notre société doit recevoir une réponse sociale, les limites du social ne sont plus définies par le champ social lui-même, mais par les champs laissés en jachère par d’autres » [10]. Et enfin d’un point de vue politique, cela permet la constitution d’un discours sur le traitement des effets et autorise l’absence d’analyse sur les causes.

Selon elle, les personnes qui s’en sortent sont celles qui ne se laissent pas enfermer dans un état et qui ont un projet et la faculté de se projeter. Elle dénonce l’urgence comme mode d’interpellation sociale et comme mode de réponse sociale. Les réponses en terme de dispositifs spécifiques, de dispositifs d’urgence sont des interventions rapides qui atténuent la volonté de travailler sur les causes de l’exclusion afin d’investir dans le traitement des effets visibles. Elle donne l’exemple du « Samu social qui s’est fondé peu à peu sur une sorte de droit inconditionnel à l’assistance qui se traduit par la sortie radicale de l’échange social » [11]. Problématique identique pour le système de prestations reconnu comme pouvant aider à réduire la pauvreté monétaire, mais qui laisse entière la question de l’exclusion. Elle émet « l’hypothèse qu’il faille savoir attendre et tenir, face à un problème considéré comme provisoire et transitoire. L’urgence consisterait seulement à organiser l’attente, dans l’espoir de jours meilleurs. Ce parcours d’insertion et ces dispositifs ont au fond le statut d’un véritable métier. Le nouveau métier des gens en difficulté serait d’attendre ». [12]

La question sociale, devient une question sociétale, dont les élus ne peuvent s’abstraire. Cette liaison nécessite des rencontres entre les professionnels du social et les élus. Elle considère que « l’exclusion est une interrogation sociale partagée, sans doute parce que s’est forgé un consensus sur le côté incertain et aléatoire de son déclenchement » [13]. L’exclusion serait un risque social partagé.

PARTIE 4 « De l’exclusion à l’insertion : problématiques et perspectives » Richard ROCHE

Richard Roche interroge la notion d’insertion en tant que réponse à l’exclusion. Et questionne l’insertion en tant que représentation. Il se réfère à la grille de lecture de C.Guitton qui distingue l’insertion comme représentation, comme catégorie, comme politique, et comme statut. Ces différents aspects s’articulent.

Il s’intéresse au terme de surnuméraire qu’il définit comme un statut partiel et fragile, une situation transitoire sur le chemin de l’insertion. Par là il entend les contrats emploi-solidarité. Il qualifie cette période de « sas », de « sphère », elle a pour conséquence la stigmatisation des personnes, une détérioration rapide de l’employabilité et une usure du à la fois aux échecs et au temps. Cette période est une sphère de l’insertion qui se situe entre la sphère de l’emploi et la sphère de l’aide sociale.

Selon lui, « l’insertion est en panne ». « L’insertion est devenue, non plus cette phase transitoire, ce moment de passage avec un avant et un après, mais un statut à part entière. Voilà une nouvelle forme d’exclusion…de la sphère de l’emploi ordinaire et une nouvelle position sociale : être en insertion à défaut d’être inséré, ou mieux encore intégré. » [14]

PARTIE 5 « L’exclusion : faux concept, vrai problème » Saül KARSZ

Saül Karsz se propose de « démontrer le regard particulier posé sur le réel, qui porte le nom d’exclusion » [15]. Il veut travailler sur l’exclusion pour savoir de quoi on parle en employant ce terme. Car selon lui « n’est pas exclu qui veut »pour accéder à l’exclusion les personnes doivent connaître un « parcours », un certains nombre de « caractéristiques ».Il y a une condition déterminante : l’existence d’une « problématique d’exclusion ».

Il procède à la présentation de la problématique de l’exclusion. Le terme exclusion est apparu en 1965. Mais son usage contemporain date des années 90, il caractérise la précarisation et la fragilisation de populations de plus en plus nombreuses. La notion d’exclusion se généralise, s’élargie, elle devient une « catégorie surdéterminée, sans frontière »

L’exclusion a de multiples facettes et une pluralité de significations. A partir des années 90, elle requiert un sens spécifique. Pour repérer, il fait une distinction entre l’usage générique et l’usage spécifique. L’usage générique concerne les exclusions restreintes, particulières, le terme revêt un caractère indéterminé. L’usage spécifique est contemporain, il nécessite des codes précis, des présupposés particuliers dans ce cas, « il ne suffit pas d’être exclu de quelque part pour être exclu au sens spécifique, contemporain, du terme » [16].

Dans les années 50, on parle déjà d’exclusion par rapport au logement, dans les années 70, il est question des exclus (de l’économie, du bien être, du progrès…) mais il les différencie de l’exclusion sociale qui date des années 85-90, car selon lui, « ces exclus-ci le sont radicalement, il sont donc socialement exclus, ils sont des exclus sociaux ». Elle suppose une démarche globale. Selon lui, « c’est pour cela que la loi de lutte contre l’exclusion se propose d’assurer rien moins que la cohésion sociale » [17].

Il distingue deux type d’exclusion : les exclusions plurielles, déterminées, qualifiées dans le temps et l’espace (exclusions scolaires, professionnelles…) et l’exclusion forte, radicale, l’exclusion au singulier : l’exclusion sociale. Il s’agit de deux sortes d’exclusion tout a fait différentes, et en même temps d’une seule et même exclusion car elle est réelle, concrète. C’est un phénomène de société, c’est pour ça qu’elle est sociale.

Saül Karsz interroge ensuite la problématique de l’exclusion d’un point de vue critique. Il établit une analyse de discours et de pratiques concernant la catégorie d’exclusion. Il concerne son caractère polysémique, paradoxal, spéculaire et enfin consensuel.

La catégorie polysémique est une catégorie passe-partout. La catégorie paradoxale illustre le paradoxe que constitue l’exclusion. Saül Karsz donne l’exemple des pratiques toxicomaniaques. En effet, ces pratiques conduisent à l’exclusion ou en résultent. Cependant elles nécessitent une insertion dans les différents réseaux, des filières d’échanges…pour se procurer les produits. Il considère que « c’est une manière d’être ensemble, de tisser et d’entretenir des liens, d’organiser et de gérer un certain genre de vie sociale » [18]. Le caractère extrême de ce genre de situations, met en relief des traits reconnaissables dans l’ensemble des situations d’exclusion. C’est le « paradoxe constitutif de l’exclusion ». Il considère l’exclusion comme un statut social, car elle concerne des gens qui sont en dehors d’une société, pourtant, il en font nécessairement partie, sinon il ne pourraient pas en être exclus. Donc on peut se poser la question de comment insérer des gens qui le sont toujours déjà ? Faut-il parler plutôt de réinsertion et/ou d’intégration ? Cela viserait à faciliter l’accès à des places meilleures que celle que les personnes occupent déjà.

La catégorie spéculaire. L’exclusion comprend des destinataires qui sont les exclus et des émetteurs qui sont les institutions et les services, les politiques publiques, les dispositifs et les intervenants qui s’occupent d’exclusion. « Des intérêts forts lient les uns aux autres, des enchaînements et des interdépendances » [19]. Il estime que la dialectique de l’exclusion concerne l’ensemble de la population, l’ensemble des rapports sociaux. Pour lui, l’exclusion conforte l’insertion, et la questionne également. Le couple exclusion-insertion constitue une dialectique et leurs rapports sont dynamiques.

Dans la catégorie consensuelle, il veut faire apparaître que dans l’exclusion, des enjeux de fond sont en cause qui dépassent les intérêts particuliers. Il définit le consensus comme étant une forme particulière de l’accord qui minore les désaccords et met en avant les accords, les affinités, les convergences. Le principe fédérateur du consensus est : « tous des humains ».Il définit deux personnages de la problématique de l’exclusion les « in », les inclus dans la société et qui sont de la société et les « out », les exclus qui sont dans la société quoique sans en être. Mais ils « partagent les mêmes objectifs et adhérent aux mêmes idéaux, que les uns réussissent à réaliser et les autres pas. Ils occupent des places différentes, mais sur la même échelle de stratification sociale… Leurs intérêts individuels et collectifs divergent mais au sein de désirs et de buts convergents. » [20], ils veulent la même société

Enfin il identifie les présupposés majeurs de l’exclusion, ses enjeux théoriques et politiques, et esquisses les conditions d’un dépassement raisonné. Il suggère d’identifier la problématique générale dont l’exclusion est un symptôme et un des représentants.

2. Analyse de l’ouvrage

2.1 Contexte

Dans les années quatre-vingts, la société prend conscience qu’elle est en période de mutations profondes d’ordre structurel. L’accroissement de la pauvreté, la montée du chômage, la déqualification, la désaffiliation des groupes les plus fragiles, le délitement du lien social, l’éclatement de la cellule familiale avec sa cohorte de conséquences sur l’équilibre de l’individu sont à l’origine de la précarité. Sur le plan économique, la société n’est plus capable d’offrir de l’emploi à tous dans les mêmes conditions de protection sociale.

Cette lutte contre les exclusions est traduite en partie, à la fin de la décennie, par le dispositif RMI en instaurant une politique contractuelle, transversale et territoriale fondée, entre autre, sur le droit à une allocation, un accompagnement social des personnes et une dynamique partenariale. C’est un tournant dans la conception et l’organisation des politiques d’action sociale et des méthodes d’intervention sociale.

Cette décennie, marque le temps de la décentralisation et de la mise en œuvre de la nouvelle répartition des compétences entre l’Etat qui conserve le secteur de l’aide sociale à l’hébergement, et les collectivités territoriales. Le législateur estime que la mobilité et la fragilité des publics doivent être garanties par la solidarité nationale.

La loi de lutte contre les exclusions du 29 juillet 1998 entend donner une certaine cohérence à l’ensemble des dispositifs de lutte contre la pauvreté et la précarité.

Lorsque l’ouvrage apparaît la question de l’exclusion est donc au cœur de l’actualité sociale. A travers ce livre les auteurs interrogent la catégorie exclusion et la théorise, ils s’intéressent aux politiques sociales et souhaitent questionner cette réalité.

2.2 Problématique

L’ouvrage est un instrument de travail, car chacun des auteurs qui a contribué à ce livre fourni un diagnostic et un point de vue particulier quant a ce que l’exclusion signifie. L’exclusion passe du stade d’évidence au statut de question, de catégorie à penser. Il interroge par le biais de l’exclusion, l’organisation et le fonctionnement de nos sociétés. Pour traiter de l’exclusion, ils mobilisent un ensemble de dimensions économique, politique, institutionnelle,juridique, professionnelle… Cet ouvrage déconstruit les idées, les habitudes et les pensées sur l’exclusion et montre que l’exclusion ne concerne pas seulement les exclus.

La nécessité d’interroger la catégorie d’exclusion, d’identifier les théories, les politiques, et le réel qu’elle est censée expliquer. De quoi parle t-on quand on parle d’exclusion ?

- Pour Michel Autès la notion de déliaison accentue la dimension symbolique de l’exclusion. Il situe les enjeux de l’exclusion par rapport à l’insertion, au territoire et à la sécurité en terme de politique publiques et de défi pour l’avenir des sociétés à projet démocratique. Il évoque trois approches pour définir l’exclusion :

Celle de Serge Paugam qui parle de disqualification. Il fait une approche en terme de classification qui s’organise autour de la question de l’intégration et du type de rapports que la société organise avec ses marges. Il s’interroge du point de vue des institutions. Chez lui c’est une statègie de labellisation, de catégorisation des individus.

Celle de V. De Gaulejac et I. Taboada Léonetti se basent sur le concept de désinsertion. C’est l’idée qu’il y a eu l’exclusion, l’insertion et enfin la désinsertion. Les analyses portent sur les destins individuels.

Et celle de Robert Castel qui aborde la notion de désaffiliation. Il fait une étude historique du salariat et de sa construction. Pour lui le salariat c’est un tout : c’est le contrat de travail et le droit du travail, c’est le salaire et la protection sociale. Ici on a le point de vue du politique et de l’Etat. Il met en exergue les étapes d’un processus historique et du traitement de la question sociale par l’Etat.

Ces trois approches n’utilisent pas le terme exclusion mais préfère créer de nouveaux termes leurs semblant plus adaptés. Les auteurs reconnaissant dans leur approche qu’on a affaire à la déliaison, à la désintégration des personnes. L’idée est que quelque chose se défait donc il faut soit reconstruire, soit construire autre chose. Ils sont également d’accord sur le fait que l’exclusion est un processus qui comprend plusieurs phases l’entrée, l’installation et celle de l’errance, du « hors social ».

- Robert Castel préfère donc la notion de désaffiliation. Il considère l’exclusion comme un processus.

- Monique Sassier s’attache à comprendre les situations et intervient sur les causes de l’exclusion.

- Richard Roche, lui, interroge l’insertion en temps que réponse à l’exclusion, et questionne l’insertion en tant que représentation.

- Quant à Saül Karsz, il analyse l’exclusion en tant que catégorie construite qui comporte une vision du monde et de la société. Par là l’exclusion interroge l’organisation et le fonctionnement de nos sociétés.

2.3 Concepts

2.3.1 L’exclusion

L’exclusion est un terme contemporain qui est apparu dans les années 80. L’entrée en France des 30 glorieuses, crée une accélération des mutations socio-économiques (l’industrialisation, l’exode rural, la concentration urbaine, la croissance démographique). Entraînant une pénurie de logement qui engendre déjà une situation de grande pauvreté. C’est alors qu’émerge la notion d’exclusion.

Le phénomène de grande pauvreté apparaît après les années 80. La montée du chômage en est à l’origine mais également l’augmentation du travail précaire.

Face à cela il fut impératif de redéfinir les mécanismes de la solidarité publique et de recréer une solidarité entre les individus .Cela explique l’adhésion massive de l’opinion publique en 88 au mécanisme du RMI destiné à assurer un filet de protection auprès des plus démunis.

La loi du 29 juillet 1998 définit l’exclusion comme l’incapacité à accéder aux droits sociaux fondamentaux. Au regard de la loi, les personnes exclus sont les personnes n’ayant pas accès au soin , les personnes en emploi précaire, ayant peu de revenu, étant surendetté et ayant pas accès à la citoyenneté.

Sur le plan international, pour l’ONU la notion d’exclusion est récente et encore très peu utilisé. En effet cette notion renvoie principalement à la situation de population situées dans les pays économiquement développé ou ces population même les plus pauvre conserve un niveau de vie plus élevé que la plupart des habitants des pays en voie de développement.

Dans les dictionnaires de sociologie l’exclusion se définit comme un ensemble de mécanisme de rupture. Les trajectoires doivent donc être appréhendé dans un cadre multi critères par le cumul des handicaps. Ces handicaps peuvent être très diversifiés (économique, familiaux, physique…..)

L’exclusion du point de vue des sociologues :

- Un problème de cohésion sociale :

Pour les sociologues, l’exclusion est le produit ou le résultat d’un défaut de cohésion sociale globale.

Durkheim [21], distingue 2 principes formant le ciment social : « la solidarité mécanique » et « la solidarité organique ». Il a développé en particuliers cette analyse qui consiste à reconnaître ces 2 modèles successifs dans la forme de lien social.

« La solidarité mécanique » est une forme de lien social qui caractérise les sociétés traditionnelles ou les individus sont unis dans une « forme communautaire ». La cohésion sociale atteint selon lui dans ces sociétés leur paroxysme.

« La solidarité organique » concerne plutôt les sociétés à organisation complexe .dans ces sociétés la division du travail est très poussée, l’interdépendance des individus y est par conséquent très forte. Ainsi la solidarité ne repose pas sur la transmission intergénérationnelle mais sur un contrat social. Cette organisation est le reflet de l’organisation moderne du travail. La société contraint de plus en plus à l’individualisme.

Robert CASTEL [22], comme nous l’avons vu parle de désaffiliation, pour lui c'est la perte du lien social par le travail qui est à l’origine de l’exclusion .Ainsi la montée du chômage de même que la disqualification et le travail précaire sont des mécanismes d’exclusion sociale des individus. La société crée ces exclusions. C’est le principe même de sa construction.

- L’exclusion comme mécanisme individuel :

L’exclusion a pour préalable la différence. Elle peut-être de toute matières : maladie, toxicomanie, handicap….. Mais cette différence ne crée l’exclusion que lorsqu’elle devient inconciliable avec l’intégration à la société.

Comme nous l’avons vu précédemment dans le résumé pour , V De Gaulejac et Taboada Léonetti, l’exclusion résulte d’une absence de communication entre un groupe de personne et la société. Leur exclusion dévoile leurs difficultés à négocier une appartenance.

L’exclusion sociale d’un individu, bien qu’étant spécifique et propre à son histoire peut être compris par un mécanisme de désocialisation (voir le processus de désinsertion en quatre phases).

Ils considèrent que la désinsertion est individuelle .C’est la capacité de l’individu à s’adapter et à s’intégrer qui est mis en cause. Il s’agit là de se rendre compte de la résistance de l’individu à résister au « choc » (voir les trois types de réaction qui différencie le comportement des individus face au processus d’exclusion)

De ce fait l’exclusion d’un individu bien qu’étant propre à son histoire, un trait en commun semble toutefois apparaître : c’est la pluralités des ruptures qui mènent l’individu à ne plus avoir de lien social. Comment aider l’individu à retrouver une place au sein de la société ? L’insertion est-elle la réponse à l’exclusion ?

2.3.2 L’insertion

D’après le dictionnaire critique d’action sociale [23], le mot insertion vient du latin in sere c'est-à-dire « introduire dans, entrelacer ».

Le terme d’insertion est apparue à la fin des années 50 dans le champ social notamment dans certains ouvrages concernant les jeunes au sens d’adaptation à…. On le retrouve tout au long des années 70 dans le champ du travail social. La notion d’insertion est d’emblé lié à des problèmes sociaux en rapport avec la crise économique de cette période.

En 1988 la loi sur le R.M.I. [24] donnera un nouveau souffle à la notion d’insertion, son article premier stipule : « l’insertion sociale et professionnelle des personnes en difficultés constitue une priorité nationale ». Ainsi, le RMI, notamment par le contrat et le projet d’insertion qui sont les idées les plus nouvelles, est devenu incitatif pour l’insertion et depuis, la notion d’insertion fait figure de référent fédérateur.

L’insertion désigne à la fois un but et un moyen. C’est le résultat des mécanismes d’intégration, tels la socialisation, par lequel chaque individu assimile les éléments lui permettant d’occuper une place dans un système. D’autre part, l’insertion désigne les interventions menées au moyen de dispositifs publiques auprès de population dont la situation d’exclusion est révélatrice de défaillances des mécanismes d’intégration. Mais l’insertion a aussi une portée sociétale pour se réaliser, dans la mesure où une insertion passe nécessairement par l’aménagement de conditions propres à assurer un accueil des personnes en marges.

On différencie l’insertion professionnelle et l’insertion sociale. L’insertion professionnelle est la remise en contact avec le milieu du travail ou la réadaptation au marché du travail. L’insertion sociale est une notion transversale qui désigne la finalité ultime d’une démarche (emploi, soins, logement, culture, éducation,…). Il s’agit d’un ensemble d’actions d’accompagnement personnalisées recherchant un effet global d’intervention croisée. L’insertion sociale et professionnelle constitue aujourd’hui un objectif politique majeur sans pour autant que l’on dispose d’une définition précise de la notion d’insertion. En réalité il existe des définitions multiples et incertaines.

Devenu l’un des objectifs prioritaires dans les textes législatifs ou réglementaires des politiques publiques à destination des personnes en difficulté, jeunes ou adultes, le terme d’insertion est maintenant couramment utilisé. Pour autant, sa généralisation ne s’accompagne pas d’une définition de son contenu, ni de manière générale, ni dans le cadre de chacune des politiques mises en œuvre. En réalité, plusieurs approches possibles coexistent, qui ont toutes pour caractéristique de privilégier des préoccupations opérationnelles aux dépens d’un approfondissement de la notion en tant que telle. Il n’est pas possible de dégager des frontières nettes permettant l’établissement d’un corpus cohérent. On peut ainsi observer différentes approches :

L’insertion comme parcours

Dans cette approche l’insertion est décrite comme un parcours. Cette trajectoire serait influencée par les origines culturelles de l’intéressé, l’environnement familial, le réseau relationnel, le contexte économique. Le trajet est souvent semé d’embûches, d’obstacles qui peuvent nécessiter des retours en arrière, l’emprunt de voies de traverse susceptibles de retarder ou d’affermir une démarche.

L’insertion comme dispositif

On analyse l’insertion à travers un ensemble d’institutions et de dispositifs par lesquels passent les personnes dans le déroulement de leur trajectoire. Il s’agit de porter un regard sur la manière dont la société, et plus particulièrement les pouvoirs publics, tente de répondre à la demande d’insertion qu’elle soit explicite ou implicite. Le concept d’insertion tend alors à s’identifier avec les institutions qui visent précisément à produire de l’insertion.

L’insertion comme écosystème

L’espace, l’environnement constitue un cadre avec lequel la personne doit apprendre à composer. Elle peut évoluer dans un environnement, sinon hostile, du moins peu en adéquation avec ses besoins de qualités de vie. L’environnement est une donnée, la constitution de repères est un préalable à l’insertion dans les aires de vie.

L’insertion comme un domaine de compétences

L’analyse privilégie résolument un aspect de la « normalité », celui de l’acquisition d’un emploi. Les niveaux de formation atteints représentent des chances d’aboutir à une insertion professionnelles. On ne mesure pas que les niveaux de formation, il faut prendre en compte les savoirs faire acquis par l’expérience personnelle. On peut donc parler des compétences sociales. Selon si les compétences sociales sont présentes, elles peuvent être de nature à expliquer la réussite ou l’échec des processus d’insertion.

Au delà des incertitudes théoriques, quelques points de repères émergent des quatre définitions de l’insertion.

L’insertion repose sur des actions menées sur plusieurs champs d’intervention qui concernent : La personnalité de l’individu, sa socialisation, l’accès à l’emploi, aux services et aux prestations sociales

L’insertion se traduit par un parcours plus ou moins facile selon l’environnement. Les mécanismes qui président à l’insertion sont complexes. Ils concernent l’histoire singulière de chacun, l’environnement social et culturel, les données institutionnelles et économiques.

3 Commentaires et débats

3.1 Regard critique sur l’ouvrage

L’exclusion est à la fois l’expression qui caractérise les personnes en situation de rupture, en marge de la société comme par exemple un sans domicile fixe, elle englobe également les personnes qui sont en situation de précarité parce qu’ils sont au chômage. Elle caractérise aussi dans son ensemble, le phénomène de société dû aux mutations socio-économique du pays. C’est donc un terme complexe qui représente plusieurs réalités à différent niveau. Les auteurs ont voulu au travers de ce livre retranscrire des interrogations afin de mieux appréhender ce phénomène. Ce livre traite purement de théories diverses et variés qui vont parfois à l’encontre des unes et des autres. Pour cette raison qu’ils préfèrent employer d’autres termes pour qualifier l’exclusion comme disqualification, désaffiliation, désinsertion…plus précis. Cette théorisation permet de mieux comprendre les enjeux de l’exclusion ainsi que son fonctionnement, mais elle doit être relié à la réalité de terrain pour avoir un regard global.

Selon Robert Castel « on ne naît pas exclu, on le devient ». Cette théorie suppose qu’il y a un processus qui se met en place. Les différents auteurs parlent d’étapes, de phases que traverse l’individu et qui le conduise à se trouver en situation d’exclusion. N’existe-t-il pas de prédétermination ? Un enfant qui naît d’une famille en situation précaire ou d’exclusion a-t-il toutes ses chances de s’insérer dans la société ? Ou bien existe-t-il un déterminisme ?

3.2 Lien avec ma pratique professionnelle

En tant que future professionnelle du travail social, je considère l’exclusion comme un phénomène incontournable du métier. Dans ma pratique professionnelle, je vais être amené à rencontrer fréquemment des personnes en situation d’exclusion qu’elle soit professionnelle ou sociale (logement, santé…). Cet ouvrage m’a permis d’approfondir ce thème et surtout de le problématiser, cet apport théorique est complémentaire de la pratique et va m’aider notamment dans mon stage de troisième année dans un centre d’hébergement et de réinsertion sociale.

Mais catégoriser l’exclusion suppose qu’il y ait des « in » et des « out ». Des inclus qui sont dans la société et des exclus qui eux n’en font pas tout à fait partie car ils ne répondent pas à certaines normes. Là se situe la question quelles sont ces normes ? Qui peut définir ces normes ? Est-ce les politiques ? Les travailleurs sociaux ? La personne elle-même peut avoir ces propres normes et ne pas se sentir exclu de la société ?..... Existe t-il tout simplement des normes pour définir qui est exclu de qui ne l’est pas ?

La norme n’est-elle pas définie comme étant des critères, des principes auquel se réfère tout jugement de valeur, moral, ou esthétique ?

Le propre du travailleur social doit être l’objectivité alors doit-on catégoriser l’exclusion et parler de normes.

En tant que travailleurs social s’intéresser aux personnes en difficulté sociale et/ou professionnelle demande que l’on se penche avant tout sur leur histoire et leurs difficultés afin de les accompagner dans leur retour à l’autonomie. En ce sens avoir une approche individuelle globale. L’écoute de ces personnes, leurs attentes doit faire parti de notre priorité en tant que travailleurs sociaux. Accompagner efficacement la personne dans ses démarches d’insertion ou de réinsertion nécessite un travail en étroit partenariat avec des associations, des établissements, des entreprises…

Notes

[1] Page 2 et 3

[2] In Paugam S., La disqualification sociale. Essai sur la nouvelle pauvreté, Paris, PUF, 1991et La société française et ses pauvres, Paris, PUF, 1993

[3]De Gaulejac V., Taboada Leonetti I., La lutte des places, Paris , Desclée de Brouwer, 1994

[4] Page 13, 14

[5] Page 18

[6] Page 19 et20

[7] Page 45

[8] Page 64

[9] Page 66

[10] Page 67

[11] Page 71

[12] Page 75

[13] Page 76

[14] Page 89

[15] Page 99

[16] Page 107

[17] Page 109

[18] Page 121

[19] Page 132

[20] Page 136

[21] Durkheim E., De la division du travail sociale, PUF, 1984.

[22] Castel R., Les métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat, Fayard, Paris, 1995.

[23]J. Y. Barreyere, B. Bouquet, A. Chantreau, P. Lamus, « Dictionnaire critique d’action sociale », ed : Bayard, collection travail social, 2004

[24] Revenu Minimum d’Insertion

http://les-etudiantes-ass-imf-montfavet.oldiblog.com/?page=lastarticle&id=895245&coms=89524