Texte trouvé sur IndyMédia Nantes fin février
2004 ou début Mars 2004 : La "Tan" est l'organisme
chargé des transports urbain de Nantes
Deux articles parus dans Ouest France et Presse Océan explique
une nouvelle façon de réprimer dans le réseau
Tan. Le délire sécuritaire a encore frappé.
Le président de la Tan (Mr Mahé est une figure du
PS local ...). Sarkosy est doublé sur sa droite, merci les
élites locales ...
Quelques extraits des journaux :
"Il faut lutter contre le sentiment d'impunité ...."
"A chaque acte délictueux il faut apporter une réponse
..."
"Aucun fait ne doit rester sans réponse .../... même
symbolique ...."
"Désormais tous les problèmes signalés
par les conducteurs, contrôleurs ou passagers sont centralisés
par douze agents de la Sémitan spécialement formés,
qui répercutent l'information immédiatement .../...
au procureur adjoint.
Celui-ci décide alors d e confier une enquête à
la police ou charge un délégué du procureur
de procéder un rappel à la loi auprès du contravenant
(et de ses parents si c'est un mineur). ....."
"3000 à 3500 PV sont dressés par mois ..."
"La video-surveillance va être développée
..."
"En 2003, 299 contrôles d'identité ont été
effectués [par les agents de la Tan?] ...."
"Un fonctionnement à l'identique avec la SNCF est envisagé
...."
Une grande partie de l’article paru dans Ouest France le mardi
24 février 2004
« La justice met le nez dans le tramway
Toutes les infractions seront désormais signalées
au procureur de la République
Albert Mahé, président de la Semitan, et Jean-Marie
Huet, procureur de la République, signent la convention réglant
leur collaboration.
Désormais, tous les délits, si minimes soient-ils,
seront portés à la connaissance de la justice.
Le parquet de Nantes sera désormais informé de toutes
les infractions commises dans les bus et tramways nantais. Et une
réponse sera systématiquement apportée à
chaque fait.
Un millier d'incivilités ou délits ont été
comptabilisés l'an dernier dans les bus ou tramways nantais.
Cela peut sembler beaucoup. Mais ramené à la fréquentation
des transports en commun de l'agglomération (90 millions
de passagers enregistrés au cours d'une année par
la
Semitan), cela devient presque anecdotique. D'autant que ces actes
sont en forte baisse (de 40 % en deux ans). La politique de prévention,
information et répression mise en place par la Semitan, la
rapidité d'intervention de la police sont efficaces. Pour
autant, partant du principe républicain que tout usager a
le droit de circuler en paix, et de l'axiome sarkozien qu'il est
toujours possible de mieux faire en matière de sécurité,
la Semitan et la justice ont décidé d'améliorer
leurs relations. Une convention a été signée
hier par le procureur de la République, Jean-Marie Huet,
et le président de la Semitan, Albert Mahé, qui instaure
une relation régulière entre les deux entités.
Désormais, tous les problèmes signalés par
des
conducteurs, contrôleurs ou passagers sont centralisés
par douze agents de la Semitan spécialement formés,
qui répercutent l'information immédiatement à
Christian Dreux, procureur adjoint.
Celui-ci décide alors de confier une enquête à
la police ou charge un délégué du procureur
de procéder à un rappel à la loi auprès
du contrevenant (et de ses parents s'il s'agit d'un mineur).
Ce système de rappel à la loi ne concerne que les
faits les moins importants (menaces sur les personnes, blessures
légères, consommation de tabac, etc.), faits qui jusqu'ici
restaient sans réponse, même symbolique, et, souvent,
n'étaient même pas signalés à la justice.
Il devrait être mis en oeuvre dans d'autres secteurs de la
vie sociale confrontés à une petite délinquance
endémique. Le parquet discute actuellement avec la chambre
de commerce et d'industrie pour l'étendre aux grandes surfaces.
Un fonctionnement à l'identique avec la SNCF est envisageable.
En chiffres
Le département Contrôle Prévention Accueil
de la Semitan emploie 190 personnes (sur un effectif total de 1
500 salariés). Il a procédé à 299 contrôles
d'identité en 2003.
•80 % des transports en commun sont surveillés par
des caméras vidéos.
En 2003, sept vidéos ont été saisies par la
justice pour permettre l'élucidation de délits. Ces
bandes vidéos sont effacées au bout de 24 heures.
3 000 à 3 500 PV sont dressés chaque mois. Il en
coûte 36 € de voyager sans billet, 24 € de ne pas
le composter. Si l'amende n'est pas payée dans les deux mois,
le tribunal de police est saisi. Le taux de recouvrement dans ces
deux mois est de 57 %.
Les agents de la Semitan ont été insultés
ou menacés 173 fois en 2003. Ils ont été bousculés
ou frappés 82 fois. 131 clients ont été victimes
d'insultes, racket ou coups. 32 bus ou trams ont été
caillassés.
Gilles COLLAS. »
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