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« À Gaza, c'est le désespoir la tête haute »

Origine : http://www.ouest-france.fr/2009/01/05/nantes/-a-Gaza-c-est-le-desespoir-la-tete-haute--55199758.html

lundi 05 janvier 2009

Sandrine Mansour Mérien a prononcé un vibrant discours samedi, appelant au respect du droit international. « Vive la Palestine libre ! » conclut-elle.

Hier, comme chaque jour, Sandrine Mansour Mérien a tenté de joindre par téléphone ses cousins et cousines qui vivent à Gaza avec leurs enfants. « Je suis inquiète car ils habitent dans le centre. Ils sont chrétiens. Toujours à la maison le dimanche. Comme il n'y a pas d'abris dans la ville, les gens se regroupent chez eux, dans la pièce où il y a le moins de fenêtres. J'ai essayé de prendre d'autres nouvelles au sud, à côté de la frontière égyptienne. L'aviation israélienne a bombardé toute la nuit. »

Auraient-ils pu quitter le territoire ? « Impossible. La bande de Gaza est une prison pour tout le monde. Autrefois, quand ils pouvaient, ils venaient nous voir en France. Depuis huit ans, les sorties sont extrêmement compliquées. Et quand bien même les frontières seraient ouvertes, où iraient-ils ? En 2006, quand des convois humanitaires ont évacué des Libanais, les Palestiniens ne pouvaient pas partir. Ils n'ont pas de papiers, on ne reconnaît pas leur existence. Il y a 15 000 Palestiniens réfugiés d'Irak qui sont retranchés dans des campements à la frontière de la Syrie et de la Jordanie. Aucun pays ne se propose de les accueillir. Alors comment voulez-vous que les familles qui vivent à Gaza envisagent de trouver refuge ailleurs ? »

« Leur ténacité est admirable. Car leur quotidien n'est pas simple. Pour se rendre au travail, c'est à pied ou en taxi collectif. Des véhicules qui roulent à l'huile de friture et polluent rudement. L'air est devenu irrespirable, me confiait ma cousine. Ces derniers jours, le froid les oblige à chercher des poêles à charbon. Il n'y a pas d'électricité. Pour la nourriture, ils font des stocks dès qu'un produit est disponible. Des conserves, de la farine pour faire le pain. Depuis des mois, ils mangent de moins en moins. Tout manque. Mais ils ne se plaignent pas. C'est le désespoir la tête haute. »