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Ce texte fait partie d'un article intitulé « Prostitution, crime
organisé et marchandisation » qui a été publié par l'auteur dans
la Revue Tiers Monde (Paris, PUF, vol. XLIV. n° 176,
octobre-décembre 2003 : 735-769). Sisyphe présente le dossier
en cinq parties ou chapitres afin d'en faciliter la lecture sur Internet.
Un lien à la fin de chaque texte permet d'accéder à la bibliographie
générale.
Selon le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD),
le produit criminel brut mondial atteint 1 200 milliards de dollars
par an et constitue 15 % du commerce mondial (Passet et Liberman,
2002 :60). L'explosion dans le nombre et dans la gamme d'organisations
et de filières criminelles dans le monde entier est spectaculaire :
" Les réseaux internationaux les mieux dotés (aptes à gérer l'ensemble
du processus du début à la fin) se chiffreraient à une cinquantaine
dans le monde. " (Dusch, 2002 :13-14) Toutes les études soulignent
le fait que le crime organisé joue un rôle capital dans l'économie
mondiale depuis la libéralisation et la financiarisation des marchés.
Pour Passet et Liberman (2002 :57), grâce à la mondialisation
néolibérale, l'essor de la criminalité économique est, en quelque
sorte, devenue intrinsèque à la financiarisation du monde.
Pour Jean de Maillard (1998 :15) " la mondialisation […]
secrète une criminalité consubstantielle, inscrite dans la logique
de nouvelles formes de production économiques et financières ".
En effet, les organisations criminelles ne peuvent assurer le blanchiment
et le recyclage de leurs gargantuesques profits qu'avec la complicité
active des milieux économiques et financiers ainsi que du pouvoir
politique. Pour Ernesto Savona (1998), la mondialisation a eu tendance
à faire disparaître les frontières entre le crime économique et
le crime organisé : pour ce chercheur, tout dans l'économie
financière et spéculative d'aujourd'hui concourt à ce que les criminels
économiques renoncent aux activités individuelles, opérées au petit
bonheur, en faveur d'affaires organisées et continues.
Selon Savona, la mondialisation met une forte pression économique
sur les entreprises " marginales " et fournit une incitation puissante
en faveur de l'engagement de ces firmes dans le crime transnational.
La croissance du commerce à l'échelle de la planète signifie qu'il
y a beaucoup plus de transactions d'affaires et cela a pour effet
de diminuer les risques de détection et d'arrestation par les autorités
policières ou douanières. Le commerce accru et la libéralisation
des marchés facilitent non seulement les transactions légales, mais
également les transactions illégales.
L'affaiblissement des restrictions internationales et la croissance
de la mobilité du mouvement des marchandises, de l'argent et des
services ont créé de nouveaux marchés à l'échelle mondiale et de
nouvelles occasions transnationales d'affaires. La mondialisation
du commerce, l'accès facilité aux marchés étrangers et les avantages
dus aux innovations technologiques ont permis à beaucoup d'entreprises
d'étendre leurs activités au-delà des frontières et de chercher
à les développer au niveau mondial [...] Le crime organisé a rapidement
répondu à l'apparition du commerce et des réseaux financiers internationaux
en adaptant ses structures organisationnelles et opérationnelles
aux défis posés par des activités à l'échelle mondiale. Pour exploiter
les occasions illégales des marchés dans d'autres pays, des organisations
criminelles ont appris à exploiter à leur profit les contradictions
entre les différents systèmes nationaux et financiers légaux.
(Schloenhardt, 1999 :8. Notre traduction). (1)
Pour plusieurs auteurs (Findlay, 1998 ; Ruggiero, 1996 ;
Schloenhardt, 1999 ; Taylor, 1999 ; van Duyne, 1993),
il importe de comprendre les origines et le développement des différentes
activités du crime organisé en tant que formes particulières " d'entreprises
" apparaissant dans des lieux particuliers en réponse à des besoins
économiques particuliers (2). Ces chercheurs tentent de développer
une compréhension de la criminalité organisée en termes d'offre
et de demande. Selon ces auteurs, les activités du crime organisé
contemporain se sont développées et s'appuient - d'une façon aussi
bien informelle que formelle - sur des réseaux locaux au lieu d'être
entièrement dirigées par des familles internationalement toutes-puissantes
ou par des cartels ; il faut donc comprendre les origines des
formes locales diverses de crime organisé comme les produits d'économies
subissant " une transition vers la modernité (3) ".
Comme les plans d'ajustement structurel, la remise en question
des mécanismes de protection sociale et des services publics en
matière d'éducation et de santé, ont intensifié la pression migratoire,
différents groupes, dont les organisations criminelles, profitent
" des processus sociaux " enclenchés par la croissance des inégalités
sociales et des pauvretés. La mondialisation a induit une croissance
et une multiplication de formes de criminalité qui exploitent la
délitescence sociale et économique de régions entières. Caldwell,
Galster, Kanics et Steinzor (1997) soulignent ce facteur dans leur
examen du rôle des différents groupes criminels en Russie dans la
traite des femmes.
Bruinsma et Meershoek (1997) étudient le rôle du crime organisé
aux Pays-Bas dans la traite de femmes de l'Europe de l'Est vers
les Pays-Bas. Pour sa part, Phongpaichit (1997) considère l'organisation
du " marché sexuel " en Thaïlande, entre autres, en termes d'activités
criminelles tant en Thaïlande qu'au Japon. Savona, Adamoli et Zoffi
(1995) montrent que les Yakusa dominent le système proxénète au
Japon et la traite de femmes entre la Thaïlande et le Japon. La
traite des femmes et des enfants est donc imbriquée étroitement
à l'économie et à la finance mafieuses. Les organisations criminelles,
qui règnent sur la traite des femmes et des enfants au profit
du système proxénète qu'elles contrôlent, utilisent la terreur
et disputent à l'État le monopole de la violence. Dans ce texte,
la notion de crime organisé renvoie à de telles organisations criminelles.
Rejet des migrants dans l'illégalité
Certes, la pression migratoire, son caractère de masse, dans cette
ère de mondialisation, va de pair avec une internationalisation
accrue du crime organisé. Toutefois, il faut émettre ici une réserve.
À cause de la mobilité des capitaux et des dérégulations financières,
l'idée que la mondialisation n'est pas contrôlée par les États,
a pour conséquence, dans les documents internationaux, de considérer
les migrants comme des victimes de diverses formes de crime organisé
(4). Comme l'État " ne contrôle plus l'immigration ", il renforce
son appareil législatif et répressif, avec l'aval des organisations
internationales (Moulier Boutang, 2000). Plus précisément, les organisations
internationales, en particulier l'Organisation des Nations Unies
(ONU), ont couplé la lutte contre la criminalité organisée et la
lutte contre l'immigration dite clandestine.
En criminalisant les migrants " clandestins ", les " irréguliers
" ou les " illégaux ", les États et les organismes internationaux
ont, en quelque sorte, créé le crime (5). Ils ont créé le crime
car, bien qu'ils défendent la libre circulation des capitaux et
des marchandises, ils refusent le droit de libre circulation aux
humains et, par le fait même, leur droit au travail et à une vie
décente. Le fait qu'une part de plus en plus importante de la migration
internationale est " illégale " facilite les abus de toutes sortes
et la surexploitation. Les États criminalisent (6) également toutes
les personnes qui sont impliquées de proche ou de loin dans les
filières migratoires ; tout " groupe structuré de trois personnes
ou plus " (7) est désigné comme une organisation criminelle. Cette
définition du crime organisé inscrite dans la Convention de l'ONU
contre la criminalité transnationale apparaît douteuse lorsqu'on
la compare avec ce que représentent des organisations comme les
Triades, les Yakusa, la Mafia, etc. (8) À ce propos, Moulier Boutang
(2000) souligne un point fondamental : les migrants s'organisent.
Oui, les migrants s'organisent pour passer les frontières, ont
recours aux passeurs comme la population des campagnes avait recours
aux gabellous (les contrebandiers du sel) sous l'Ancien Régime.
Oui, les migrants doivent s'endetter, donc avoir recours à des "
tontines " communautaires plus ou moins régulières fiscalement,
ou bien à des prêteurs dont ils connaissent le plus souvent les
motivations, les pratiques. Mais cela n'implique pas pour autant
que l'immigration, à partir du moment où elle est organisée (découverte
qui relève d'un truisme, d'une vérité de La Palice), est structurée
de façon criminelle, ou bien présente une analogie avec les différentes
formes de mafia, une prédisposition à la criminalité.
La difficulté même du contrôle des migrations par les États montre
l'autonomie du fait migratoire par rapport aux politiques censées
l'encadrer, si bien qu'une partie de la migration internationale
verse dans l'illégalité de masse et, à un degré beaucoup plus restreint,
dans la grande criminalité organisée. Il faut interroger la responsabilité
des sociétés de départ et celles des pays d'accueil. Par exemple,
l'étude de Phongpaichit (1997) sur le " trafic des femmes " de Thaïlande
montre que l'origine de ce phénomène tient à l'encouragement à l'émigration,
au cours des années quatre-vingt, par le gouvernement.
Le développement de la traite des femmes au Japon, contrôlé désormais
par les Yakusa, est le résultat de la migration antérieure de travailleurs
masculins qui ont encouragé l'émigration de Thaïes d'âge mariable.
La corruption des douaniers et des fonctionnaires des pays de départ,
de transit et d'accueil a rapidement permis une domination par des
organisations criminelles des flux migratoires entre le Japon et
la Thaïlande, ce qui a, à son tour, entraîné l'essor des marchés
sexuels et la traite des femmes à des fins prostitutionnelles. La
Thaïlande a encouragé l'émigration de ses citoyens car cela permettait
des rentrées en devise estimées à 485 millions de baht en 1985 et
à 45 700 millions de baht en 1995 (Phonpaichit, 1997 :79),
ce qui s'avère une contribution très appréciable aux comptes courants
de la Thaïlande.
L'exemple de la République arabe unie et de l'Arménie
Migration, traite, prostitution, recyclage de l'argent " sale
", corruption, drogue, etc., la criminalité est devenue un moyen
particulièrement intéressant d'accumulation du capital du fait,
qu'avec sa dimension planétaire, elle constitue l'une des activités
les plus rentables de l'économie (Passet et Liberman, 2002 :63),
entre autres, parce que les coûts et les risques sont minimes (Struense,
2000). Par exemple, les prostituées arméniennes en République arabe
unie (RAU), au nombre de 500 pour 20 proxénètes, desservent entre
10 et 30 clients par jour. Elles perçoivent entre 30 et 35 dollars
américains par client. Le proxénète les a achetées pour une somme
variant de 300 à 500 dollars américains. En une journée ou moins,
il a remboursé ses frais. En outre, la prostituée s'est endettée
auprès de lui (8).
Les souteneurs saisissent les passeports à l'arrivée. La majorité
des femmes qui sont objet de la traite ignore la nature de l'emploi
promis. Il n'est pas rare de voir des prostituées âgées de 14 ans.
Celles qui se rebellent subissent violence et viol. Ces pratiques
brutales perdurent jusqu'à leur arrestation par les autorités de
la RAU (pour cause d'absence de visa de long séjour). Après 6 à
9 mois d'emprisonnement, elles sont déportées. Bien sûr, elles n'ont
en poche aucun écu (9) (Atomyan, 2000).
La transition capitaliste en Arménie a créé une polarisation sociale
extrême, terreau fertile au développement des industries du sexe.
La croissance rapide des boîtes de nuit, des bars de danseuses,
des saunas, des hôtels, des casinos, bref de l'industrie du divertissement
en général en Arménie, a également contribué à l'escalade du phénomène
de la traite des femmes et des adolescentes.
Mondialisation du proxénétisme
Les marchés du sexe sont donc largement contrôlés par le crime
organisé. La mondialisation de la prostitution n'a pu être opérée
que par une mondialisation du proxénétisme (Geadah, 2003 :26).
Pour Coquart et Huet (2000 :242) :
L'internationale du proxénétisme existe. Mais il ne faut pas
se l'imaginer comme une construction rigide, homogène et hyper-hiérarchisée
[…] Cette internationale est une mosaïque d'apparence disparate,
une nébuleuse d'associations de malfaiteurs, de gangs ou de clans
dont l'importance et le rendement peuvent être aussi différents
que ceux qui séparent le gros industriel de l'artisan.
Ainsi, telle organisation locale paiera un tribut à la mafia pour
bénéficier de sa protection, tel réseau " approvisionnera " en jeunes
femmes les villes. Le crime organisé a souvent recours à une délégation
de pouvoir, se focalisant sur la traite seulement, hautement lucrative,
et relativement moins risquée que le proxénétisme direct, laissé
aux locaux.
Certains réseaux criminels russes peuvent contrôler toute la chaîne,
de l'enrôlement à la mise " en marché " des prostituées à l'étranger,
mais cela ne représente pas la règle. Les personnes victimes de
ces réseaux sont destinées à des " usages " variés :prostitution
de rue, salons de massages, services d'escortes, danse nue, bordels
clandestins ou Eros centers, ces complexes légaux du sexe.
Le crime organisé dans la prostitution des anciens pays " socialistes
" d'Europe a eu un impact majeur sur l'industrie du sexe :
par exemple, les réseaux ukrainiens contrôlent une grande part des
lupanars clandestins à la frontière germano-polonaise. En Australie,
avec la légalisation, on a assisté à une explosion de ce genre d'établissements,
pour profiter de la " main-d'œuvre " clandestine pourvue par
le crime organisé asiatique (Raymond, (2002).
À suivre :
« 3. La prostitution soumise à la loi de l'économie néolibérale »
Bibliographie
générale
Notes
1. Un tel argument apparaît réducteur. Par exemple, les historiens
n'expliquent pas la naissance de la mafia qu'en des termes de rationalité
ou de besoins économiques. Voir à ce sujet, entre autres, Éric Hobsbawm
(1966).
2. Le concept de " modernité " est fréquemment employé dans toute
une littérature sans que l'on sache à quoi il réfère exactement.
Aussi cette prétendue transition vers la modernité implique-t-elle
une dégénérescence ou une disparition du crime organisé ? Ou
concerne-t-elle la voie prise par des pays comme la Turquie, l'Allemagne
ou les Pays-Bas qui ont légalisé la prostitution et le proxénétisme
ou par un pays comme la Suède qui tente d'éradiquer la prostitution
en s'attaquant aux clients, ou encore par des pays comme le Canada
où la prostitution n'est pas illégale, mais la sollicitation l'est
(ce qui a pour conséquence de mettre la responsabilité du " crime
" surtout sur la prostituée) ?
3. Yann Moulier Boutang (2000) met en évidence que nos sociétés
ont assisté à une " transformation progressive, insensible, de la
représentation du fait migratoire en activité potentiellement, puis
naturellement mafieuse ".
4. Cette thèse est défendue notamment par la criminologie critique,
dont Nils Christie (2003) est l'un des plus illustres représentants.
5. Voir le témoignage de Louise Shelley (1997), du Transnational
Crime and Corruption Center de Washington devant le Comité des
relations internationales de la Chambre des représentants des États-Unis,
pour qui le crime organisé est au XXIe siècle, ce que la guerre
froide était au XXe siècle et le colonialisme au XIXe siècle. Ce
discours incarne une théorisation acritique de la criminalisation
croissante des sociétés.
6. Plus précisément, selon l'Article 2, alinéa a, de la Convention
des Nations Unies (ONU, 2001 :4) contre la criminalité transnationale
organisée, " [l]'expression "groupe criminel organisé" désigne un
groupe structuré de trois personnes ou plus existant depuis un certain
temps et agissant de concert dans le but de commettre une ou plusieurs
infractions graves […] pour en tirer, directement ou indirectement,
un avantage financier ".
7. Elle est d'autant plus douteuse qu'il ne faut minimiser le fait
que " la question que nous devons poser est de savoir quelle différence
de fond il y a, pour une femme, une jeune fille, un garçon, d'avoir
été acheté, vendu, violé, prostitué par un groupe " organisé ",
ou non, par une, trois ou dix personnes, organisées ou non... "
(Louis, 2001a). Dans cet article toutefois, c'est le crime organisé,
bénéficiant des complicités étatiques et affairistes, qui retient
l'attention.
8. Les dettes des prostituées permettent au proxénètes d'établir
une système quasi esclavagiste. Les dispositions financières sont
si pénibles que la prostituée risque peu de s'en sortir à moins
qu'elle ne devient physiquement inutile pour son " propriétaire
". (Pour plus d'informations, voir Bales, 1999).
9. En Turquie, où la prostitution est légale, on estime à 5 000
le nombre de prostituées d'origine arménienne.
LA REVUE TIERS MONDE
La Revue Tiers Monde publie, depuis 1960, les résultats
de recherches récentes sur les problèmes que soulève le développement
économique et social différencié des États du monde. Complexité
du système mondial, diversité des réactions régionales, politiques
et expériences de développement sont étudiées par des spécialistes
des sciences économiques et sociales, le plus souvent du point de
vue théorique ; des études de cas, fondées sur des travaux
de terrain originaux, viennent enrichir ces analyses. La Revue
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Revue Tiers Monde et Richard Poulin
Richard Poulin, professeur de sociologie à l'Université d'Ottawa
Professeur titulaire de sociologie à l'Université d'Ottawa, auteur
de romans noirs et fondateur de la maison d'édition Vents d'Ouest,
Richard Poulin travaille depuis plusieurs années sur la question
des marchés sexuels, plus particulièrement sur la pornographie.
Il s'intéresse également aux questions ethniques et nationales.
En 2000, il publiait La déraison nationaliste, conflits nationaux,
pays " socialiste " et marxisme (Ottawa, L'Interligne) et Les
révolutions bourgeoises (Innsbruck, Apor Verlag). En 2001, son
roman sur l'extrême droite au Canada, Gouverneur du crépuscule
(Ottawa, L'Interligne, 2000), signé par Skip Moën, était lauréat
du prix des lecteurs de Radio-Canada (Ontario). Il est également
l'auteur de La violence pornographique, industrie du fantasme
et réalités (Yens-sur-Morges, Cabédita, 1993).
Sisyphe 2002-2004
Le site Sisyphe au Canada : http://sisyphe.org/
1. L'essor du système proxénète
dû à la mondalisation
2. Le crime organisé contrôle
la prostitution et organise le trafic des êtres humains
3. La prostitution est
soumise à la loi de l'économie néolibérale
4. Comment on transforme
un être humain en marchandise sexuelle
5. Rarement un choix, la
prostitution n'a pas que des causes économiques Bibliographie
générale : Le marché mondial du sexe au temps de la vénalité
triomphante
Origine : http://sisyphe.org/article.php3?id_article=197
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