"Nouveau millénaire, Défis libertaires"
Licence
"GNU / FDL"
attribution
pas de modification
pas d'usage commercial
Copyleft 2001 /2014

Moteur de recherche
interne avec Google
Comment devenir un bon manager de société de service en 10 leçons !


La méthode Assimil-vite-le-management nous permet de publier en exclusivité quelques extraits de sa méthode éprouvée pour devenir un manager efficace. Ceci donne des résultats prouvés pour un investissement raisonnable. Nous vous la conseillons donc.

1/ Le résultat compte avant tout. Cependant, dans tous les métiers, il faut convenir que le résultat a encore besoin d’une intervention humaine basée sur la motivation. D’où l’idée qu’il faut faire partager que « le premier capital de l’entreprise est le capital humain ». N’empêche : le résultat passe par dessus tout.

2/ Etre un humain blanc "occidental" de sexe mâle est une condition favorable sous nos climats. L'instruction et la culture peuvent être moyenne, l'habileté managériale n'est pas liée aux diplômes, ni à la sagesse ou au fait d'être cultivé.

3/ Il sait faire fonctionner et utiliser les mythes sur la puissance et la valorisation. Le collaborateur doit sans cesse être en attente : la promesse est un horizon de sens primordial.
C'est un bon connaisseur de l'âme humaine et tire profit des passions tristes des humains, qui préfèrent se soumettre en ayant un petit rôle, plutôt que de prendre le risque de la liberté éphémère.

4/ Il s'entoure d'un cercle amical, où l'affectif et la reconnaissance conforteront l'engagement des personnes. Il sait s'effacer pour distribuer des valorisations symboliques aux personnes dont il a besoin.

5/ Il profite des forces neuves des personnes qui débutent en entreprise en leur montrant l'énorme besoin que l'on a d'elles. La justification doit bien sûr avoir une haute valeur morale et viser au bien collectif de l'entreprise pour compenser le sacrifice.

6/ Il a toujours raison. Si besoin est, il met "les principes" en avant, il ne reconnaît jamais qu'il a tort. Au mieux, c'est une erreur d'appréciation.

7/ Il fait des compromis quand c'est inévitable, c'est à dire quand il ne peut diriger seul.
Mais il connaît la valeur du rapport de force avec ses pairs, car la règle c'est de se soumettre plutôt que de se démettre, comme chez les grand singes. La "fin justifie les moyens" est une méthode éprouvée. En désespoir de cause, il aura recours au sempiternel "diviser pour régner".

8/ Avec l'âge vient l’usure de son autorité : là il faut souvent verrouiller pour se maintenir en place et garder son pouvoir. On peut le faire de multiples façons : la maîtrise des statuts, la dramatisation émotionnelle, le recours au danger externe pour rendre plus forte la cohésion interne, etc...

9 / L'essentiel est de continuer, d'occuper l'espace. Le bon manager excelle dans les ressources humaines : la bonne personne à la bonne place, la culture "maison", la valorisation de la réussite, l'évacuation des difficultés sur une victime expiatoire ou un bouc émissaire, la pratique de la convivialité bien comprise, qui en fait un humain accessible malgré son pouvoir "supérieur".

10 / La haute idée de soi-même, c'est fondamental.
Partager cela avec les autres ou leur donner un motif d'exister, de se sentir libre et utile, donne la clé du pouvoir symbolique. Partager et transmettre l'illusion sont de bonnes garanties pour que les autres se soumettent et s'en remettent à vous.

Allez bonne chance les petits loups, ayez les dents longues, l'époque est aux faux-semblants, n'hésitez pas : les humains sont méprisables et adorent la soumission pourvu qu'on les caresse ou qu'il aient peur.


Pour rire avant d'en mourir !

RV Septembre 2004