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Origine : http://politique.eu.org/archives/2004/06/18.html
Cet article est paru dans le numéro de Politique daté
de juin 2004.
Jacques Rancière, Aux bords du politique, Essais Folio, Gallimard,
1998, 262p.
Chaque époque échappe à ses contemporains.
Tantôt, elle sape leurs prévisions, annule leurs périodisations
; tantôt, elle déborde de caractérisations et
multiplie les interprétations. Le XXe siècle ne fait
pas exception. En décrétant une sorte du « règne
de la fin », ses dernières années ont jeté
le trouble.
De la fin des idéologies, en passant par la fin de la famille
et du travail, il n’a pas hésité à nous
annoncer la fin de l’histoire. Seule la fin des religions
— qui avait pourtant était claironnée sur tous
les toits — se fait plus discrète. Soyons de bons comptes,
les protagonistes de ces théorisations ne sont pas tous des
simplificateurs abusifs. Ces fins multiples sont davantage envisagées
comme des mutations complexes plutôt que de véritables
extinctions. D’ailleurs, la fin de l’histoire ne l’empêche
pas d’accoucher de la violence impériale actuelle.
Une fois passée l’excitation de l’annonce téméraire
de la fin, les choses reprennent leurs cours... Walter Benjamin
nous avait déjà prévenu : que les choses suivent
leur cours, voilà la véritable catastrophe. Cette
chronique de la « fin annoncée » est riche d’enseignements.
C’est précisément en interrogeant cette fin
annoncée de la politique que le philosophe Jacques Rancière
|1|, dans son ouvrage Aux bords du politique, se donne pour objectif
de réinterpréter la politique. Au travers d’un
ensemble de textes écrits de 1988 à 1996, il s’efforce
de maintenir la politique face à ces multiples tentatives
d’effacement, non pas à partir d’une redéfinition
ou d’un retour aux fondements d’une philosophie politique
normative, mais en explorant les frontières, les bords de
ce mode spécifique de l’agir humain.
Ces textes ne sont pourtant pas des commentaires sur l’actualité,
même s’ils n’échappent pas selon leur auteur
au contexte de leur élaboration. Le débat Mitterrand-Chirac
à la présidentielle de 1988, en passant par une conférence
donnée dans un Chili encore soumis au couvre-feu, la guerre
ethnique en Bosnie, le surgissement des manifestations lycéennes
contre la sélection et les retours sur la question algérienne,
voilà des circonstances qui viennent défaire l’ordinaire
des affaires dites politiques par les gestionnaires de l’opinion
et reposer la question de ce que politique même peut vouloir
dire. Le travail de Rancière consiste à ne pas laisser
filer la philosophie dans un commentaire de l’actualité,
ni accepter facilement, en quelque sorte pour s’en sortir,
de faire la distinction entre le politique et la politique. Son
travail remet sur le métier la lecture de la source grecque
de la pensée de la cité. Il ne cherche cependant pas
à y repérer — une fois encore — la matrice
de la démocratie. Son approche est une mise en évidence
d’un combat qui n’a pas cessé jusqu’à
aujourd’hui ; celui de la philosophie pour amoindrir la politique,
pour la réduire à une simple police.
Nous savons tous que le politique désigne la part noble,
celle où l’on parle des principes de la loi, des fondements
du pouvoir et de la communauté. La politique désigne
une sorte de cuisine gouvernementale, pas toujours ragoûtante.
Mais voilà, nous dit Rancière, il ne sert à
rien de séparer l’adjectif philosophique du nom vulgaire
si c’est pour renforcer les équivoques du nom. Le politique
a comme objet l’instance de la vie commune. Soit. Mais ne
s’agit-il pas là d’une boîte noire ? Car
si la philosophie politique pose la démocratie comme étant
le style de vie des hommes du multiple et la politique comme l’art
de transformer la loi du multiple démocratique en principe
de vie communautaire, cela suffit-il ?
Rancière prend le problème autrement : pour lui «
la politique n’est pas l’art de diriger les communautés,
elle est une forme disensuelle de l’agir humain, une exception
aux règles selon lesquelles s’opèrent le rassemblement
et le commandement des groupes humains. La démocratie n’est
ni une forme de gouvernement, ni un style de vie sociale, elle est
le mode de subjectivation par lequel existent des sujets politiques.
Cette double contre-affirmation suppose une rupture avec l’idée
du politique comme essence de l’être-en-commun. Elle
aboutit à séparer la pensée de la politique
de la pensée du pouvoir ».
Dans l’opinion commune, politique et pouvoir sont associés
et non dissociés. Tous les partis politiques ne prétendent-ils
pas vouloir prendre le pouvoir, ou du moins y participer, afin de
réaliser une politique ? Or c’est cette vision qui,
dans une sorte de retournement inattendu, conduit à l’effacement,
à la crise actuelle de la politique. On le verra plus loin.
La politique n’est pas la lutte pour le pouvoir ou son exercice,
pas plus qu’elle n’est l’objet de l’exercice
de ce pouvoir, gestion de la société et répartition
des biens et des pouvoirs entre groupes. Pour Rancière, la
politique définit une activité excédentaire
par rapport à la logique de la gestion ou de la domination.
La politique trouve sa source et sa manifestation aux limites, aux
"bords" de ce qu’elle n’est pas. Pour utiliser
une métaphore, on ne peut connaître un lieu, un pays
ou une ville sans avoir fait le voyage jusqu’à sa frontière,
à son bord.
Dans le chapitre Politique, identification, subjectivation, il
distingue deux processus hétérogènes. D’une
part celui du gouvernement ou de la police, entendu pas seulement
au sens de la répression ou du contrôle social, mais
aussi comme activité qui organise le rassemblement des êtres
humains en communauté et qui ordonne la société
en termes de fonctions, de places et de titres à occuper.
Gramsci, par un autre biais, identifiait lui aussi la politique
à un couple : violence et acquiescement. Coercition et hégémonie.
D’autre part, le processus de l’égalité
définit comme « le jeu des pratiques guidées
par la présupposition de l’égalité de
n’importe qui avec n’importe qui et par le souci de
la vérifier ». Le nom le plus approprié de ce
processus est celui d’émancipation. Pour Rancière,
la politique sera en fait « l’affrontement constant
» de ces deux processus, « une lutte pour dire ce qu’est
la situation », en quoi la police fait tort à l’égalité.
Le seul universel politique est l’égalité
Il faut bien saisir, nous dit Rancière, que le principe
d’égalité est toujours mis en œuvre à
partir, au nom d’une catégorie à laquelle on
dénie le principe de cette égalité ou sa conséquence
: travailleurs, femmes, noirs ou autres. Mais à travers cette
mobilisation de l’égalité, ce n’est pas
la manifestation du propre ou des attributs de la catégorie
dont il est question. Ce n’est pas une identité qui
se révèle, mais une universalité. "Le
seul universel politique est l’égalité".
Non pas que l’égalité existerait comme valeur
inscrite dans l’essence de l’humanité et qu’à
ce titre, elle pourrait faire office de valeur universelle. Elle
est plutôt une sorte de « présupposition devant
être vérifié et démontré dans
chaque cas nouveau, dans chaque tort qui est appelé à
être réparé. » Lorsque les ouvriers du
XIXe siècle demandent s’ils sont des citoyens comme
les autres, lorsque se pose la question provocante de savoir si
les droits de l’Homme concernent aussi les femmes, ... ce
qui est mis en œuvre ce n’est pas une nouvelle définition
de ce qu’est un ouvrier, une femme, ... mais plutôt
« ce qui résulte de cette revendication », de
cette mise à nu d’un tort.
« La construction de ces cas et leur mise en scène
est ce processus de subjectivation », de construction d’un
sujet. « La subjectivation politique est la mise en acte de
l’égalité — ou le traitement d’un
tort — par des gens qui sont ensemble pour autant qu’ils
sont entre. » Entre plusieurs noms, statuts, identités,
cultures,... Ici, Rancière n’est pas éloigné
de Marx qui estimait que la manifestation de l’existence de
la classe ouvrière mettait en perspective non pas sa consolidation
comme classe, mais la disparition de toutes les classes. «
Un processus de subjectivation est ainsi un processus de désidentification
ou de déclassification ».
L’action politique — la mise en acte de l’égalité
— suppose donc une revendication forte et implique une mise
en question de l’identité à partir de laquelle
on pose la revendication. L’esclave ne revendique pas la liberté
pour rester esclave, l’immigré, le droit de vote pour
rester un étranger,... |2| On s’approche ainsi de ce
que serait la politique selon Rancière : il n’y a pas
de politique tant qu’il n’y a pas de capacité
d’universalisation de ce qui est en cause dans telle ou telle
situation. Il ne s’agit pas simplement de fédérer
des forces, mais de constituer des sujets politiques qui aient vocation
à universaliser le conflit. « La politique c’est
le conflit pour autant que celui-ci prenne une fonction universelle
»...
On voit de suite les objections que l’on peut formuler à
l’encontre de cette thèse. Ne sommes-nous pas là
face à une vision consensuelle, permettant de réfuter
les revendications et les plaintes en les renvoyant à leur
particularisme initial ? La disqualification de la revendication
au nom des particularismes, des populismes et des poujadismes est
monnaie courante. Bref, cette universalisation ne serait-elle pas
la marque affadie de la démocratie actuelle, la marque du
consensus ? Pas du tout.
Dans le chapitre Les usages de la démocratie, l’auteur
donne de celle-ci une vision à l’opposé de tout
consensus. « Le fait de prouver sa raison n’a jamais
obligé l’autre à reconnaître son tort.
Et il a toujours fallu d’autres arguments ». Au premier
rang de ceux-ci : la révolution. Parlant de l’argumentation
des grévistes français de 1833 quant à leurs
revendications, celle-ci est audible, visible, pour autant que l’événement
révolutionnaire de 1830, après celui de 1789, «
les a arrachés à l’infra-monde des bruits obscurs,
installés par effraction contingente dans le monde du sens
et de la visibilité ». La démocratie est un
espace de rassemblement, mais qui ne peut se constituer sans combat
et qui ne peut se dire sans polémique.
Faisant référence à la source grecque de la
démocratie, il nous rappelle que le démos grec, avant
d’être le nom de la communauté tout entière,
était le nom d’une partie de cette communauté
: les pauvres. Pas simplement défavorisés économiquement,
mais ceux qui n’étaient pas comptés —
au sens littéral du terme — pour avoir droit à
la parole. C’est cette anomalie originaire qui définit
le mieux le processus démocratique, quand ceux qui n’ont
pas droit à la parole parlent, quand ceux qui sont hors-champ
surgissent sur la scène de la politique. « La démocratie
est l’institution même de la politique, l’institution
de son sujet (la subjectivation) et de sa forme de relation »
(l’invocation d’un tort). C’est aux bords du politique
que recommence sans cesse le mouvement qui instaure la politique.
Lorsque la logique d’émancipation se heurte à
la police, à la logique gestionnaire et à la logique
dominante.
Il n’y a pas de démocratie simplement parce que l’on
déclare les individus égaux et la collectivité
maîtresse d’elle-même. « Il y faut encore
cette puissance du démos qui n’est ni l’addition
des partenaires sociaux ni la collection des différences
mais tout au contraire le pouvoir de défaire les partenaires,
les collections et les ordinations ». Nous n’avons pas
affaire à une vision naïve de la démocratie comme
lieu pacifié mais bien comme une véritable production
qui, pour se perpétuer, doit se renouveler.
Parlant de la lutte des classes, il affirme que « si fort
que la démocratie se soit appliquée à réduire
la lutte des classes comme une incongruité dans un ordre
libre, égal et fraternel, si fort que la lutte des classes
se soit employée à dénoncer la démocratie
comme l’alibi de la domination, elles se sont trouvé
nouées l’une à l’autre, [...] donnant
chacune à l’autre sa culture, chacune formatrice et
civilisatrice de l’autre mieux que toutes les “mœurs
douces”, les libres-services et les libres échanges
des corps et des marchandises. » Incontestablement, le mouvement
ouvrier — au sens le plus large du terme — aura plus
que tout autre marqué de son empreinte notre mode du vivre
ensemble au cours du siècle écoulé.
Mais où en sommes-nous aujourd’hui ? Qu’advient-il
de la politique comme processus d’émancipation ? Comment
penser la démocratie, alors qu’est proclamée
la fin de la politique ?
Retour de la politique ? Fin de la politique !
Le thème de la fin du politique est évidemment déjà
daté. Il a surtout marqué cette période particulière
de l’effondrement du Mur de Berlin et de l’Empire soviétique.
Il était surtout proposé dans une forme atténuée.
La politique n’était pas finie, elle était libérée.
Libérée des illusions de l’histoire, elle n’avait
plus à endosser la promesse de l’émancipation
sociale. Libérée de la révolution, elle n’avait
plus à en dissiper l’attrait ou à en combattre
le danger.
La politique était rendue à sa nature de gestion
avisée des intérêts d’une communauté.
Après les religions, la politique aussi se sécularisait.
Elle n’avait plus besoin de fins ultimes, elle se suffisait
désormais à elle-même. On célébrait
enfin son entrée dans l’arène post-moderne,
là où aucun grand récit ne se déploie.
Les critères ultimes étaient à chercher du
côté de la rationalité gestionnaire. Bref, la
politique se confondait avec le processus policier. Elle revenait,
modeste, débarrassée de la passion mortifère
de l’égalité et flanquée de sa nouvelle
rationalité économique.
Mais en lieu et place d’une certaine pacification, d’autres
constats amers s’imposent. Face à cette modernisation
heureuse, on vit réapparaître l’archaïsme
politique. « Ce qui apparaît sur le devant de la scène
ce n’est pas la modernité sans préjugés,
mais le retour du plus archaïque, de ce qui précède
tout jugement, la haine nue » de l’autre. La montée
en puissance d’une extrême droite et un racisme endémique
marquent ce refus radical de la politique. D’une part, il
n’est plus question de faire valoir un tort en référence
à une égalité que l’on veut vérifier,
d’autre part, il ne s’agit pas de rejoindre une collectivité
par la revendication, mais bien de s’en soustraire ou d’en
exclure l’Autre : eigen volk eerst !
Certes, souligne Rancière, on peut mettre cette haine au
compte du manque, de la frustration. On hait les Arabes parce qu’ils
ont du travail et qu’on est chômeur. Mais, vu l’ampleur
du phénomène et sa présence dans toutes les
couches sociales, il ne faut pas se méprendre sur la cause
politique profonde. Il ne s’agit pas simplement d’oubliés
de l’expansion économique, qui se calmeront si la prochaine
reprise est vigoureuse. Non, ce qui est à l’origine
de ce revirement archaïque, "c’est l’effondrement
de la représentation conflictuelle de la politique. Là
où on proclame enterrée la guerre des pauvres et des
riches, le principe social de la division, on voit monter la passion
de l’Un qui exclut. L’art politique se trouve alors
en face d’un déchirement plus radical qui ne naît
ni de la différence des richesses, ni de l’affrontement
pour les charges mais d’une certaine passion pour l’unité,
celle qui est soutenue par le pouvoir rassemblant de la haine".
Évidemment, il est téméraire de mettre entre
parenthèses les variables socio-économiques de la
montée du racisme et de la xénophobie. Ici, le débat
ne porte pas sur l’extrême droite elle-même, mais
bien sur la politique, sur le constat de son affaissement. Et là,
Rancière parvient à donner un éclairage au
débat. Ce que l’auteur veut mettre en évidence
à ce stade, c’est que la nouvelle façon de penser
et donc de faire de la politique à l’ère post-moderne
est une forme dépolitisée. Les éléments
de cette forme dépolitisée de la politique sont, d’une
part, la dispersion par la privatisation à outrance de l’existence
et le repli de chacun sur le pré carré de ses intérêts
privés et, d’autre part, l’impuissance de ceux
qui ont perdu le ressort de l’action collective et dont la
rationalité limitée ne parvient plus à penser
autrement.
Dans le langage courant, certains parlent d’une tyrannie
douce. Ils n’ont pas tort. Rancière nous rappelle que
déjà Aristote écrivait que certains bons tyrans
gouvernaient en hommes politiques avisés : ils faisaient
en sorte de disperser les pauvres à la campagne, distribuant
même des terres. Ainsi, non seulement ils n’étaient
pas tentés d’occuper la scène politique de la
cité, mais pris par une richesse à leur mesure, ils
n’avaient ni le désir ni le loisir de s’occuper
des choses communes. "Dépolitiser, tel, est le plus
vieux travail de l’art politique, celui qui tient son achèvement
au bord de sa fin, sa perfection au bord de son gouffre".
Paradoxe de la suppression politique de la politique, cette annulation
a un nom : le consensus. Car le consensus n’est pas l’inverse
du désaccord, « il est annulation du dissensus, il
réduit la politique à la police, masque le social
comme objet litigieux de la politique ». Le consensus tend
à faire disparaître le fondement de la politique selon
Rancière : l’émergence de sujets politiques
manifestant face aux autres leurs désaccords, un conflit
qui révèle — même tendanciellement —
sa portée universelle.
« Fin de la politique et retour de la politique sont deux
manières complémentaires d’annuler la politique
». De la réduire à la police, de lui assigner
un lieu qui n’est pas accessible au démos, à
ce peuple toujours de trop. Ce lieu propre de la politique ainsi
réduite est le lieu étatique et la pratique politique,
une pratique étatique.
Pessimiste ou optimiste la vision de Rancière ? Là
n’est pas la question. Sa réflexion n’a pas pour
but de nous dire ce qui va arriver, mais de nous forcer à
adopter un point de vue sur ce que devrait être la politique
et les conséquences de son recul, de son affaissement. La
guerre impériale actuelle ne repose-t-elle pas sur la dépolitisation
? D’un côté, le consensus supposé des
sociétés occidentales, permettant de les ranger dans
le monde du bien. De l’autre, les sociétés du
monde du mal où règnent les pouvoirs ethniques et
fondamentalistes, sans sujets politiques et mouvements d’émancipation.
La politique absente ici et là-bas, reste la police, qui
prend la forme la plus brute de la domination étatique. L’approche
de Rancière contredit ceux qui pensent que la guerre serait
une autre forme de la politique. La guerre, dans le chef de ceux
qui l’ont déclenchée, est l’annulation
de la politique.
Gabriel Maissin
|1| Professeur émérite de l’Université
de Paris VIII, il fut à 25 ans co-auteur de Lire le Capital
avec L. Althusser et E. Balibar. Ce monument d’un certain scientisme
marxiste n’empêchera pas Rancière de prendre d’autres
chemins, dès 1968, pour produire une œuvre esthétique
dont on signalera La nuit des prolétaires (1981, 1997), Les
noms du savoir (1992), Le partage du sensible (2000) et philosophique
avec entre autres : Le philosophe et ses pauvres (1983), Le Maître
ignorant (1987), La Mésentente (1995). Il fut également
l’animateur de la revue Les Révoltes logiques. Les scènes
du peuple, publié en 2003, rassemble une part significative
de ce travail.
|2| Certaines philosophies de la différence, telles qu’elles
s’expriment dans le féminisme, par exemple, voient
a contrario l’émancipation comme la possibilité
d’être ce que l’on a toujours été.
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