Interférences pirates : manifeste I
Nous avons décidé de ne plus nous taire.
Nous en avons assez de subir le matraquage unilatéral des
firmes dans
nos rues.
Marre de subir les 2500 messages publicitaires quotidiens.
Nous en avons marre de voir nos rues se déshumaniser au
point de ne
devenir que des annexes des centres commerciaux géants.
Nous nous sommes interrogés sur la question suivante :
Y a t'il une place pour la poésie, pour l'art, pour l'amour,
pour la
politique, pour le citoyen, pour la spontanéité dans
les rues ?
Nous n'attendrons pas d'éventuelles réponses des
institutions.
La rue est à nous....
Interférences pirates : manifeste II
Nous avons décidé d'éteindre nos télévisions.
Elles ne sont que trop souvent le miroir d'une société
qui fait passer
l'économique avant l'humain, avant le spontané et
la poésie.
Nous avons décidé de ne plus laisser seulement aux
médias dominants
la médiatisation de nos vies, de nos problèmes, des
choses qui nous font
vivre.
Ils ne le font que trop mal.
Tout ce qui ne passe pas à la TV n'existe pas socialement.
A nous de changer ce constat. Nous créons et prenons des
images.
En otage, le temps d'un film.
N'attendons pas d'eventuelles propositions des institutions à
diffuser
ces images.
Tous les outils sont dans nos mains.
Ceci est un appel. Ne soyons plus passifs. Soyons actifs.
Les medias sont à nous !
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