• Lisez attentivement dès que vous en avez le temps, le guide
du manifestant/e, disponible gratuitement en français, anglais,
italien, allemand, espagnol qui précise les informations indispensables
sur le déroulement de la garde à vue, les inculpations,
procès et peines, ainsi que le nécessaire travail de soutien
aux inculpé-es.
• Essayez de prévoir de quoi vous masquer en cas d'épisode
agité (ce n'est pas interdit en France), de quoi changer rapidement
d'apparence vestimentaire (les signalements sont souvent assez grossiers
et fondés sur des éléments très visibles comme
la couleur des vêtements ou des sacs, la coiffure, traces de peinture...).
Mettez plutôt des sacs près du corps, rentrez les capuches,
sinon c'est plus facile d être chopé par les flics...
• Soyez solidaires entre manifestantEs, il est parfois possible
en étant attentif aux risques de nouvelles interpellations, donc
assez nombreux/ses et organisésE, de libérer des camarades
pendant qu'ils/elles se font interpeller. Aidez ceux et celles qui seraient
blessé-es ou gêné Es dans leurs déplacements,
par exemple aveuglé-es par les lacrymos à s'éloigner
des endroits sensibles.
• Dans l'ensemble de la manif et particulièrement en cas
de charges policières, ne cédez pas à la panique,
restez groupéEs et actifs/ves, évitez de vous jeter dans
une souricière (cas où toutes les issues sont bouchées)
• Méfiez-vous des caméras et des appareils photos
dont les images peuvent, si elles tombent aux mains des flics, servir
de preuves contre vous.
• Ne racontez pas vos exploits ou ceux des autres à la cantonade,
même après la manifestation, il y a encore des risques d'interpellations
aux alentours ou dans les transports après la dispersion.
• Essayer de ne pas partir seul/E d'une manif, sinon voyez avec
d'autres personnes pour ne pas rester isolé/E, ne laissez pas de
camarades isolés quand vous partez : comptez-vous, sachez avec
qui vous êtes partiEs, essayez de vérifier que vous n'avez
perdu personne en route.
• Sachez que si vous êtes arrêtéEs en possession
d'armes, (couteau suisse, canette, caillasse), ou de drogues, peut constituer
un motif d'inculpation en soi. Préférer les bouteilles en
plastique plutôt qu'en verre.
• Si vous êtes interpellé-e, dés les premiers
contacts avec les flics, dites que vous n'avez rien à déclarer,
et continuez ainsi pendant tout le temps où vous êtes au
commissariat (sauf pour l'état civil), ne signez rien. Contrôlez
vous et attendez stoïquement la suite des évènements.
Ne répondez qu'au petit état civil (nom prénom, adresse,
profession, date et lieux de naissance).Après 4 heures, il ne s'agit
plus d'un contrôle d'identité mais d'une garde à vue
qui peut durer jusqu'à 24h ou 48h si elle est renouvelée
et débouchera éventuellement (pas automatiquement) sur une
comparution immédiate, qu'il vaut mieux éviter en la refusant.
Vous avez le droit de faire passez un coup de fil, prévenez l'équipe
juridique qui au besoin appellera ceux et celles dont le no leur a été
communiqué. Demandez tout de suite à voir un E avocatE (vous
devez pouvoir le voir après la 1ère heure de garde à
vue, c'est à dire au bout de la 5ème heure au commissariat)
et unE médecin. Si vous passez en comparution immédiate,
refusez d'être jugé tout de suite pour avoir le temps de
préparer votre défense.
• si vous assistez à une arrestation, contactez l'équipe
légale au : ?????? ????
•Si vous constatez un non-respect d'une disposition légale
pendant l'arrestation, le contrôle d'identité, ou la garde
à vue, ça peut être intéressant de ne pas la
relever, parce que ça peut servir après à annuler
la procédure qui vous concerne
• si vous vous faites arrêter et que vous êtes en séjour
régulier (ressortissants de pays pour laquelle la France ne demande
pas de visa et qui ne sont pas sous le coup d'un refus de séjour
ou d'une interdiction du territoire), essayez de contacter ou de faire
contacter l'équipe légale au: ?????? ????. Soyez précis
(nombres d'arrêtés, leurs noms si possible, heure, lieu et
conditions de l'arrestation) et évitez de faire circuler des infos
peu sures.
• si vous vous faites arrêter et que vous êtes en séjour
irrégulier (c'est-à-dire si vous venez d'un pays pour lequel
la France demande un visa d'entrée tourisme ou si vous venez d'un
pays sans visa mais avez subi un refus de séjour en France ou une
interdiction du territoire français ou d'espace Schengen), appelez
au : ?? ???? ????
• Dans la joie de votre libération ou de celles de vos amiEs,
n'oubliez pas de prévenir l'équipe légale. au deuxième
numéro.
•L'équipe légale encourage avec vigueur toute participation
active individuelle ou collective de personnes ou groupes concernés
par un épisode répressif (celles et ceux qui auraient participé
et/ou préparé l'action qui en est l'occasion)
NI HÉROS/ HEROINES, NI MARTYRES......
Derniers conseils (rajoutés le 12/07/02)
Les mineurs, vous devez essayer d'obtenir une "décharge légale"
de vos parents sur une personne majeure qui va au camp où est facilement
joignable sur Annemasse (si vous n'arrivez pas à trouver de personne
prête à vous filer son nom, contactez-nous).
Cette "décharge légale doit prendre la forme suivante:
"je confie la garde de mon enfant de façon temporaire à
.....", avec une photocopie de la carte d'identité des parents.
Cette démarche est importante pour le mineurs, en cas de difficultés
juridiques (garde-à-vue à partir de 13 ans), mais aussi
médicales, si vous ne voulez pas que vos parents et tuteurs légaux
ne voyages à travers la France et/ ou l'Europe pour venir vous
chercher...
Pour tous les français qui le peuvent, pour prouver votre domicile
ou pour "héberger des amis" amenez une preuve de domiciliation
(facture edf ou autre). Il est souhaitable que les étrangers puissent
prouver qu'ils sont hébergés par des amis en france.
Ce petit guide reprend largement celui publié par le CAMI (Collectif
d'Aide aux Manifestant-e-s Interpellé-e-s) qui s'est constitué
en décembre 95 pour faire face à la répression qui
touchait les manifestants. Il a su trouver des avocats, de l'argent, organiser
des débats, des fêtes de soutien, des concerts pour les inculpés.
Après, il s'est mis "en veille" puis s'est manifesté
lors de la répression des sympathisants aux sans-papiers en septembre
96. Lors du mouvement des chômeurs et précaires de 97/98,
le CAMI a été réactivé après les arrestations
et les incarcérations de manifestants qui ont suivi l'action contre
un magasin Cash-Converters à Paris. Le CAMI a alors été
pris en charge par une partie des personnes participant au mouvement.
Il a été réactualisé pour l'occasion du campement
no-border à Strasbourg en juillet 2002 , dans le cadre d'une équipe
légale constituée pour aider à l'auto-organisation
des participant-es au camp. La présente mise à jour a été
réalisée par l'equipe légale du VAAAG.
The Legal team 07.Jul.02 – 08 Mai 03
Le lien d'origine avec les guides juridiques et médicaux: http://www.vaaag.org/article.php3?id_article=28
Plateforme du Clag8
http://www.evian-g8.org/
Le VAAAG (Village Alternatif Anticapitaliste Antiguerre)
http://www.vaaag.org
La CNT Vignoles
http://www.cnt-f.org/international/rubrique.php3?id_rubrique=39
Village alternatif C'VILLAGE
http://www.squat.net/contre-attaque
Les sites anti-G8 Evian Mai Juin 2003
http://www.claaacg8.org/
http://www.squat.net/contre-attaque
http://www.antig8.org
http://www.evian-g8.org
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