Origine : http://www.decroissance.info/ATTAC-et-la-decroissance
L’Objection de croissance est une idée qui passionne
de plus en plus de militants de l’association altermondialiste
ATTAC. Et nombre de comités locaux ont déjà
constitué leurs propres groupes d’« Objecteurs
de croissance ». Plus complexe est la situation au niveau
de la direction d’Attac France, plus encline à parler
d’un « Développement solidaire » et trop
souvent imprégnée par l’éternelle équation
« Croissance = Emploi ».
Jean-Marie Harribey économiste à ATTAC a dès
le départ enfourché la défense d’un «
développement déconnecté de la croissance »
pour répondre aux problématiques imposées par
les objecteurs de croissance. ATTAC-France a également dû
publier un ouvrage aux éditions Mille et une nuits pour nourrir
ce tir de barrage [1]. Cependant la base, les militants, sont depuis
longtemps attentifs à l’objection de croissance et
à la problématique de la « sortie de l’économie
» (S. Latouche), ils se sont désormais emparés
de ce débat. Voici par exemple un texte proposé par
le groupe « Objection de croissance » d’ATTAC
Isère, présentant quelques arguments pour inclure
la Décroissance dans le champ de l’éducation
populaire et des actions d’Attac.
L’association Attac et l’objection de croissance (Petit
essai pédagogique en direction de nos instances militantes)
écrit par Cécile Duchasténier, Bernard Floris,
François Jabin, Attac Isère / Groupe « Objection
de croissance ». 3/01/05
Les militants d’ATTAC rattachés à la décroissance
ont également leur site où ils s’organisent
: http://decroissance.free.fr/
Voici également l’ensemble des articles publiés
sur le net par l’économiste néo-marxiste Jean-Marie
Harribey pour nourrir le tir contre la décroissance, mais
aussi pour en reconnaître de nombreux éléments.
Les points de vue de M. Harribey sont importants à connaître
car ils participent au débat sur la remise en cause du développement
durable. Même si l’on est pas d’accord avec lui
sur le fond, l’argumentation de M. Harribey fait partie de
cet espace de dialogue et de débat passionnés autour
de l’objection de croissance. Elle ne peut être que
la bienvenue, même si parfois des références
peut-être trop attachées à un marxisme (même
hétérodoxe) ou des allusions un peu trop hâtives,
peuvent faire sourire certains d’entre nous.
L’économiste Jean-Marie Harribey membre de la fondation
Copernic et d’ATTAC.
L’économiste Jean-Marie Harribey membre de la fondation
Copernic et d’ATTAC.
- Le développement ne rime pas forcément avec croissance
!paru dans Le Monde Diplomatique en réponse à l’article
de Serge Latouche paru en septembre 2003.
- Décroissance uniforme ou développement qualitatif
?. Contribution de M. Harribey aux rencontres de Montbrison sur
la décroissance les 5 et 6 février 2005. Séminaire
« Antiproductivisme, décroissance et démocratie
».
- L’ensemble des articles de M. Harribey sur le développement,
le développement durable et la décroissance.
- Le diaporama qu’a conçu M. Harribey pour ses conférences
au sein des groupes ATTAC. Il est intitulé Eléments
de critique des présupposés philosophiques des partisans
de la décroissance.
- Une conception de la richesse non-marchande pour sortir du faux
dilemne croissance/décroissance. Contribution au colloque
des 1ères journées du développement du GRES
sur le « Le concept de développement en débat
» à l’Université Montesquieu-Bordeaux
IV, les 16 et 17 septembre 2004.
- Bernard Guibert, économiste à la commission économique
des Verts et objecteur de croissance, a répondu à
M. Harribey dans Décoloniser l’imaginaire de croissance
? ça urge !. De plus MM. Harribey et Guibert ont débattu
ensemble dans la revue Mouvements numéro 41 (septembre-octobre
2005) lors d’une table ronde intitulée « L’écologie
contre l’économie ? », p.24-35.
Pour en savoir beaucoup plus sur la position officielle d’ATTAC
:
- Le développement a-t-il un avenir ? Publication collective
d’ATTAC, coordonnée par Jean-Marie harribey. Présentation
de l’éditeur : « A la croisée des cheminements
critiques qui défrichent les territoires mondiaux du néolibéralisme
- OMC, institutions financières internationales, paradis
fiscaux, G8, privatisations, etc. -, se pose une question primordiale,
mais complexe et controversée : celle du développement.
Depuis plus de cinquante ans, aussi bien à l’Ouest
qu’à l’Est, un type de production et de consommation
gaspilleur a été présenté comme la voie
unique à emprunter par tous les peuples pour accéder
au bien-être social. Or non seulement ce modèle a engendré
dans bien des cas des effets pervers d’appauvrissement et
d’inégalité, mais tout démontre qu’il
n’est absolument pas généralisable, compte tenu
des contraintes environnementales : il est à proprement parler
insoutenable. Alors, quelle conception du développement pour
demain ? Convient-il de le déconnecter de l’idée
de croissance économique ? Et, si oui, comment ? L’enjeu
est considérable : il s’agit, ni plus ni moins, de
s’interroger sur nos modes de vie individuels et collectifs,
sur la manière dont fonctionnent nos sociétés,
et sur l’avenir de la planète. Dans cet ouvrage, produit
d’une réflexion menée au sein de son Conseil
scientifique, Attac ouvre un débat qui ne peut plus être
éludé. »
[1] ATTAC, Le développement a t-il un avenir ?, Mille et
nuits, 2004
le mercredi 29 mars 2006
par Clément Homs
Répondre à cet article
Forum
> ATTAC et la décroissance.
17 octobre 2006, par Jean-Marie Harribey
Pouvez-vous, s’il vous plaît, corriger l’information
erronée, voire malveillante, que vous faites figurer en tête
de votre présentation de "Attac et la décroissance"
? Je ne suis pas "économiste en chef d’Attac".
Attac n’a personne qui porte ce titre, réservé
d’ordinaire aux responsables des instances économiques
internationales dont nous pourfendons les thèses en permanence.
Cordialement Jean-Marie Harribey
Répondre à ce message
> ATTAC et la décroissance.
17 octobre 2006, par Florian Olivier, « bug-in ».
merci d’avoir repéré cette bourde je la communique
à Clément qui corrigera.
Répondre à ce message
o
> ATTAC et la décroissance.
21 octobre 2006, par Clément Homs hop corrigé !
Répondre à ce message
*
> ATTAC et la décroissance.
29 mars 2006, par Aurélien Lafarge
C’est une bonne chose que les groupes locaux d’ATTAC
se soient appropriés la décroissance, l’association
manquant vraiment de radicalité à ses débuts
(cf l’article de Vincent Cheynet sur l’association en
2003 :
http://www.partipourladecroissance.net/textes/20020310attac.htm)
En revanche, il est dommage que la tête de l’association
freine des quatre fers sur le mot "décroissance"
puisque apparemment, à en lire Harribey, c’est bien
le mot qui pose problème et non pas son contenu. Le mot est
pour moi vital car il est difficilement récupérable.
A la lecture du petit document pdf destiné aux militants
d’ATTAC et écrit par Harribey sur les idées
des "décroisseurs" (sic), on constate qu’il
ne fait référence qu’à une partie du
mouvement qui est bien plus large que cela et qui dans l’ensemble
ne dit pas exactement les choses comme ça (trop de simplifications
: par exemple, les décroissants refuseraient que les pays
du Sud aient un "temps de croissance").
Cela dit, les textes de Harribey sont intéressants et stimulent
le débat sur la décroissance. Ils sont certes moins
radicaux mais posent beaucoup de bonnes questions, peut-être
un peu trop... économistes
Répondre à ce message
> ATTAC et la décroissance.
2 avril 2006, par thierry31
J’ai eu l’occasion de discuter avec Harribey au sujet
de la décroissance, et je peux affirmer que c’est le
contenu de la décroisance qui pose probème pour lui.
Tu remarqueras que pas mal du disours d’ATTAC en général,
et d’Harribey en particulier, prenent la croissance economique
comme hypothese, implicite ou pas.
Lis leurs raisonnements sur la dette, ou le retraites pour t’en
convaincre. On tombe toujours sur une phrase de type "le PIB
augmentant d’au moins x% dans ls 30 prochaines anées,
bla bla bla" (par ex, lors de la conf. ou j’ai rencontré
Haribey, il a dit que la dette pouvais croitre indefiniment, puisque
le PIB augmentait. )
A mon avis, il faudra un sacré changement pour que la direction
d’ATTAC prenne dans ces raisonnement la décroissance
et toutes ces implications. Je ne crois pas qu’ils en prennent
le chemin.
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