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Origine : http://cogitoom.typepad.com/cogito_ergo_sum/2005/03/carlyle_na_jama.html
Début 2000, Otor fait face à de graves difficultés
financières. Pour sortir du gouffre, l'entreprise opte pour
l'entrée de Carlyle, qui investit 46 millions d'euros. En
contrepartie, la PME française signe un contrat d'objectif.
Celui-ci ne sera pas atteint, entraînant, comme le stipulait
le pacte, la demande de conversion anticipée des obligations
en actions donnant à Carlyle les clés de la société.
Cette issue, inacceptable pour M. Bacques et Mme Bouvier, va déclencher
une véritable guérilla procédurale dont l'écho
aura d’autant plus d'ampleur que les dirigeants d'Otor placent
le débat sur le terrain de la défense des intérêts
économiques français face à la volonté
du complexe militaro-industriel Carlyle de faire main basse sur
des actifs français sensibles.
Les dirigeants d'Otor déposent un recours devant le tribunal
arbitral, compétent pour les litiges entre actionnaires,
pour casser un pacte qu'ils jugent léonin. Le jugement doit
être rendu le 31 mars. Ils font appel à des cabinets
de lobbying et d'intelligence économique pour tenter de déstabiliser
Carlyle. Ils obtiennent le soutien du député (UMP)
du Tarn, Bernard Carayon, auteur d'un rapport sur l'intelligence
économique.
Le conseil d'administration d’Otor a désigné
Fabien Chalandon, banquier conseil d'Otor, en qualité de
président du conseil d'administration. Jean-Marie Paultes,
directeur général délégué, présent
dans le groupe depuis 1988, devient directeur général
responsable de la gestion opérationnelle du groupe. Selon
l'ex PDG du groupe, Jean-Yves Bacques, et son ex directrice générale,
Michèle Bouvier, démissionnaires, cette décision
"devrait permettre de traiter séparément la gestion
opérationnelle de l'entreprise et le règlement des
conflits entre les actionnaires".
23 mars 2005 dans Veille stratégique et Intelligence Economique
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