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Il ne tient qu¹à vous de ne plus être un rouage de la machine à expulser
Collectif anti expulsions

Ce dimanche (27 février 2005) nous étions une dizaine à nous rendre à l'aéroport de Roissy pour y distribuer le tract joint. Nous avons balladé les flics dans les aérogares et à la cantine du personnel. Malgré leur présence nous avons diffusé aux comptoirs les tracts qui appellent notamment au procés de passagers, pour rappel ce procés aura lieu le mercredi 2 mars à 13h au tribunal de Bobigny à la 15ème chambre. Des passagers maliens nous ont assurés qu'ils transmettraient ce texte au personnel de la zone internationale à laquelle nous ne pouvons avoir accès.

Le tract:

Il ne tient qu¹à vous de ne plus être un rouage de la machine à expulser

La quasi totalité des expulsions de sans-papiers par avion se fait lors de vols commerciaux. Depuis 1998 nous nous organisons pour faire dérailler la machine à expulser en intervenant aux aéroports et ainsi tenter de nous attaquer à la dernière étape, indispensable au dispositif, des expulsions. En expulsant sur un vol commercial, la police prend en effet le risque de voir les passagers et/ou le personnel s¹y opposer comme cela a été le cas à de nombreuses reprises. Face à cette solidarité diffuse entre les passagers et les expulsés, la police a quelques fois, quand cela lui était possible sans trop de difficultés, débarqué les passagers s¹opposant à l¹expulsion et demandé à ce qu¹ils soient poursuivis devant les tribunaux. Air France a choisi de collaborer à cette pratique en demandant à ces passagers des dommages et intérêts pour les retards occasionnés aux vols par l¹expulsion et l¹intervention de la police sans doute pour démontrer que la compagnie pouvait ajouter au cynisme une rare éléganceŠ Il ne tient qu¹à vous de ne plus être un rouage de la machine à expulser.

« Mais ce n¹est pas notre problème » Vous savez qu¹une expulsion, même si elle se déroule dans le calme, ne se passe jamais bien : sinon à quoi bon entraver les expulsés, les bâillonner ou les contraindre au calme par le rappel constant du risque de se retrouver en prison pour refus d¹embarquement ? Sinon pourquoi donc tant de sans-papiers résistent-ils ? Vous et vos collègues en sont les témoins quotidiens. Ca nous regarde : la passivité des passagers et des employés des compagnies aériennes est un rouage nécessaire aux expulsions. Le contrôle et l¹exploitation des sans-papiers nous concerne tous. A l¹aéroport comme ailleurs, nos conditions de vie et de travail sont inextricablement liées : ce sont les mêmes policiers qui nous contrôlent, les mêmes tribunaux qui nous condamnent, les mêmes dispositifs qui entendent gérer nos vies, nos déplacement, nos activités.

« Si ce n¹est pas nous qui le faisons, d¹autres le feront » Les expulsions nécessitent un ensemble de moyens logistiques. L¹Etat ne pourra pas du jour au lendemain expulser tous les sans-papiers par charter : il n¹en a pas les moyens. Empêcher les expulsions lors de vols commerciaux c¹est ralentir ce mécanisme et peut-être un jour, pourquoi pas, le mettre en échec.

« Mais on ne peut rien faire » En Hollande, près de 700 employés d¹un aéroport ont été arrêtés parce qu¹ils sont soupçonnés d¹avoir facilité l¹entrée sur le territoire de milliers de sans-papiers. En France, des passagers s¹opposent régulièrement aux expulsions et il est courant que des pilotes refusent d¹embarquer des sans-papiers. Il est possible d¹agir massivement dès aujourd¹hui contre les expulsions en jouant sur les faiblesses du dispositif et en s¹organisant. D¹une part, la législation actuelle laisse une marge de man¦uvre au commandant de bord : les conventions internationales lui assurent qu¹il est seul maître à bord et dispose, lui et seulement lui, des pouvoirs de police. Il est en position de cautionner ou non le débarquement et l¹inculpation de passagers. Il n¹est aucunement obligé de céder aux injonctions de la police de l¹air et des frontières. C¹est ce principe que sont venus rappeler un commandant, des membres du personnel de bord et un syndicat de pilotes lors d¹un récent procès (reporté en mars à cause de l¹absence des policiers au tribunal). Vous pouvez donc, sur chaque vol où est prévue une expulsion, intervenir auprès du commandant de bord pour ne pas collaborer avec la police. D¹autre part, vous pouvez aussi vous organiser pour que votre compagnie cesse de participer aux expulsions. Air France et les autres sont des compagnies commerciales et le jour où les passagers et les personnels refuseront activement les expulsions, le jour où expulser posera plus de problèmes commerciaux et internes que de ne pas le faire, ces compagnies cesseront.

Vous pouvez encore continuer à travailler comme tous les jours, assister sans rien pouvoir faire aux expulsions, choisir par votre passivité de laisser les expulseurs continuer leur sale besogne. Quant à nous, nous préférons faire le pari que vous déciderez que cela a assez duréŠ

RENDEZ-VOUS AU TRIBUNAL DE BOBIGNY 15ème chambre POUR LE PROCES DE PASSAGERS SOLIDAIRES : MERCREDI 2 MARS 13 H

NI PRISON, NI RETENTION, NI EXPULSION LIBERTE DE CIRCULATION ET D¹INSTALLATION DES PAPIERS POUR TOUS
OU PLUS DE PAPIERS DU TOUT

Collectif Anti Expulsions 21 ter rue Voltaire Paris XIème

Tel/rép : 01 53 79 12 21

mail : caeparis at free.fr

http://pajol.eu.org/rubrique6.html

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