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Il semble bien que notre société ressemble de plus en
plus à une sorte de biface.
D’un côté la marchandise et le spectacle, de l’autre
le sécuritaire.
Au milieu le lien social en crise et les difficultés de subjectivation
des humains qui ont bien du mal à devenir des sujets.
La crise existentielle ne peut se satisfaire des objets et des images,
ni de la surveillance et de la répression.
Nous baignons dans les machines qui sont omniprésentes des
deux côtés pour produire, gérer, accumuler de
milles façons, surveiller et punir.
La gestion est celle de l’apartheid social. La séparation
devient irrémédiable.
La crise nous conduit à des conduites désespérées
pour tenter d’exister.
La question de qu’est-ce qu’être humain est devenue,
de fait, centrale.
Philippe Coutant Nantes le 27 Janvier 2006
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